Mairie de Montbazin
Publié le 16 mai
Le sud de la Floride a réduit de 20% sa consommation d’eau
En 10 ans, la consommation d’eau de la Floride du sud a diminué de 20% alors que sa population a augmenté de 600 000 habitants. Les 53 stations de pompage de la région prélèvent quotidiennement 83 millions de gallons d’eau (soit 341 millions de litres) de moins en 2010 qu’en 2000, rapporte le Miami Herald le 13 mai. Mark Elsner, un des responsables du réseau d’alimentation en eaux de la région, estime le Miami Herald que « La réduction de la consommation n’est pas une surprise. C’est son ampleur qui surprend. C’est un ensemble d'actions qui marchent de concert. Les gens comprennent la valeur de l’eau et développement une éthique de préservation de la ressource. » La baisse de la consommation d’eau s’explique par la crise économique, le développement de chasses d’eau, de douches et de robinets qui consomment moins et la récupération des eaux usés pour arroser les jardins.
Source:Goodplanetinfo
Publie le 15 mai
La fièvre de l'or, fléau de l'Amérique latine
SANTIAGO - (AFP) - Une nouvelle fièvre de l'or aux conséquences dévastatrices s'est emparée de l'Amérique latine: forêts tropicales ravagées par les mines artisanales où règne la loi du plus fort, communautés sur le pied de guerre contre les projets d'investissements miniers internationaux.
L'exploitation minière illégale, en particulier de l'or, a déjà fait des centaines de victimes et dévasté des milliers d'hectares en Amazonie où sont installés des camps qui détruisent tout sur leur passage.
Le phénomène s'accompagne d'un véritable désastre social: des milliers d'enfants, de femmes et d'hommes exploités, vivent dans des camps sordides où n'existent ni écoles ni centres de santé.
Au Pérou, 110.000 à 150.000 personnes se consacrent à l'exploitation minière illégale et un millier d'enfants sont exploités sexuellement dans la province de Madre de Dios (est), selon l'ONG Save The Children.
L'appétit croissant pour les ressources minérales fait de l'Amérique latine une des régions les plus attractives pour les investissements. Aujourd'hui 45% du cuivre mondial, 50% de l'argent et 20% de l'or proviennent de la région qui, si les projets d'investissements aboutissent, dominera la production mondiale de ces métaux en 2020.
Toutefois, plusieurs chantiers ont été interrompus au Chili, au Pérou ou en Argentine.
L'application de la Convention 169 de l'OIT, qui requiert la consultation préalable des communautés locales, est devenue l'arme principale contre les projets miniers.
Le projet Conga, le plus gros investissement minier du Pérou (4,7 milliards de dollars), est combattu par la population de Cajamarca (nord), qui craint ses conséquences pour l'environnement. Le projet est interrompu depuis novembre.
Dans la localité argentine de Famatina, la compagnie canadienne Osisko Mining Corp a dû suspendre son projet d'exploitation de mines d'or à ciel ouvert.
Au Chili, le groupe minier canadien Goldcorp a dû interrompre le fonctionnement de la mine d'El Morro (nord), qui recèle de prometteuses réserves d'or et de cuivre pour ne pas avoir consulté les populations autochtones.
Publie le 14 mai
L'UE accusé de contribuer à la surpêche avec l'argent des contribuables
L'Union européenne subventionne chaque année le secteur de la pêche, dont les activités ont fortement contribué à l'épuisement des stocks halieutiques, à l'aide de milliards d'euros versés par les contribuables européens, a affirmé vendredi l'alliance Ocean2012. A la veille de la réunion des ministres européens de la pêche lundi à Bruxelles, l'alliance rappelle qu'en 2009 le secteur a touché près de 3,3 milliards d'euros en subventions UE et aides d'Etat. "Cette même année la valeur des poissons capturés était plus basse que la totalité des aides fournies aux pêcheurs", indique Ocean2012.
Selon les estimations de cette alliance, regroupant 160 organisations de lutte contre la surpêche, "grosso modo entre 2007 et 2012, ce sont plus de 13 milliards d'euros payés par les contribuables qui auront été dépensés en subventions pour le secteur européen de la pêche".
Source:Bioaddict.com
Püblié le 13 mai
5 millions d’hectares abattus en un an de moratoire sur la déforestation
Le président Susilo Bambang Yudhoyono avait annoncé le moratoire en grande pompe, dans le cadre du projet REDD+ (Réduction des Emissions dues à la Déforestation et la Dégradation des forêts). Il avait été signé en mai 2011, parallèlement à l’annonce d’une aide d’un milliard de dollars de la Norvège. Mais en un an, les abattages n’ont pas ralenti.
Ils ont même peut être accéléré. Selon Greenpeace, 5 millions d’hectares de forêts ont disparu depuis le début de la suspension. Comment cela a-t-il été possible ? Selon Kiki Taufik, spécialiste des SIG (Systèmes d’Information Géographiques) pour Greenpeace Indonésie, l’administration a « oublié » d’inclure de vastes étendues de forêts dans le cadre du plan d’interdiction de l’abattage.
« De vastes étendues de forêts tropicales n’ont pas été protégées car leur statut juridique est incertain. Certaines parties des régions répertoriées comme « à protéger » se recoupent avec des terrains affectés à d’autres usages. A Kalimantan (la partie indonésienne de l’île de Bornéo), la plupart des forêts abattues depuis un an se trouvaient auprès de concessions pour l’extraction du charbon préalablement autorisées. »
Second poumon de la planète
Kalimantan a été le territoire le plus touché par cette déforestation avec 1,9 millions d’hectares supprimés en un an de moratoire. Vient tout de suite après la Nouvelle-Guinée occidentale avec 1,7 millions d’hectares disparus.
Rappelons que l’Indonésie est après le Brésil, le second « poumon » de la planète avec sa vaste couverture de forêts tropicales. Il en reste 64 millions d’hectares. Mais si les projets de conservation oublient d’incorporer de vastes espaces forestiers comme l’année dernière, ce tapis vert risque rapidement de se réduire comme peau de chagrin.
Source:Greenetvert
Publie le 12 mai
Quand le Sahel reverdit
Le Sahel est le théatre d'une initiative surprenante. D'après de récentes études portant sur les tendances à long terme de l'agriculture et de l'environnement dans les régions densément peuplées de Maradi et de Zinder (Niger), la protection et la gestion de la régénération naturelle des arbres et des buissons ont suffi à faire reverdir quelque 5 millions d'hectares. Le Sahel, si ce n'est même l'Afrique, connaît donc sa plus grande transformation environnemental
Ce processus de reverdissement agricole ne se limite pas à quelques régions du Niger. Le Sahel voit surgir de nombreux systèmes agroforestiers, grands et petits. C'est ainsi que les agriculteurs des plaines Seno, au Mali, entre le plateau Dogon et la frontière avec le Burkina Faso, s'efforcent de protéger et gérer des arbres sur 450 000 hectares. Environ 90 % des arbres ont moins de 20 ans. De même, après une visite des régions reverdies du Niger, les agriculteurs de la région de Kaffrine au Sénégal ont commencé à favoriser la régénération naturelle sur leurs terres. Environ 30 000 hectares sont déjà reverdis et l'initiative se répand comme une trainée de poudre. L’African Re-greening Initiative [Initiative pour le reverdissement en Afrique] (ARI) oeuvre actuellement au Burkina Faso, au Mali et au Niger et souhaite étendre ce succès à d’autres pays africains. Sa stratégie consiste à organiser des visites d’étude entre agriculteurs, à engager un dialogue sur les politiques nationales, en particulier la politique agricole et la législation forestière, ainsi qu’à sensibiliser les médias nationaux et internationaux au reverdissement.
Le développement de l'agroforesterie accroît la production globale et crée des systèmes agricoles plus résistants à la sécheresse. Son faible coût en fait la seule option majeure pour les petits agriculteurs en Afrique, qui manquent de capitaux et de ressources. L'expérience montre que lorsque les agriculteurs se considèrent comme propriétaires de leurs arbres, ils n'hésitent pas à investir. Car, comme les agriculteurs du Tigray (Éthiopie) l'affirment : « Les arbres sont notre épine dorsale
Source:Greenetvert
Publie le 11 mai
Appel à un changement de régime
Pacifique / 10.05.2012 / Océanie
Les habitants des îles du Pacifique auraient tout à gagner en changeant leurs habitudes alimentaires. C’est ce qu’affirme Mohammed Umar, chercheur à l’université du Pacifique sud et président local de la Société Internationale pour les Plantations des Plantes-Racines Tropicales (ISTRC).
Mohammed Umar soutient que le retour à une alimentation traditionnelle bénéficierait l’économie des îles. Il explique:
« Cultiver et acheter localement des plantes-racines tropicales et tubercules permettrait aux agriculteurs de sécuriser un marché national plus important. C’est pour cela que notre priorité est de promouvoir des cultures locales. »
Obtenir du riz et de la farine de blé pourrait devenir compliqué à l’avenir. La montée des prix du pétrole, ou la perte des terres cultivables, pourrait sérieusement en affecter l’importation.
Un projet capital pour la ISTRC, qui soutient que la production de plantes-racines dans le Pacifique, représente une mesure essentielle pour réduire la pauvreté croissante et les problèmes de santé résultants d’une mauvaise nutrition.
Source:Greenetvert
Publié le 10 mai
Au Niger, un barrage pour réguler le débit déclinant du fleuve
Intitulé "Programme de régénération des écosystèmes et de mise en valeur de la vallée du Niger", le projet joue la carte environnementale. Stratégie de communication ? "Les objectifs sont de maintenir un écoulement minimal du fleuve de 120 m3 par seconde, de créer les conditions de mise en valeur de terres irriguées dans la vallée et, enfin, de produire de l'énergie, assure le haut-commissaire. Mais la dimension environnementale détermine le reste : la production électrique aurait pu être plus importante." Les études d'impact ne font pas mystère des répercussions de la construction du barrage : déplacements de plusieurs villages (et d'environ 38 000 personnes) et modifications des écosystèmes.
"3N", pour "les Nigériens nourrissent les Nigériens"
Avec le barrage de Kandadji, l'Initiative "3N" (pour "les Nigériens nourrissent les Nigériens") est l'un des grands projets de la présidence de Mahamadou Issoufou. Elu en avril 2011, celui-ci a mis en place en septembre, alors que se profilait la grave crise alimentaire que traversent actuellement les pays du Sahel, cette structure chargée de doter le Niger d'une stratégie en matière de sécurité alimentaire.
Un plan d'action sur cinq ans a été validé en mars. Il comporte cinq axes : l'accroissement et la diversification des productions agro-sylvo-pastorales et halieutiques ; la valorisation et la commercialisation de ces productions ; l'amélioration de l'état nutritionnel des Nigériens ; l'amélioration de la résilience face aux crises alimentaires et aux catastrophes ; la création d'un environnement favorable pour la sécurité alimentaire et le développement agricole.
Source:Le Monde
Publie le 9 mai
La tortue du désert freine les projets de grandes fermes solaires aux Etats-Unis
La tortue du désert, une espèce menacée, pourrait mettre un frein au développement de grands projets d’énergie solaire dans les déserts états-uniens. En effet, cette espèce (Gopherus agassizii) vit dans les déserts où de nombreux projets d'installations photovoltaïques sont prévus. En 2010, BrightSource qui construit une ferme de panneaux solaires, a ainsi trouvé 166 tortues du désert sur le site, dans le désert Mojave en Californie, où elle prévoyait d’implanter ses panneaux. « Le gouvernement américain a gelé durant deux mois le projet de ferme solaire. Le gouvernement accepte la poursuite du projet à condition que tortues sont déplacées. L’entreprise a donc embauché 160 biologistes afin qu’ils capturent et déplacent toutes les tortues qu’ils ont pu récupérer sur le site. En attendant d’être relâchées, elles sont maintenus en captivité et surveillées », rapporte le New Scientist. Cette opération a déjà coûté 56 millions de dollars et retardé le projet de construction de la ferme de panneaux solaires, qui doit disposer d’une puissance de 370 megawatts Et cet exemple n’est pas le seul. Les mouvements écologistes américains sont partagés entre l’intérêt de développer des énergies alternatives propres et la protection de la tortue du désert et de son milieu.
Source:Goodplanetinfo
Publié le 8 mai
Se travestir pour trouver un emploi ?
La discrimination à l’embauche est tellement répandue en Chine qu’elle fait partie du ‘folklore local’. Cependant, de jeunes étudiantes se révoltent par des performances qui comparent le destin des jeunes femmes modernes à celui de Hua Mulan.
Li Shuangshuang, 23 ans, est une jeune diplômée d’une prestigieuse université. A force d’écumer les foires au travail et de ne rien trouver, elle s’est lassée.
« Pas de grossesse avant 3 ans de travail », « Réservé aux hommes », « Le candidat doit mesurer plus d’ 1m65″ … Avec ces clauses l’éliminant directement de certains postes et les refus ambigus, elle s’est sentie exclue du marché du travail. Le niveau de concurrence y est bien plus difficile qu’en Europe. Malgré sa croissance rapide, avec ses 1,4 milliards d’habitants et l’explosion du nombre de ses diplômés, la Chine reste un enfer de compétition
Shuangshuang a décidé d’agir pour réveiller ses concitoyens sur les difficultés des femmes à obtenir un travail. Dans les grands événements de recrutement, habillée et maquillée en homme, elle affiche des slogans provocateurs: « je souhaite retirer mon armure. Mais je ne trouve pas de travail, Hua Mulan revient au 21ème siècle ».
Elle fait référence à l’héroïne d’une légende du cinquième siècle chinois, reprise par Disney dans un film d’animation de 1998. Chaque foyer devait fournir un soldat à l’empereur, son père était trop âgé et son frère trop jeune. Mulan s’est alors travestie et elle est partie à la guerre. Selon Li Shuangshuang, les jeunes Chinoises, même les plus brillantes, seront bientôt forcées de s’en inspirer pour obtenir un travail.
D’autant plus qu’elles sont de plus en plus nombreuses à rentrer à l’université. En 1957, seulement 23% des étudiants étaient des femmes. Cette proportion était passée à 54% en 2008. Dans certaines facultés de lettres et sciences humaines, le taux de jeunes femmes atteint 80%, comme à l’université des langues étrangères de Shanghai. Les employeurs continuant de préférer les hommes, la situation de ces diplômées devient de plus en plus difficiles.
Source:Greenetvert
Publie le 7 mai
Le grand Moscou dans le trio des capitales vertes
Moscou a débuté sa consultation internationale pour doubler sa superficie en préservant les forêts alentours. Plusieurs projets écologiques ont vu le jour pour faire de la capitale russe une capitale verte. Le dernier en date, le reverdissement des toits d’immeubles, vient conforter cette tendance. Récompensée fin avril 2012, Moscou vient d’intégrer le trio de tête des capitales les plus vertes du monde.
Moscou vient d’entrer dans le trio des capitales les plus vertes du monde : chaque habitant dispose de plus de 20 mètres carrés de verdure, a déclaré fin avril 2012 le département des politiques urbaines de Moscou.
L’année dernière, 21 000 arbres ont trouvé racines à Moscou, ainsi que 62 000 buissons. Cette année, ce sont 40 000 arbres et 99 000 buissons que l’on prévoit de planter. Ces travaux de jardinage ont débuté les 21 et 28 avril 2012, au cours des traditionnels « soubotniks ». Des journées de printemps au cours desquelles la population est appelée à réaliser des travaux d’intérêts généraux pour sa ville : nettoyage, ramassage, jardinage… Le communiqué de la ville précise que la cadence de replantage a été augmentée ces derniers temps pour les espèces sensibles, notamment pour les sapins, les pins, les chênes, les érables, les ormes et les tilleuls.
Un pas décisif a été accompli avec la décision de planter des arbres sur les toits d’immeubles de Moscou. Cela devrait prendre effet dès l’été 2012. Il s’agit pour l’instant de trois à cinq immeubles uniquement, dans le centre-ville. La prochaine étape envisage de reproduire cette expérience sur une vingtaine de toits. Cela permettra une meilleure isolation des bâtiments en termes de chaleur et de bruit, mais également une amélioration de leurs paramètres écologiques et climatiques.
Aujourd’hui, chaque Moscovite bénéficie de plus de 20 mètres carrés de verdure, alors qu’à Tokyo, les habitants n’en ont que 5 à leur disposition, à Paris, 6, à Los Angeles, 7, à Shanghai, 10 et à New York, 19.
Source:Greenetvert
La guêpe, un pesticide naturel et durable
Par Green et vert
Une nouvelle technique de contrôle des parasites évite l’utilisation de pesticides dans les plantations. Elle permet aux producteurs de faire des économies.
Ce sont des insectes minuscules (certaines mesurent moins d’un millimètre) sans dard ni venin. Ces petites guêpes se montrent efficaces pour lutter contre les parasites dans les champs, sans causer le moindre dommage à l’environnement. L’espèce s’appelle Trichogramma, elle est commercialisée par la société Bug Agentes Biológicos, de Piracicaba, dans l’Etat de São Paulo. En mars dernier, l’entreprise a été désignée par la revue américaine Fast Company comme une des plus innovantes au monde. Ceci grâce à sa technique qui consiste à créer et lâcher des milliers de guêpes dans les plantations pour réguler les parasites, diminuant voire interrompant l’usage de pesticides.
La société Cosan, un des géants de la culture de la canne à sucre au Brésil, libère chaque mois près de 130 millions de guêpes dans ses champs. Elle a un haut niveau d’efficacité et fait une économie de 35% des coûts comparés à ceux d’un pesticide agricole. Depuis que Cosan a adopté cette technique, bon nombre de producteurs encore sceptiques, ont finalement été convaincus.
Publié le 5 mai
biodiversité
Une nouvelle plateforme scientifique internationale aura pour mission de lutter contre la dégradation des écosystèmes de la planète. Pour attirer le secteur privé, services environnementaux et biodiversité sont désormais considérés comme des actifs financiers.
Irina Bokova, la directrice générale de l’UNESCO, déclare:
« La création de l’IPBES à quelques semaines seulement de la Conférence Rio+20 est un signal fort et un progrès significatif pour la préservation de la biodiversité. »
C’est au terme d’une gestation de plusieurs années, ponctuée de négociations souvent complexes, que la Plateforme Internationale sur la Biodiversité et les Services Écosystémiques (IPBES) a pu voir le jour. Réunis dans la capitale panaméenne les 21 et 22 avril 2012, les 90 pays membres ont décidé d’établir le siège du nouvel organisme à Bonn, en Allemagne.
Son rôle ? Mettre à la disposition des législateurs les connaissances scientifiques essentielles au développement de politiques de préservation de la biodiversité et des services environnementaux. La création de l’IPBES s’inscrit ainsi dans le cadre de l’Initiative pour une économie verte, lancée par le Programme des Nations unies pour l’Environnement (PNUE).
En 2010, la Conférence des Nations Unies sur la biodiversité de Nagoya estimait que « l’on ne peut préserver que ce qui a un coût » et appelait à intensifier la valorisation économique de toutes les richesses naturelles, considérées comme une nouvelle génération “d’actifs” financiers. Un terme englobant à la fois les gènes des espèces vivantes, les microorganismes, ou encore les “services écosystémiques” comme la pollinisation des végétaux et la filtration naturelle de l'eau.
Source:Greenetvert
Publié le 4 mai
CLIMAT
COPENHAGUE - (AFP) - L'est de la Scandinavie et le bassin méditerranéen seront le plus affectés par le réchauffement climatique qui bouleversera l'Europe dès 2021, selon des projections publiées jeudi par l'Agence Européenne pour l'Environnement (AEE).
"Le réchauffement le plus important est attendu sur l'est de la Scandinavie, le sud et le sud-est de l'Europe" d'après le commentaire qui accompagne une série de cartes élaborées par des experts de l'AEE et publiées sur son site Internet (http://www.eea.europa.eu/highlights/climate-change-what-do-models).
L'Europe sera en moyenne plus chaude de 1,5°C entre 2021 et 2050 qu'elle ne l'était entre 1960 et 1990, précise l'AEE.
Ces hausses peuvent paraître insignifiantes mais "masquent potentiellement de forts extrêmes", précise l'AEE qui remarque "de grandes différences entre les températures hivernales et estivales". Les températures hivernales seront davantage bouleversées en Scandinavie et en Europe de l'est tandis que les plus fortes hausses de températures estivales s'observeront autour de la Méditerranée, commente l'AEE.
Les précipitations pourraient augmenter de 15% dans le nord de l'Europe et baisser de 15% dans le sud du continent entre 2021 et 2050, d'après l'AEE.
"Ces cartes montrent que beaucoup de pays devront adapter leur système agricole au changement climatique et faire face à moins d'eau, ou avec de l'eau à d'autres périodes de l'année", affirme l'étude qui prévoit également un impact négatif sur l'industrie touristique en Méditerranée.
Source:GoodPlanetinfo
Publié le 3 mai
Le syndrome de la disparition des abeilles est mondial
Partout dans le monde, une très forte mortalité des abeilles est enregistrée depuis les dernières années avec des pertes de colonies grimpant entre 50% et 60% en moyenne.
La forte diminution du nombre des abeilles à l’échelle mondiale est un des signes les plus préoccupants de la dégradation environnementale et du déséquilibre écologique auxquels les populations font face. Les abeilles, malades, se fragilisent. Outre la production de miel qui est directement touchée, l’abeille est au cœur de la chaîne qui relie l’animal au végétal. En volant de fleurs en fleurs, elles fertilisent les plantes qui deviennent les fruits et légumes à la base de notre alimentation. Si les abeilles viennent à disparaitre, la pollinisation ne se fera plus, entrainant ainsi la disparition de certaines espèces végétales mais aussi animales.
Partenariat entre un potager biologique et un apiculteur : la solution ?
Le potager André Samsonest une histoire de famille. Héritier du potager de son oncle, André Samson y découvre sa passion pour les légumes et l’agriculture biologique. La ferme fonctionne depuis 2002 et proposent des paniers biologiques aux résidents de Montréal et des environs de la ferme. Des arbres fruitiers viennent également d’être plantés. Depuis 2010, l’entreprise familiale a décidé de faire appel à un apiculteur, Roger Sénéchal, afin d’implanter directement des essaims d’abeilles dans le potager. Une manière de donner aux abeilles l’opportunité de butiner dans un champ traité sans produits chimiques tout en améliorant la pollinisation.
Le partenariat se passe à merveille. Mr Sénéchal a reçu un espace pour l’installation de ses ruches et il reçoit en plus un panier de fruits et légumes par semaine de la ferme. La bonne nouvelle, c’est que depuis le début du partenariat, les ruches grossissent puisque les abeilles se portent à merveille !
Source:Greenetvert
Publié le 2 mai
Agriculture
Roumanie
Des terres fertiles en opportunités
la Roumanie, riche de quelque 15 millions d'hectares de terres cultivables, est en train de devenir le nouvel eldorado des agriculteurs en Europe. Des milliers de Français, Italiens, Espagnols, Britanniques, Allemands, Danois plient bagages et se ruent vers ce pays entré dans l'Union européenne en 2007, dans le but d'y implanter des exploitations.
Impossible de traverser la Roumanie sans croiser ces fermiers venus de l'Ouest qui réinventent l'agriculture de ce pays. Grâce à leur savoir-faire et à leurs investissements, l'agriculture roumaine a connu en 2011 une croissance de 11 %, et ce n'est qu'un début. Fini les terres en friche et la sensation d'abandon dans les campagnes.
Les Roumains vendent actuellement leurs terres agricoles pour 2 000 euros l'hectare en moyenne, un prix imbattable dans l'UE. Les subventions européennes, elles, s'élèvent à 180 euros par hectare, la moitié du montant que l'on peut obtenir en Europe de l'Ouest. Mais à partir de 2014 la nouvelle politique agricole commune (PAC) devrait mettre au même niveau l'ouest et l'est de l'Europe.
Source:Presseurop
Au pied de la criée de Port-la-Nouvelle, comme dans les autres ports de Méditerranée, les chalutiers sont à quai pour un mois, victimes d'une diminution de la taille du poisson et de la hausse du prix du gazole.
"On était dans une période très difficile, chaque armement sortait à perte", reconnaît M. Pérez. Pourtant, la ressource traditionnelle de ces chalutiers, le "poisson bleu" (sardine et anchois), est toujours là. "Les poissons sont disponibles en nombre, avec une tendance à une hausse de la population, notamment pour les anchois", selon le dernier rapport PelMed (Pélagiques Méditerranée) de l'Ifremer.
Forte mortalité des poissons
Mais pour une raison indéterminée (qualité de la nourriture et des conditions environnementales...), on observe une forte mortalité après l'âge d'un an, constate David Roos, scientifique de l'Ifremer à Sète.
Sardines et anchois sont donc présents en grand nombre, mais de petite taille et "il y a une forte diminution de la quantité de poissons adultes capturable par la pêcherie", un phénomène observé depuis 2008, remarque-t-il.
Les "petits métiers", pêcheurs avec des bateaux de petit tonnage, s'en sortent encore. Mais les chalutiers, gros consommateurs de gazole, ont du mal à survivre. "Pour 1 800 euros de recette par jour, on dépense 1 400 à 1 500 euros en gazole" et il faut encore payer l'équipage et les frais annexes, précise Bernard Pérez, armateur de l'Edouard-François.
"On aurait un gazole à un prix raisonnable de 0,40 centime, au lieu de 0,75 actuellement, les bateaux seraient rentables, on pourrait donner un salaire décent à l'équipage", estime-t-il.
Les pêcheurs de "bleu" ont bien tenté de pallier le manque à gagner en se tournant vers le poisson "blanc", comme le merlu, mais celui-ci est en diminution, victime de la surpêche.
Source:Le Midi Libre
Publié le 30 avril
Grâce au tourisme et à l’ONF, la forêt réapparaît sur l’île de Pâques
Chili / 20.04.2012 / Amérique du sud
Des experts français et chiliens travaillent main dans la main pour mettre un frein à l’érosion accélérée, qui fait disparaître le sol de l’île de Pâques. Les écoliers et les touristes sont invités à planter près de 40 000 arbres, principalement des espèces originaires de Polynésie.
Emportée par la pluie et le vent, la mince couche de terre qui recouvre l’île de Pâques disparaît parfois totalement, laissant entrevoir par endroits la roche mère.
C’est le cas sur la péninsule Poike, au sud-est de l’île, où près de 4 mètres de terre ont été perdus. Comme l’explique Anthony Dubois, responsable d’ONF International:
« Il est important d’agir rapidement pour régénérer ces sols. L’objectif est de récupérer la couverture végétale pour les protéger de la pluie, du ruissellement et du vent, qui participe lui aussi à l’érosion. »
Grâce aux conseils des spécialistes français, trois espèces différentes ont été sélectionnées pour faire revivre la forêt. Deux d’entre elles, l’aito et le dodonea, sont originaires de Polynésie, tandis que la troisième, l’albizia, sert de coupe-feu entre les parcelles.
Une initiative symbolique
En invitant les écoliers à participer aux travaux de reboisement, les gardes forestiers de la CONAF en profitent pour les sensibiliser aux thématiques culturelles, historiques et écologiques du projet, qui a lieu dans une zone de grande importance archéologique.
Au-delà de son aspect environnemental, l’initiative est hautement symbolique: la plupart des historiens estiment que c’est la déforestation qui a entraîné le déclin de la civilisation sur l’île.
Source:Greenetvert
Publié le 29 avril
Languedoc-Roussillon Climat : le réchauffement bouleverse nos forêts
La forêt française est en progression constante
En Languedoc-Roussillon, Daniel Valauri, chargé de programme biodiversité des forêts pour le WWF (organisation mondiale de protection de l’environnement), annonce qu’avec le réchauffement climatique il y aura des espèces perdantes et d’autres gagnantes. "Par exemple, les hêtres de basse altitude que l’on trouve dans la forêt de Massane (P-O) risquent d’être remplacés par des chênes. Alors que dans les Cévennes, les hêtres se trouveront plus en altitude".
La région est un territoire fortement boisé, dont la surface est légèrement supérieure à 1 million d’hectares. Contrairement à des idées reçues, la forêt française est en progression constante. Le Languedoc-Roussillon ne dément pas les statistiques, puisque dans la région la surface forestière a doublé durant le XXe siècle. C’est une forêt assez jeune, en grande partie issue de la colonisation naturelle et des reboisements entrepris depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale.
Daniel Valauri souligne que les forêts "reliques", c’est-à-dire les forêts anciennes, peuvent mieux réagir à des perturbations dues à des changements climatiques. "Les anciennes forêts ont une capacité de reconversion que les jeunes n’ont pas. Elles sont naturellement plus diversifiées, et si une essence disparaît, une autre peut se maintenir." Les dangers se situeraient donc plus au niveau de la sécheresse et des risques d’incendies de forêt.
Source: Le Midi Libre
Publié le 28 avril
La course aux terres ne profite pas aux pays du Sud
Le phénomène d'accaparement des terres, ainsi que le qualifient ses détracteurs, s'est accéléré à la fin des années 2000, avec la hausse des prix alimentaires. Il touche l'Afrique (62 % des transactions), l'Asie du Sud-Est (plus de cinq millions d'hectares ont fait l'objet de transactions vérifiées aux Philippines, ce qui en fait le pays du monde le plus concerné) et - à un degré moindre - l'Amérique latine.
Les principaux investisseurs sont les pays émergents, emmenés par la Chine, ceux du golfe Persique, qui cherchent à assurer leur sécurité alimentaire, ainsi que les pays anglo-saxons. Le rapport basé sur Land Matrix montre que l'exportation des cultures est l'objectif de la majorité des projets, et dans un peu moins de la moitié de ces cas, à destination du pays d'origine de l'investisseur.
CULTURES NON ALIMENTAIRES
Les auteurs relèvent également que les entreprises privées sont les principales bénéficiaires des transactions, et qu'environ un quart de celles-ci concernent des cultures non alimentaires, majoritairement destinées à produire des biocarburants. Ils notent que les investisseurs s'intéressent particulièrement à des pays pauvres où la propriété foncière est mal garantie.
Le rapport relève que "près de la moitié des transactions concernent des zones déjà cultivées" et s'inscrit en faux contre l'idée que ces investissements permettraient d'exploiter des terres en friche. Il note que ces projets sont particulièrement gourmands en eau et ponctionneront donc les ressources des pays-cibles.
Source: le Monde
Publié le 27 avril
Les promesses non tenues du coton OGM en Inde
Dix ans après son introduction en Inde, le coton transgénique n'a pas rempli toutes ses promesses. La plante est vulnérable à de nouvelles maladies et la hausse des rendements est moins élevée que prévue.
Le gouvernement de l'Etat de l'Andhra Pradesh a ainsi annoncé qu'en 2011 la récolte sur près des deux tiers de ses surfaces cultivées avait été inférieure de moitié à celle de l'année précédente. Et, pour la première fois, le gouvernement du Maharashtra ainsi qu'un tribunal d'un Etat voisin, le Madhya Pradesh, ont ordonné au semencier allemand Bayer CropScience de verser près de 850 000 euros de compensation à plus de 1 000 agriculteurs pour leur avoir vendu des semences n'ayant pas donné les récoltes promises.
L'entreprise allemande rejette toute responsabilité et met en cause la "mauvaise gestion des récoltes ainsi que les conditions météorologiques difficiles". Elle étudie un recours en justice pour obtenir l'annulation de ces décisions.
Depuis l'introduction, en 2002, du coton génétiquement modifié en Inde, les récoltes ont doublé et le pays s'est hissé au rang de deuxième producteur mondial. Mais la "révolution blanche", comme on la surnommait au départ, suscite désormais la méfiance. Les opposants aux OGM estiment qu'au début des années 2000 la hausse des rendements était due, en grande partie, à une meilleure irrigation et à des conditions météorologiques favorables. Au cours des six dernières années, le rendement moyen par hectare a stagné alors que les cultures de coton transgénique ont plus que quadruplé.
Source:Le Monde
Publié le 26 avril
Des raisins au milieu du désert, grâce à l’énergie solaire
L’ensoleillement exceptionnel du désert d’Atacama permet à l’entreprise Subsole de faire fonctionner ses pompes en utilisant l’énergie photovoltaïque. L’installation d’un hectare de panneaux solaires rend possible l’irrigation de 265 hectares de vignes.
Pompée durant la journée dans des nappes phréatiques de grande profondeur, l’eau sert le soir venu à irriguer les 265 hectares de vignes qui poussent au milieu du désert. Pour mener à bien son projet, Subsole a pu compter sur le soutien de la Banque de Développement Interaméricaine (BID), à travers un emprunt de 32 millions de dollars.
Grâce à cette technologie, les raisins produits à Copiapó affichent une empreinte carbone exceptionnellement faible et contribuent au développement de l’énergie photovoltaïque à travers le pays.
La demande d’électricité va bientôt doubler
Malgré la promesse du président chilien, Sébastián Piñera, de porter à 20% la contribution des énergies renouvelables d’ici 2020, les combustibles fossiles importés représentent encore 60% de la production actuelle.
Le prochain grand défi que devra relever le Chili consiste à fournir de l’énergie renouvelable au principal consommateur d’électricité du désert, le secteur minier. Car sa croissance ininterrompue entraînera bientôt une duplication de la demande.
Source:Greenetvert
Publié le 25 avril
L'abus de viande nuit à la planète
La consommation mondiale en viande a doublé en 20 ans et continue de croître. Afin de satisfaire la demande, l'élevage intensif et l'élevage extensif se sont largement démocratisés. Cette tendance a des conséquences écologiques néfastes : l'élevage est aujourd'hui responsable de 18% des émissions de gaz à effet de serre et représente une cause de déforestation et de pollution
Dégradations environnementales
L’élevage requiert des surfaces importantes : c’est l’activité humaine qui utilise le plus de terres. Selon la FAO, les pâturages occupent 26 pour cent de la surface émergée de la terre, tandis que la production fourragère requiert environ un tiers des terres arables. (4) En particulier dans les zones arides, le surpâturage favorise l’érosion des sols.
L’élevage extensif est la principale cause de déforestation en Amérique. La FAO estime qu’entre 2005 et 2010 le couvert forestier diminuera de 1,2 million d'hectares en Amérique centrale et de 18 millions d'hectares en Amérique du Sud. D'ici 2010, respectivement 62 et 69% des terres défrichées d'Amérique du Sud et d'Amérique centrale seront converties en pâturages. (5)
La production de viande exige des quantités importantes de ressources. Ainsi, pour produire un kilo de viande de bœuf, il faut environ sept kilos de céréales - deux kilos seulement pour du poulet. Et comme il faut entre 1000 et 2000 litres d’eau pour produire un kilo de blé, cela signifie qu’il faut plus de 10 000 litres d’eau pour un kilo de bœuf.
En termes d’émissions de gaz à effet de serre, un kilo de bœuf issu de l’élevage intensif équivaudrait à une trentaine de kilos d’équivalent CO2 ; presque dix fois moins pour un kilo de volaille (les chiffres varient selon les calculs). C’est pourquoi Rajendra Pachauri, président du Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (GIEC) et récent prix Nobel, invite à manger moins de viande et en particulier moins de bœuf.
SOURCE :GOODPLANET-INFO
Publié le 24 avril
Vingt-neuf pesticides dans le thé des Chinois
Haro sur les résidus de pesticides dans le thé : après une première campagne qui concernait neuf grands producteurs de thé chinois, Greenpeace Chine s'attaque, dans un rapport publié mardi 24 avril, aux thés Lipton vendus dans le pays. La marque, qui appartient à la multinationale Unilever, est leader en Chine pour les thés en sachet.
Les enquêteurs de Greenpeace ont testé des plants de thé dans les provinces du Fujian (première région de production du thé oolong) et dans le Zhejiang (première région pour le thé vert) et y ont identifié des traces de pesticides interdits. Enfin, ils ont constaté que des pesticides contenant des substances actives interdites en Chine étaient proposés à la vente dans les villages proches de plantations. "Ces pesticides sont largement utilisés. Notre objectif est de faire comprendre qu'il ne suffit pas pour les entreprises concernées de se cacher derrière le fait que les limites maximales de résidus décelés dans leurs thés sont inférieures aux normes chinoises", poursuit Melle Wang.
Le rapport de Greenpeace sur les thés chinois - vendus entre 10 et 220 euros le kg - avait provoqué un vif émoi parmi des consommateurs déjà échaudés par des scandales sanitaires et alimentaires à répétition, de la mélamine dans le lait à l'huile de friture recyclée, en passant par la viande de porc au clenbutérol. Sheng Dongjun, un millionnaire d'une quarantaine d'années qui a acquis en 2011 un château dans le Bordelais, s'était ému sur Weibo, le site de microblogs chinois, de ne plus savoir quoi offrir à ses amis à l'étranger. "Je vais avoir l'air de quoi quand ils me diront : "Arrêtez de m'en offrir, je n'ai pas envie d'être empoisonné"?", a-t-il twitté le 19 avril.
Source:Le Monde
Publié le 23 avril
Le débat autour des OGM s’amplifie
Les OGM ont le vent en poupe en Afrique. Des corporations sont accusées de profiter du flou juridique de certains pays pour les infiltrer, comme le Congo et l’Afrique du Sud. Un quotidien tanzanien part en croisade contre ces OGM et décrit leurs impacts négatifs.
Des insectes plus forts et plus résistants
Le coton Bt fait partie des “miracles” vendus par des multinationales comme solution remplaçant les pesticides chimiques. La plus grosse des compagnies, Monsanto, est sous le coup d’un procès au Texas: 18 000 acres de coton Bt, appartenant à 25 fermiers, ont été endommagés par le ver de la capsule du cotonnier. Les fermiers ont eu recours aux pesticides chimiques. Ils avaient été assurés que les OGM les protégeraient.
Une longue exposition à des toxines Bt aide les insectes à développer une résistance. Les premières espèces affectées sont deux moustiques, des papillons, des vers et des coléoptères. Ceux-là aiment le tabac, le coton et les pommes de terre, entre autres. Ses « super-insectes » se créent peu à peu. Quand deviendront-ils la norme ?
Les témoignages affluent
Le cas du Texas n’est pas unique. Une étude a été réalisée en Inde, par l’association Navdanya au Vidharbha. L’usage des pesticides a augmenté 13 fois depuis que le coton Bt a été introduit.
Une autre étude a été publiée dans la Revue des études agraires en 2011. Les petits fermiers dépensent davantage pour des pesticides destinés au coton Bt. En Inde, les parasites non ciblés dans les champs de coton Bt ont explosé. En Chine, où le coton Bt est commun, les coléoptères ont été multipliés par 12 depuis 1997.
Une autre étude de 2008 dans le Journal International de Biotechnologie conclut que les bénéfices financiers liés à la plante du coton Bt sont noyés par le prix d’achat de davantage de pesticides.
Pour en savoir plus, allafrica.com
Publié le 23 avril
Agriculture : des chauves-souris pour remplacer les pesticides ?
Selon une étude publiée dans le journal Frontiers in Ecology and the Environment, et reprise par l'ONU, les chauves-souris peuvent être plus efficaces et moins coûteuses que les pesticides traditionnels.
L'étude révèle ainsi que les chauves-souris brésiliennes (Tadaridabrasiliensis) pourraient être utilisées aux Etats-Unis comme alternative aux pesticides sur les champs de coton. Une solution dont la valeur économique est même estimée à 740.000 US dollars, l'étude prenant en compte la valeur des cultures de coton qui auraient été perdues en l'absence de chauves-souris, et des économies réalisées grâce à l'utilisation réduite des pesticides. Une seule chauve-souris brésilienne femelle consomme huit grammes d'insectes adultes chaque nuit, ce qui représente à peu près deux tiers de son poids. Jusqu'à 20 papillons de nuit adultes sont ainsi mangés par une seule chauve-souris chaque nuit. Le coût d'une seule application de pesticide sur une superficie de 4.000 hectares peut atteindre 100.000 US dollars. L'utilisation des chauves-souris pourrait donc ainsi permettre une énorme économie !
Rodrigo Medellin, co-auteur de l'étude et ambassadeur de l'année de la chauve-souris (2011-2012) a ainsi déclaré : "Nous devons nous efforcer à conserver les habitats des chauves-souris à travers le monde pour le seul bien des avantages économiques. En plus de leur rôle en tant que contrôle de ravageurs, les chauves-souris offrent des services clés tels que la dispersion des graines et la pollinisation des plantes économiquement et écologiquement importantes."
Publié le 21 avril
L'éclaircie au bout du tunnel pour l'énergie solaire
Le secteur traverse une très mauvaise passe, mais un rapport de McKinsey affirme que dans moins de dix ans, les entreprises qui auront passé le cap proposeront des prix compétitifs avec ceux des énergies conventionnelles Les ténèbres avant l'aube. C'est à peu près le titre de la dernière étude publiée par McKinsey sur le secteur du solaire : « Solar Power : Darkest before the dawn. » Sans minimiser la gravité de la situation actuelle, où chaque jour, ou presque, apporte son lot de licenciements massifs quand il ne s'agit pas carrément de faillites, le cabinet de conseil en stratégie voit le secteur continuer de croître grâce à une poursuite de la baisse des coûts, de 10 % par an en moyenne d'ici à 2020.
Selon le rapport, la capacité de production devrait doubler dans les trois à cinq prochaines années. Le coût par Watt crête (Wc) pourrait atteindre 1 dollar pour un système posé sur le toit d'un logement. Et même s'il ne baissait que jusqu'à 2 $/Wc, cela permettrait au secteur d'ajouter de 400 à 600 gigawatts (GW) supplémentaires d'ici à 2020.
Le rapport n'esquive pas les difficultés que rencontrent aujourd'hui la plupart si ce n'est la totalité des entreprises du secteur. Confrontées à une situation de surcapacité en même temps qu'à une chute brutale de la demande liées aux réductions drastiques des tarifs de rachat. C'est grâce aux économies d'échelle, à la différentiation technologique et à la poursuite de l'industrialisation que certaines passeront ce cap difficile et atteindront un stade où la compétitivité des coûts les rendra indépendantes de ces subventions publiques.
Un bouleversement du secteur de l'énergie dans son ensemble
Autre point, sans doute le plus intéressant du rapport, cette « parité » entre les coûts des énergies renouvelables et ceux des énergies conventionnelles (dite parité réseau) bouleversera le secteur de l'énergie dans son ensemble.
Dans les pays émergents ne bénéficiant pas d'infrastructures électriques, les énergies renouvelables permettront d'apporter l'électricité à des millions de personnes vivant en zones rurales.
Mais même dans les pays de l'OCDE, une croissance rapide de l'énergie décentralisée pourrait changer la donne. D'ici moins d'une dizaine d'années, le solaire représentera une alternative crédible lorsqu'il s'agira de construire de nouvelles infrastructures énergétiques. Pour McKinsey, il ne faudra pas plus de deux à trois ans pour que leur coût soit compétitif pour l'énergie de pointe, et moins de dix ans pour l'énergie de base.
Source:La Tribune
Publié le 20 avril
Campagne : « La question énergétique a été mal abordée »
La question énergétique a été mal abordée. C’est la faute des politiques qui n’ont pas mis ces sujets au cœur de la campagne. C’est aussi le résultat d’un traitement médiatique qui a tendance à tout hacher menu, à tourner autour des petites phrases. Pourtant, l’an dernier, la France a affiché un déficit commercial de 62 milliards d’euros sur l’énergie. Une des réponses à la crise serait de garder l’argent « à la maison » en menant un programme d’efficacité énergétique, d’encouragement des renouvelables, de restructuration des transports.
L’idée répandue, c’est que toutes ces questions d’écologie et de développement durable sont du long terme. Tandis que la crise est un danger à court terme, c’est vrai. Mais ce qui n’est pas du tout entendu, c’est qu’une prise en charge au niveau énergétique aujourd’hui est la meilleure des réponses à court terme. Faire revenir des usines en France, c’est bien, mais ça ne se fera pas en un claquement de doigt. Alors qu’on peut décider d’isoler des logements dès maintenant. Et consommer moins d’énergie c’est transformer une dépense qui quitte le pays en emplois et donc en ressources fiscales ! Cette cohérence-là a été ratée dans la campagne. Il faut dire qu’on est parti de très loin. Sarkozy est, par exemple, absolument crispé sur une position favorable au nucléaire, ce qui conduit à abandonner toute autre discussion.
Source:Terraecco.net
Une ferme gigantesque sur un toit de Brooklyn
Bright Farms, une société privée qui fabrique et aménage des serres, vient de présenter ses plans de construction d’une ferme gigantesque sur un toit de Sunset Park, dans Brooklyn. Elle fournirait une production équivalente à 453 593 kg par an.
Publié le 19 mars
L’agriculture hydroponique, un modèle qui se développe
L’agriculture hydroponique, par laquelle les légumes sont cultivés hors-sol mais dans de l’eau, a été tournée en dérision par certains puristes qui racontent que le produit final manque de goût. Sa popularité n’a cessé de s’accroitre en raison des progrès de la technologie, ainsi que des gains de temps de transport des aliments entre les fermes et les tables de restaurant.
Selon l’entreprise Bright Farm, les fermes hydroponiques sont idéales pour l’agriculture sur les toits parce qu’elles permettent un rendement élevé et sont moins coûteuses que les opérations à même le sol. Elles utilisent moins d’eau, grâce à un système de réutilisation des eaux pluviales. Celle sur Sunset Park prévoit de récupérer environ 1,8 million de gallons d’eaux pluviales chaque année.
La nouvelle ferme de Bright Farms rejoindra la demi-douzaine de fermes sur toits commerciales existantes à New York.
Source Greenetvert
Publié le 18 avril
Le cannabis pour sortir de la crise
Toute solution est bonne en temps de crise. C’est la conclusion de la mairie de Rasquera, le village catalan qui a décidé de raviver l’économie locale en louant des terrains à l´Asociación Barcelonesa Cannábica de Autoconsumo (ABCDA) [Association barcelonaise d’autoconsommation de cannabis], pour que cette dernière puisse y cultiver du cannabis. Ce choix a été soumis mardi 10 avril à la population locale par référendum. Résultat : 56,3% ont voté favorablement.
"Un petit ‘oui’ à Rasquera", titre le quotidien El Periódico, qui rappelle qu'il s'agit "d'un projet inspiré par l’impérieuse nécessité pour la mairie de trouver des recettes pour lui permettre d’alléger sa volumineuse dette : 1,3 million d’euros pour une population qui peine à dépasser les mille habitants"
Mais rien n'assure cependant la faisabilité du projet qui est contesté légalement par les gouvernements régional et central. “Le débat sur le vide juridique dans lequel se trouve la culture et la possession de marijuana sans but lucratif prend de l’ampleur”, ajoute El Periódico, pour qui le résultat du référendum confirme que :
La perception sociale des drogues douces a evolué vers une plus grande tolérance [comme le prouve] cet exemple modeste mais significatif de démocratie participative en temps de désaffection des citoyens envers leurs représentants politiques.
Publié le 17 avril
OceanoScope:Coopération navires satellites
L'objectif est d'équiper les navires commerciaux d'instruments capables de mesurer les différents paramètres qui caractérisent les océans,comme l'augmentation tendancielle des températures supérieures de la couche de l'océan, des bouleversements majeurs dans la distribution
du plancton, l'augmentation de l'acidité et de possibles changements de courants.Les navires commerciaux suivent toujours la même route et des changements, même subtils peuvent ainsi être aisément repérés.14 routes maritimes seront les premières auscultées par Océanoscope.
Source : Le Monde
Publié le 15 avril
LES TOILETTES, LIEU D'INSURRECTION ?
Lassées d'attendre toujours plus que les hommes dans les toilettes publiques,les militantes du mouvement Occupy Mens Toilets ont bloqué des pissotières à Pékin et à Guangzhou, dans le sud-est du pays, en février.Elles ont obtenu des autorités la promesse d'augmenter le nombre des toilettes pour femmes.Mais la censure a bloqué toute référence à ce mouvement sur internet.
Source:Alternatives économique
Publié le 14 avril
De lundi et jusqu’au 15 juillet, les bateaux vont s’arrêter sept semaines. Pénurie en perspective dans les criées.
"Que voulez-vous qu’on fasse ! On se débrouillera avec les petits métiers et on achètera sur l’Atlantique. Le prix du poisson est déjà cher. À partir de lundi, il va flamber." Dans son étal des halles de Narbonne, Julien Noyes est furibard. Depuis jeudi dernier, les huit chalutiers audois ne sortent plus, cloués à quai par un prix du gazole trop élevé. Ils le resteront sept semaines encore, profitant des mesures d’aide dans le cadre du dispositif dit d’arrêt temporaire. "Faute de pouvoir acheter à la criée de Port-la-Nouvelle, j’allais à Agde ces jours-ci mais là-bas aussi, beaucoup vont s’arrêter. C’est de la fumisterie", râle le poissonnier audois.
... Et pas question de se rabattre sur Sète : dans le premier port de pêche de la Méditerranée, la plupart des 23 chalutiers ont décidé de cesser leur activité en même temps dès lundi. Ils entendent profiter à plein des 35 jours ouvrés qu’autorise le dispositif. Seuls quatre ou cinq n’ont pas adhéré au mot d’ordre d’arrêt groupé, lancé par la prud’homie. La criée a dû s’adapter. Elle n’ouvrira que le lundi, le mercredi et le vendredi. Les autres jours, le poisson sera stocké dans les frigos.
Sardines : de 300 tonnes par mois à 43 tonnes par an
Depuis plusieurs années déjà, la pêcherie méditerranéenne est confrontée à un effondrement des stocks. La dégradation s’est accélérée avec la disparition brutale de la sardine et de l’anchois il y a trois ans pour des raisons encore mal expliquées. "Jusqu’en 2009 à Sète, la production de sardines était en moyenne de 300 tonnes par mois. En 2011, sur toute l’année, on a péniblement atteint 43 tonnes", explique Bertrand Wendling, directeur de l’organisation de producteurs SaThoAn.
Les poissonniers ne s’en tirent pas, les pêcheurs non plus. Rareté du poisson et flambée du gazole ont mis en péril les armements dont 70 % du chiffre d’affaires, parfois plus, part dans le carburant.
D’où le dispositif de l’arrêt temporaire. Du 15 avril au 15 juillet, les chalutiers qui ciblent le merlu et la sardine, ont donc le droit de s’arrêter 35 jours ouvrés soit sept semai nes par périodes de cinq jours minimum. Pendant les arrêts, ils sont indemnisés par le fonds européen pour la pêche sur la base des résultats des trois exercices précédents. "L’indemnité moyenne est de l’ordre de 1 000 € par bateau et par jour. Par les temps qui courent, c’est une aubaine. Tous vont donc en profiter à plein", assure Bertrand Wendling.
En espérant que le poisson reviendra et le consommateur aussi.
L'an passé déjà : 20 jours seulement
Le dispositif d’arrêt temporaire avait déjà été mis en place l’an passé mais pour 20 jours seulement. Les scientifiques ont estimé que cette durée était trop courte pour avoir un impact sur la ressource. Elle a donc été rallongée .
Source:Le Midi Libre
Publié le 13 avril
Les éoliennes en mer bénéfiques pour les poissons
La première étude sur l’impact des parcs éoliens en mer a été conduite au Danemark et elle montre que les poissons ne souffrent pas de l’implantation des turbines en mer. Certaines espèces de poissons ont même vu leur population augmenter. C’est ce qui ressort d’une étude conduite avant et après l’implantation d’un champ de 80 éoliennes marines au large du Danemark. Les scientifiques ont conduit une étude sur les populations de poissons avant l’implantation, il y a 10 ans, de la ferme éolienne de Horns Rev. Suite à l’établissement des turbines, la zone a été fermée à la pêche. Les structures en pierre agissent comme des récifs artificiels ont offert de bonnes conditions pour les poissons qui y trouvent un abri et de la nourriture. Les turbines ont créé un habitat pour de nouvelles espèces dans la région, rapporte le site Science Daily le 10 avril. « Nos études suggèrent qu’Horns Rev 1 se révèle trop petit pour former une vraie aire marine protégée parce que, durant leur vie, les poissons se déplacent dans une région à la superficie plus importante que celle de la ferme éolienne. Il est cependant possible de supposer que plusieurs parcs éoliens situés à proximité les un des autres pourraient avoir un effet positif sur les stocks de poissons », affirme le biologiste Claus Stenberg qui a participé à ces recherches.
Source:Goodplanetinfo
Publié le 12 avril
Shanghai s’enfonce sous le poids de ses gratte-ciels
L’affaissement général de Shanghai n’est pas une donnée nouvelle. C’est la première ville en Chine où ce phénomène a été détecté. Dès les années 1920, les scientifiques prouvent que Shanghai s’enfonce sous le poids de ses constructions. En presque cent ans, la ville a perdu 2 mètres de hauteur. Il suffit de se rendre sur les bords de la rivière de Suzhou pour constater le phénomène: la surface de l’eau est très souvent au-dessus de celle des quais.
Malgré l’attention des autorités, le problème ne semble pas être maîtrisé.Monsieur Zhang regrette:
La construction de gratte ciels ne ralentit pas. Les golfs se multiplient dans les banlieues et pompent activement dans les réserves d’eau souterraines. On voit même des propriétaires de villas faire creuser des puits dans leur jardin privé.
Source:Greenetvert
Publié le 11 avril
Sardines, harengs ou anchois sont surexploités pour faire de la farine destinée à l'aquaculture.
Sardines, harengs, anchois… Autant de petits poissons synonymes d'abondance et accessoirement de plaisir estival. La toute dernière étude qui vient d'être publiée par treize scientifiques internationaux, spécialistes du monde de la mer, montre que l'on est bien loin de la réalité. Ces poissons, qui représentent aujourd'hui 37 % de la pêche totale contre 8 % dans les années 1960, servent presque exclusivement à fabriquer de la farine pour alimenter les poissons d'élevage carnivores. Seule une infime partie arrive dans nos assiettes. Leur nom commun est d'ailleurs éloquent. On les appelle des «poissons fourrage», en référence à la paille qui sert à nourrir les vaches!
Non seulement cette surpêche met en danger les autres espèces - poissons, mammifères ou oiseaux - qui s'en nourrissent, mais elle est contraire à une bonne gestion économique.
L'étude montre en effet que ces poissons sont financièrement plus rentables si on les laisse dans la mer pour nourrir les plus gros (thons, cabillauds…) que si on les capture au profit des fermes aquacoles. «Les poissons fourrage représentent 17 milliards de dollars dans l'économie de la pêche dont 11,3 milliards comme proies pour les autres poissons contre 5,6 milliards lorsqu'ils sont transformés en aliment pour l'élevage», explique Philippe Cury, chercheur à l'IRD (Institut de recherche pour le développement), l'un des auteurs de l'étude financée par la fondation Lenfest. «Ces poissons sont le fuel des écosystèmes marins», ajoute le scientifique.
«Il faudrait diviser les captures maximales des poissons fourrage par deux», poursuit-il, si on veut éviter de mettre en péril l'ensemble des animaux marins victimes de la surpêche d'un côté et du manque de nourriture de l'autre.
Source:Le figaro
Publié le 10 avril
Quand crise économique rime avec hippophagie (manger du cheval)
L'hippophagie consiste à consommer de la viande de cheval, et contrairement à ce que l'on serait porté à penser de prime abord, il ne s'agit pas d'une pratique si répandue et si ancienne. Le goût des Français pour la viande de cheval remonte à la Révolution Française, quand les chevaux, signe de prestige pour l'aristocratie qui en est propriétaire, finissent par servir à soulager la faim des classes sociales défavorisées. L'hippophagie a alors très mauvaise réputation. En effet, elle est d'ailleurs longtemps réservée aux soldats des champs de bataille manquant de ravitaillement. La viande de cheval n'atteindra d'ailleurs ses lettres de noblesse dans la cuisine française que durant les dernières années du Second Empire après sa légalisation en juin 1866. refusent souvent de se nourrir de la viande d'un animal qui est pour eux un compagnon de travail. Le XXe siècle marque la fin de l'utilisation militaire et agricole du cheval dans les pays développés, et aboutit à une diminution du nombre de ces animaux ainsi qu'une modification de leur perception, le cheval devenant un animal de loisir et de sport, et non plus de combat et de transport. L'hippophagie connaît son apogée vers 1911, et les premières importations de chevaux de boucherie commencent en 1913, les abattoirs français ne parvenant plus à satisfaire les demandes de la population. Après les années 1950, cette pratique alimentaire diminue régulièrement... jusqu'à la récente crise financière !
Crise économique et crise chevaline
Depuis le début de la crise économique, plusieurs pays d'Europe, voient se multiplier les abandons et les abattages de chevaux. En Angleterre (pour ne citer que ce pays où les chiffres sont plus faciles à trouver), l'association Redwings, qui accueille les chevaux abandonnés en a ainsi recueilli trois fois plus en 2011 qu'en 2010. D'après The Blue Cross, une association de protection des animaux, le coût moyen d'entretien d'un cheval est passé d'environ 4300 € à 7200 € par an, en l'espace de cinq ans. Avec la crise économique, les propriétaires n'ont d'autres choix que d'abandonner leurs bêtes ou de les vendre pour la boucherie. En 2011, ce sont plus de 8000 chevaux qui sont ainsi allés à l'abattoir, soit une augmentation de près de 50 % par rapport aux années précédentes, selon les chiffres du ministère de l'environnement, de l'alimentation et des affaires rurales britanniques. Nos voisins d'outre manche n'étant pas particulièrement portés sur la viande équine, ce sont les zoos qui en profitent puisque pour mémoire, un lion mange 7 kg de viande par jour, un tigre 6 kg,
Source:Notre-planète.info
Publié le 9 mars
Le beaujolais, champion de la supraconductivité
En 2011, le monde de la physique a célébré les cent ans de la découverte de la supraconductivité, cette propriété étonnante qu'ont certains matériaux de conduire le courant électrique sans aucune résistance. Le phénomène, qui laisse espérer que l'on transporte un jour de l'électricité sans pertes, est d'un intérêt industriel évident, mais la supraconductivité ne fonctionne qu'à des températures très basses, et de nombreux laboratoires dans le monde cherchent des matériaux facilitant le procédé. Une équipe japonaise, sans doute pour arroser ce centenaire, a exploré une voie inattendue en voulant déterminer si le fait d'imbiber des alliages dans des boissons alcoolisées pouvait "doper" l'apparition de leur supraconductivité. Paru en mars 2011 dans la revue Superconductor Science and Technology, l'article qui relate leurs expériences ne précise malheureusement pas le nombre de bouteilles que l'équipe a éclusées avant de mettre au point cet improbable projet de recherche.
Voici le détail de son protocole expérimental : après avoir fabriqué des granulés à base de fer, de tellurium et de soufre, elle les a trempés pendant 24 heures dans plusieurs boissons alcoolisées du commerce portées à la température de 70 °C. Les pastilles ont ainsi fait le tour du bar - visiblement bien fourni - du laboratoire, "goûtant" à la bière, au vin blanc, au vin rouge, au whisky, au saké et au shochu, une eau-de-vie japonaise distillée à partir de divers ingrédients comme le riz, l'orge ou la patate douce. Les chercheurs ont aussi soumis leurs granulés à de l'eau et à de l'éthanol pur, ainsi qu'à différents mélanges des deux, afin de savoir si le degré d'alcool jouait un rôle éventuel.
Le résultat de ces diverses dégustations a été stupéfiant, comme l'expliquent les auteurs de l'étude : "Nous avons trouvé que les boissons alcoolisées du commerce, chauffées, étaient efficaces pour induire la supraconductivité, comparées à de l'eau pure, à de l'éthanol et à des mélanges eau-éthanol." La concentration en alcool n'est pour rien dans l'affaire puisque, dans ce concours de bibine, c'est le vin rouge qui l'a emporté haut la main, tandis que le shochu a fini à la traîne bien que titrant 35°. Mais nos chercheurs nippons ne pouvaient se contenter de ce simple constat. Il leur fallait savoir ce qui, dans le vin rouge, favorise la supraconductivité.
D'où une seconde expérience : patron, une autre tournée générale ! Cette fois-ci, l'équipe s'est concentrée sur le bon gros bleu qui tache : six vins constitués à partir de différents cépages (quatre vins français, un italien et un japonais...) ont ainsi été testés, comme le rapporte l'étude qui vient d'être mise en ligne sur le site de prépublications scientifiques arXiv.
Le mystérieux composé qui aide à la supraconductivité est l'acide tartrique, et la médaille d'or de l'expérience est revenue au... beaujolais ! Même si on est loin de tremper les lignes électriques dans le jaja, voilà qui ouvre des perspectives insoupçonnées à la viticulture française. Si la science improbable continue de s'en mêler, entre boire et supraconduire, il faudra bientôt choisir.
Source: Le Monde
Publié le 8 avril
Amazonie : les déboisements ont presque triplé au 1er trimestre 2012
BRASILIA - (AFP) - Les déboisements en Amazonie ont pratiquement triplé au cours des trois premiers mois de cette année par rapport à la même période de l'année dernière, a indiqué jeudi l'Institut brésilien de recherches spatiales (Inpe) sur la base de données satellitaires provisoires.
De janvier à mars 2012, la forêt amazonienne a perdu 388 km2 de végétation contre 135 Km2 au premier trimestre 2011.
C'est l'Etat du Mato Grosso (centre-ouest), terre d'élevage de bovins et grand producteur de soja, qui a été le plus touché avec une zone déboisée de plus de 285 Km2 en février.
"Nous n'avons pas de crise de déforestation", a toutefois assuré la ministre de l'Environnement Izabella Teixeira lors d'une conférence de presse.
Selon elle, l'augmentation des déboisements est due au temps clair au cours du premier trimestre, ce qui a permis au satellite de surveillance d'identifier facilement les zones affectées.
Lors du sommet sur le climat de l'ONU, en 2009 à Copenhague, le Brésil s'était engagé à réduire la destruction de la forêt amazonienne de 80% d'ici à 2020.
En 2011, la forêt amazonienne a perdu 6.238 km2 après un pic de 27.000 km2 en 2004.
Publié le 7 mars
A Naples, l’enfance est au travail
Dans cette ville parmi les plus pauvres d’Europe, des milliers d’enfants quittent l’école pour aider leurs parents à joindre les deux bouts. Ils font des petits boulots au noir ou sont recrutés par la mafia pour ses basses oeuvres. Un phénomène que la crise a accentué. A Naples, des milliers d'enfants sont mis au travail. Ils sont 54 000 dans toute la Campanie, la région de Naples, à avoir quitté le système scolaire entre 2005 et 2009, selon un rapport alarmant publié en octobre 2011 par la mairie ; 38 % d'entre eux auraient moins de 13 ans.
Commis de boutique, garçons de café, livreurs à la petite semaine, apprenties coiffeuses, petites mains dans les peausseries de l'arrière-pays et les maroquineries de grandes marques, "hommes à tout faire" sur les marchés, ils sont partout, visibles, travaillant au grand jour, dans l'indifférence quasi générale. Commis de boutique, garçons de café, livreurs à la petite semaine, apprenties coiffeuses, petites mains dans les peausseries de l'arrière-pays et les maroquineries de grandes marques, "hommes à tout faire" sur les marchés, ils sont partout, visibles, travaillant au grand jour, dans l'indifférence quasi générale.
Source:Presseurope
Publié le 6 mars
Les insectes notamment les moustiques qui se collent et s'écrasent sur les pales des éoliennes peuvent provoquer des pertes de puissance allant jusqu'à 30%.
C'est bien connu le diable se niche dans les détails. Avec des fermes éoliennes qui fonctionnent maintenant depuis dix, vingt, voire trente ans, les ingénieurs se penchent sur les performances effectives des machines. C'est notamment le cas du centre énergétique et procédés de l'École des Mines de Paris.
Quelle ne fut pas la surprise ces dernières années de se rendre compte que, au-delà de l'érosion ou de l'encrassement des pales, en résine et fibre de verre pour la plupart, les insectes écrasés pouvaient également en quelques jours provoquer une perte de puissance allant jusqu'à 30%.
Les premières publications officielles sur le sujet datent du milieu des années 2000 sur la base d'exemples chinois. «C'est un phénomène difficile à identifier et très insidieux», explique François Cauneau, professeur à l'école des Mines de Paris. «Le dépôt d'insectes peut être massif et se faire en quelques heures par une belle journée mais disparaître en partie après un grand coup de vent ou de la pluie» ajoute -t-il. Il faut donc arriver à calculer la perte de puissance dans l'intervalle de temps. Mais l'impact est énorme quant on sait que la vitesse de la rotation des pales correspond à celle d'un avion de ligne au décollage ou d'une voiture de course.
Aujourd'hui, les industriels qui travaillent avec l'école des mines sont donc très soucieux de trouver les moyens de parer à ce phénomène sachant qu'intervenir sur des pales à un coût prohibitif. Les pistes de recherche portent essentiellement sur des peintures ou revêtements spéciaux qui supprimeraient l'adhérence des insectes. «On peut trouver des solutions» assure François Cauneau mais il faut qu'elles soient efficaces, viables, et pas chers et ça c'est plus compliqué!
Source:Le Figaro
Publié le 5 mars
Japon : Des algues pour décontaminer les eaux irradiées
Des scientifiques ont mis au point une algue permettant de réduire la radioactivité jusqu’à 70% dans les eaux irradiées. Un véritable espoir pour les régions touchées par la catastrophe de Fukushima.
Le projet est mené par plusieurs institutions dont la prestigieuse université de Tsukuba. L’équipe a développé une plante aquatique qui absorbe la lumière du soleil et réduit la radioactivité de son environnement. La technologie utilise une propriété des phytoplanctons. Elle permet d’absorber le césium capable de décontaminer les réservoirs, les océans, les lacs ou les champs de riz. Soit toutes étendues d’eau touchées par la fusion des réacteurs de la centrale de Fukushima.
Pendant 14 jours, l’équipe a cultivé plusieurs types d’algues aux capacités d’absorption du césium différentes. 189 espèces ont été testées dans une solution à laquelle des éléments radioactifs avaient été ajoutés. Une fois ces éléments piégés dans les algues, elles sont récupérées par un filtre et incinérées. Trois espèces ont été identifiées pouvant absorber 40% du césium-137 de leur environnement. Le meilleur taux de purification atteint les 70%.
Ces expériences vont être essayées dans des volumes d’eau plus importants. Si les test réussissent, les espaces aquatiques des environs de Fukushima pourraient connaître un nettoyage rapide. Et ce, grâce à des moyens 100% naturels.
Publié le 4 mars
Kärcher lance sa gamme de nettoyeurs haute pression écologiques
La gamme écologique Kärcher se compose de 6 nettoyeurs haute pression " made in Europe ".
Des outils recyclés et recyclables
Le corps de chaque machine est en polypropylène, matériau très résistant et facilement recyclable. Le flexible, lui, est en polyuréthane, plus souple à l'utilisation, facilement recyclable et réutilisable. Ces nettoyeurs haute pression sont ainsi composés de 60% de matériaux recyclés et sont eux-mêmes recyclables à 95%.
De plus, les packagings sont élaborés avec l'ONG indépendante FSC (Forest Stewardship Council) qui veille à une utilisation responsable des forêts pour garantir la biodiversité, et aucun polystyrène n'est utilisé. Des matériaux comme le PVC, peu biodégradable et difficilement recyclable, et les phtalates, plastifiant toxique et volatile, sont exclus de la conception de ces appareils.
Avec sa gamme "eco!ogic" , Kärcher garantit également aux utilisateurs la possibilité de nettoyer en économisant l'eau. Un NHP consomme jusqu'à 8 fois moins d'eau qu'un simple tuyau d'arrosage et nettoie avec une meilleure efficacité grâce à la pression du jet (jusqu'à 160 bars). Encore plus économiques et pour préserver au mieux les ressources naturelles, les nettoyeurs haute pression de la gamme "eco!ogic" sont livrés avec un kit d'aspiration permettant de les alimenter à partir d'une source alternative (bac de récupération d'eau de pluie, puits, etc.).
Source:Bioaddict.fr
Publié le 3 mars
Singapour : Des cavernes souterraines pour stocker l’eau potable
Singapour réfléchit aux conséquences du changement climatique. La multiplication des pluies diluviennes, est un risque mais aussi une opportunité: la cité état réfléchit à des cavernes souterraines pour stocker l’eau des typhons.
Lors d’un colloque tenu à l’université nationale de Singapour à l’occasion de la journée mondiale de l’eau, le professeur Lui Pao Chen a révélé quelques axes de réflexion actuels. Conseiller à la “fondation nationale pour la recherche”, il a annoncé les études en cours pour établir de gigantesques caves de stockage d’eau douce.
Si l’intensité des pluies continue à augmenter, on n’aura pas le choix et il faudra bien un jour passer les canalisations et le stockage sous la terre. Le gouvernement est très sérieux pour envisager cette solution, car on commence à manquer de terrains.
L’idée de ces “réservoirs cavernes” s’inspire du projet de stockage de pétrole dans des cavernes rocheuses au large de l’île de Jurong. Le gouvernement a chargé JTC, le principal promoteur de l’île artificielle, de créer une réserve de produits de pétrochimie. Cette réserve pourra contenir près de 3 millions de mètres cubes dans des cavités situées sous les fonds marins. La première phase de 1,43 millions de mètres cubes devrait être livrée dès 2013. Elle donne pour l’instant totale satisfaction aux autorités. Elle offre la possibilité de multiplier les cavernes de stockage pour différents types de besoins.
Stocker de l’eau pour prévenir les sécheresses
Les pluies torrentielles à la saison de la mousson sont dangereuses et perdues pour la consommation. Si les canalisations qui les rejettent actuellement dans la mer étaient dirigées vers ces cavernes souterraines, elles pourraient être utilisées pour les besoins industriels et particuliers de Singapour. Si le gestionnaire public de l’eau courante évalue cette idée, il n’a pas encore donné d’indications sur le planning pour la mettre en œuvre. Mais les travaux préliminaires indiquent que cette forme particulière de stockage reviendrait à environ 100 dollars de Singapour par mètres cube (environ 59,7 euros par mètres cube). La contenance de chacune de ces cavernes serait comprise entre 200 000 et 500 000 mètres cubes.
Cette idée est un des résultats des réflexions actives que Singapour conduit sur les effets du changement climatique. L’augmentation des précipitations attendue par les experts fait plancher les ingénieurs. Ils ont entrepris de consolider et de redimensionner les ouvrages de canalisations et de drainage du territoire dans les 5 années à venir. Les élites envisagent aussi de réquisitionner certains parkings souterrains pour stocker l’eau de pluie et la consommer en temps de sécheresse. Preuve que les conséquences du changement climatique font réfléchir les singapouriens, comme toujours prévoyants.
¨Publié le 2 mars
Des plantes en barbelés
La SNCF vient d'équiper les alentours de la gare Montparnasse avec des barbelés végétaux. Tout aussi efficaces que les pics métalliques, ils sont économiques et écologiques.
Finis les barrières, les barbelés qui font froid dans le dos. Place aux plantes épineuses, plus esthétiques mais tout aussi dissuasives. Un cocktail composé du poivrier chinois, de l’épine-vinette à Juliana, du rosier rubigineux ou du plus impressionnant le citronnier rustique. Quand ces plantes sont jeunes, elle font 1m50. Adultes, elles atteignent 3 mètres. Pour une clôture réussie, enlacez les branches : elles forment un maillage inviolable. L’opération est particulièrement alléchante. Pour la SNCF, « c’est un coût de 100 000 euros pour le site Montparnasse, un site de 15 hectares », explique le service communication. « Les barrières métalliques peuvent être dégradées, rouillées, nous n’aurons pas ce problème avec ces plantes. »
Ces haies végétales n’ont pas besoin de produits chimiques, des bâches sont installées à leur pied pour éviter les mauvaises herbes, et le tour est joué. Du coup, un petit écosystème se recrée, « si l’espace environnant n’est pas polluant », rappelle Daniel Soupe. Mieux, ces plantes épineuses fleurissent. Résultat : on voit percer du vert, du jaune et du rose autour des gares et des prisons.
Source:Terraeco.net
Publié le 1 avril
L'opération lumières éteintes a commencé
Des millions de personnes vont éteindre samedi leurs lumières pendant une heure sur toute la planète en signe d'engagement pour lutter contre le réchauffement climatique, une opération qui sera même photographiée de l'espace par un astronaute. De la place Tahrir au Caire à l'Empire State Building de New York, des milliers de villes dans quelque 150 pays et territoires devaient participer pendant 60 minutes à partir de 20 h 30 locales.
Depuis la première édition de l'opération en 2007, l'événement est devenu, selon son organisateur, le Fonds mondial pour la nature (WWF), la plus grande démonstration du soutien mondial à la lutte contre la pollution aux gaz à effet de serre. L'an dernier, 5 251 villes et 1,8 milliard de personnes dans 135 pays y avaient pris part, selon le WWF. "La Earth Hour 2012 est la célébration du pouvoir des peuples", a souligné samedi le responsable du WWF-Australie Dermot O'Gorman. "Des centaines de millions de gens dans différents pays du monde agissent bien au-delà de ces 60 minutes pour la planète".
Source:Le Monde
Publié le 31 mars
Corée du Sud : Les déchets remplacent le pétrole
La valorisation des déchets a produit pour 165 millions de dollars d’énergie en 2011. Avec 14% de ses besoins de chaleur assurés, Séoul compte sur cette technologie pour réussir sa ‘croissance verte’.
En 2011, Séoul a produit 1,1 millions de tonnes de déchets combustibles. 730 000 tonnes ont été valorisées en énergie, réduisant de 185 milliards de wons (environ 122 millions d’euros) la facture énergétique de la ville. Une économie qui correspond à 1,33 millions de barils de brut. La Corée du Sud est le cinquième plus important importateur du monde.
Selon les chiffres du gouvernement, les unités de valorisation thermique des déchets de la capitale ont permis d’alimenter le réseau de chaleur de 190 000 foyers. Soit 14% de la population. Selon l’administration, ces chiffres pourraient encore s’améliorer si les habitants triaient les déchets avec plus de soin.
Source:Greenetvert
Publié le 30 mars
La France pense interdire un pesticide nocif pour les abeilles et les bourdons
Le ministère de l'Agriculture a annoncé jeudi soir qu'il envisageait d'interdire le pesticide Cruiser OSR, du groupe suisse Syngenta, suite à la publication dans la revue Science d'une étude française attestant d'effets nuisibles du thiametoxam sur les abeilles.
L'équipe française, menée par Mickaël Henry de l'Institut national pour la recherche agronomique (INRA) à Avignon, a placé une puce électronique sur des abeilles afin de suivre leurs allées et venues.
Elle a ensuite donné à certaines d'entre elles une dose de thiamethoxam (famille des néonicotinoïde) et constaté qu'elles avaient du mal à retrouver leur ruche -le pesticide interférant avec leur système cérébral de géolocalisation- ce qui a entraîné la mort d'un grand nombre d'entre elles.
Une fois cette mortalité prise en compte, un modèle mathématique a prédit que les populations d'abeilles exposées au pesticide chutaient à un niveau ne permettant plus leur rétablissement.
Source:Libération
Publié le 29 mars
Les enseignes lumineuses bientôt interdites la nuit
Le gouvernement s'apprête à publier un arrêté obligeant, à compter du 1er juillet, commerces et bureaux à éteindre leurs lumières d'1 heure à 6 heures du matin, afin de réduire la facture énergétique, a rapporté jeudi le Parisien.
L'arrêté, qui vise les «bâtiments non résidentiels» (bureaux, commerces, hôpitaux...), interdit l'éclairage des façades, des vitrines commerciales et des intérieurs de bâtiments visibles de l'extérieur.
Il fait partie d'un ensemble de mesures annoncées en décembre dernier par l'ex-ministre de l'Ecologie, Nathalie Kosciusko-Morizet, afin de réduire la consommation d'énergie en France.
L'extinction obligatoire des enseignes lumineuses commerciales la nuit entre 1 heures et 6 heures doit permettre une économie d'électricité équivalente à la consommation annuelle de 260 000 ménages.
Source:Libération
OFSHORE:TOUT VA BIEN
Total a déclenché un « plan d’urgence » pour tenter de circonscrire l’importante fuite de gaz survenue dimanche soir sur une plate-forme offshore en mer du Nord au large de l’Ecosse, annonce l’entreprise dans un communiqué. L’accident « le plus grave depuis au moins dix ans en mer du Nord », selon un porte-parole de l’entreprise, a déjà entraîné l’évacuation de plus de 300 personnes, la mise en place d’une zone d’exclusion maritime puis l’évacuation de deux autres installations voisines. Un coup dur : avec 130 000 barils équivalent pétrole par jour, elle représente 7% de la production gazière au Royaume-Uni.
23 tonnes de gaz se sont échappées entre dimanche soir et mardi soir
L’entreprise cherche encore le meilleur moyen de résoudre l’incident. Elle envisage de créer un puits de secours pour réduire la pression du puits principal, mais reconnaît qu’une telle opération pourrait prendre six mois. Elle pourrait aussi tenter de colmater la fuite, mais il faudrait pour cela réussir à la localiser.
Les conséquences de la pollution sont pour l’instant difficiles à mesurer. L’entreprise affirme qu’un avion de surveillance a confirmé la « présence d’irisations à proximité de la plate-forme » et qu’il s’agit « de boues de forage et/ou de produits légers associés au gaz représentant un volume actuellement estimé à environ 30 mètres cubes » mais soutient que « les premières indications montrent qu’il n’y pas d’impact significatif sur l’environnement et que l’utilisation de dispersant n’est pas nécessaire à ce stade ». Le ministre britannique de l’Energie rappelle lui que « les conséquences pour l’environnement de fuites de condensats de gaz naturels sont nettement moins graves que celles des marées noires pétrolières ».
Interrogé par l’agence Reuters, Frederic Hauge, qui dirige l’ONG environnementale norvégienne Bellona suivant de près l’exploitation pétrolière en mer du Nord, juge que « le problème échappe à tout contrôle » et évoque même un « puits de l’enfer ».
Les investisseurs semblaient partager ces inquiétudes : le titre Total a connu mardi sa plus forte chute depuis 2008 (près de 6%) à la Bourse de Paris et dégringole encore ce mercredi matin.
Source:Terraeco.net
Publié le 27 mars
ALIMENTATION
Manger autant de viande est une aberration pour l'environnement et la santé
En moyenne, un être humain consomme 100 g de viande par jour. Dans les pays développés, la consommation est supérieure à 200 g par jour alors que dans les pays en développement elle est de 47 g, avec de fortes disparités régionales.
La production mondiale de viande a quintuplé entre 1950 et 2000. Elle était de 283,9 millions de tonnes en 2009[3] et pourrait atteindre 465 millions de tonnes en 2050 tandis que la production de lait passerait de 702,1 millions de tonnes à 1043 millions de tonnes sur la même période au regard de la croissance démographique et de l'évolution des habitudes alimentaires[4]. Or, pour nourrir le bétail, la demande en céréales augmente de manière considérable, les céréales étant de plus en plus l'aliment de base du bétail, au détriment de l'herbe des pâturages.
C'est pourquoi, selon les prévisions de l'Organisation des Nations Unies pour l'Alimentation et l'Agriculture (FAO), il serait nécessaire de doubler la production agricole d'ici à 2050. En effet, pour produire un kilo de viande, il faut 7 kilos de céréales. Pour répondre à cette demande, il est possible d'augmenter la surface des terres cultivées, mais à quel prix ? Déforestation, monocultures intensives, utilisation de pesticides, d'OGM, destruction d'écosystèmes et perte de biodiversité...
Source:Notre-planete-info
PUBLIE LE 26 MARS
GAZ DE SCHISTE
En France, la création d'une commission d'évaluation suscite la colère des ONG
Une commission nationale d'évaluation des techniques d'exploration et exploitation des gaz et huiles de schistes, aux seules fins de la recherche, a été officiellement créée par décret jeudi, soulevant un tollé parmi les ONG écologistes. "La Commission nationale d'orientation, de suivi et d'évaluation des techniques d'exploration et d'exploitation des hydrocarbures liquides et gazeux a notamment pour mission d'évaluer les risques environnementaux liés aux techniques de fracturation hydraulique ou aux techniques alternatives", précise le décret. Cette commission avait été prévue par la loi du 13 juillet 2011 par laquelle la France interdisait d'explorer et d'exploiter les gaz et huiles de schiste par la technique de la fracturation hydraulique, consistant à injecter de grandes quantités d'eau et de produits chimiques dans la roche.
Une dizaine d'ONG, du réseau Sortir du Nucléaire à ATTAC en passant par Greenpeace, les Amis de la Terre et France Libertés entre autres, ont dénoncé jeudi "l'hypocrisie du gouvernement" qui "contourne en douce une interdiction mise en scène à travers la loi". Les écologistes remettent en doute, dans un communiqué, la nécessité d'une évaluation par une telle commission "alors que tant d'études scientifiques indépendantes démontrent de manière certaine la dangerosité" de la fracturation hydraulique. Ils s'interrogent également sur "l'équilibre des forces" au sein du nouvel organe où ne siégeront que trois représentants d'associations de protection de l'environnement et dont les personnalités scientifiques seront choisies par le gouvernement.
SOURCE:LA TRIBUNE
Publié le 25 mars
USA : Les jeunes ne s’intéressent plus à l’environnement
Ils sont réputés pour être respectueux de l’environnement, un peu comme des esprits bienfaiteurs. Pourtant une nouvelle enquête, menée sur 40 ans, constate que la jeune génération d’américains est moins intéressée par l’environnement et la conservation des ressources que leurs aînés au même âge.
Cette enquête nationale se base sur deux longues enquêtes visant les élèves des dernières années d’école et des premières années du collège. Madame Twenge et ses collègues constatent une baisse au cours des quatre dernières décennies, de la confiance des jeunes envers les autres. Ainsi qu’un manque d’intérêt face au gouvernement et aux problèmes sociaux.
Mais la plus forte baisse des préoccupations observées, touche l’environnement et le déclin des actions personnelles des jeunes pour le préserver.
Les chercheurs ont noté que quelques décennies plus tôt, environ un tiers des jeunes baby-boomers déclaraient qu’il était important de s’impliquer personnellement dans des programmes d’assainissement de l’environnement. En comparaison, seulement un quart des jeunes de la génération X et 21% de la génération Y disent la même chose.
15% de la génération Y affirme n’avoir fait aucune action pour aider l’environnement, par rapport à 8 % de ceux de la génération X et 5 % des baby-boomers.
Source:Greenetvert
Publié le 24 mars
Gaz de schiste : de futures explorations "scientifiques"?
A un mois de l'élection présidentielle, voilà de quoi relancer le débat sur l'exploitation des huiles et gaz de schiste, exploitation controversée en raison de ses conséquences néfastes sur l'environnement. Le ministère de l'écologie a rendu public, jeudi 22 mars, le rapport final de la mission d'inspection (PDF) - issue du ministère de l'industrie et de celui de l'écologie - sur " les hydrocarbures de roche-mère en France ", en clair les huiles et gaz de schiste.
Le texte s'intéresse particulièrement à une disposition prévue dans la loi du 13 juillet 2011 qui interdit globalement la fracturation hydraulique en France (seule technique disponible à l'heure actuelle pour explorer ces hydrocarbures non conventionnels) : la mise en œuvre d'"expérimentations réalisées à seules fins de recherche scientifique sous contrôle public". Les auteurs du rapport y sont favorables pour un "nombre limité de puits", ouvrant donc une brèche dans le principe d'interdiction de la fracturation hydraulique.
Globalement, et pour résumer l'argumentaire développé, il s'agit de ne pas gâcher le potentiel des richesses du sous-sol français, tout en prenant le maximum de précautions techniques (surveillance de la cimentation des puits, des nappes phréatiques, de la qualité de l'air, etc.). Un calendrier est même prévu :
Compte tenu des mobilisations locales des collectifs anti-gaz de schiste, il est sûr que ces recommandations devraient susciter de nouvelles mobilisations.
Source:Le Monde
Publié le 23 mars
Rio, 20 ans après : le vert n’est plus au programme
Il y a vingt ans, le sommet environnemental historique qui se tenait à Rio de Janeiro débouchait sur des traités révolutionnaires et autorisait les espoirs les plus fous : on allait s’occuper des problèmes urgents. Mais alors que les organisateurs préparent la conférence Rio+20 qui aura lieu en juin, on a peu de raisons d’attendre quelque action substantielle que ce soit.
Ce n’est pas difficile d’être cynique. En 1992, plus d’une centaine de dirigeants internationaux, dont George H. W. Bush, se rendaient au Sommet de la Terre à Rio de Janeiro. Il s’agissait d’un méga-événement de deux semaines qui a focalisé une attention colossale et qui aura été marqué par la signature de deux traités révolutionnaires sur le changement climatique et la biodiversité, et par de nobles déclarations sur la création d’un monde futur vert et équitable.
Le moins que l’on puisse dire, c’est que les deux décennies qui ont suivi n’ont pas été à la hauteur des promesses. Les émissions ont grimpé en flèche, le pillage des ressources s’est intensifié, la nature continue de céder du terrain, le monde est devenu moins équitable et le changement climatique n’est plus une lointaine perspective, c’est une terrible réalité.
Rio+20 se tiendra dans la mégapole brésilienne en juin et on peut difficilement prétendre que nos dirigeants ’y consacrent pas corps et âme. La conférence durera trois petits jours (du 20 au 22 juin), alors qu’elle en avait duré 14 vingt ans plus tôt. Le président Obama ne s’y rendra pas. Les organisateurs redoutent tellement qu’aucun leader d’envergure ne vienne que lorsqu’ils ont appris il y a quelques mois que la conférence tombait au moment où la Grande-Bretagne et son ancien empire allaient célébrer le jubilé de diamant de la reine Elizabeth, ils l’ont repoussée d’une semaine.
Ce sommet a véritablement besoin d’un élan externe, car à l’heure actuelle, ni l’ordre du jour de Rio+20 ni le texte d’avant-projet ne montrent que les responsables politiques sont prêts à aller au-delà des belles paroles teintées de vert que nous avons entendues de la bouche de leur prédécesseurs il y a 20 ans, dans la même ville. Ce n’était déjà pas suffisant à l’époque, ça l’est encore moins aujourd’hui.
Source:Goodplanet-info
Publié le 22 mars
A Paris, la livraison de 80 magasins Franprix se fera par péniche !
Une barge devrait acheminer 26 conteneurs sur un trajet de 20 kilomètres depuis le port de Bonneuil-sur-Marne (Val-de-Marne). La direction du groupe a fixé un objectif de 450 palettes dans un premier temps, ce qui correspond à la moitié des volumes livrés dans les supermarchés concernés. Après leur arrivée au port, des camions seront malgré tout requis pour livrer le stock de denrées sèches dans les magasins situés dans un rayon inférieur à 8 kilomètres. Ces magasins seront estampillés de logos verts " Franprix entre en Seine ". Benoît Melonio, directeur du développement de Ports de Paris, espère que l'initiative aura "un effet boule de neige" auprès des autres enseignes de la capitale.
Source:Bioaddict.fr
Publié le 21 mars
Dalo : le comité de suivi juge la situation "inacceptable"
Appel à un plan d'urgence
Le comité constate "un déficit important de mise en oeuvre qui concerne particulièrement l'Ile-de-France, où le nombre de relogements est en diminution par rapport à 2010, [et] les recours déposés en vue d'obtenir une place d'hébergement [...]". Pour le comité de suivi, "cinq ans après la promulgation de la loi, il y a là une situation inacceptable". Il estime qu'"il y a, aujourd'hui, une carence de l'Etat qui se traduit par sa condamnation par les tribunaux administratifs et le maintien de personnes dans des situations dramatiques".
Le bilan au 31 décembre recense 2.540 recours devant un tribunal administratif sur les décisions des commissions, dont 89% en Ile-de-France. Sur les 1.479 jugements déjà rendus à ce titre, 62,7% ont conclu à un rejet du recours, tandis que 16,1% ont donné satisfaction au requérant. Cette proportion est évidemment inverse pour les recours devant un tribunal administratif portant sur la non-application par l'Etat des décisions des commissions Dalo. En 2011, 5.648 recours ont été enregistrés à ce titre, dont 80% en Ile-de-France, 12% en Paca et dans l'Hérault et 2,8% en Guyane. Sur les 5.718 jugements de tribunaux administratifs rendus en 2011, 78,8% ont donné satisfaction au demandeur et 13,7% ont conclu à un rejet.
Source:Localtis info
Publié le 20 mars
LA SOIF DU MONDE
Le réalisateur de Home revient avec un nouveau film "La soif du monde", diffusé ce mardi 20 mars sur France 2. Cette fois-ci le célèbre photographe s'intéresse à l'un des enjeux majeurs pour la survie des populations : l'eau. Avec en toile de fond, permettre à chacun de mieux comprendre les enjeux liés à l'eau, réaffirmer le droit à l'eau et rappeler l'urgence d'agir. Un documentaire très complet, touchant et magnifique à ne pas rater.
Publié le 19 mars
Afrique du Sud : Le maïs génétiquement modifié devient la norme
Selon des recherches effectuées par le scientifique Kalaus Amann, le maïs génétiquement modifié occupe désormais 72% des surfaces plantées de maïs en Afrique du Sud.
Les champs de maïs modifié ont augmenté de 100 000 hectares pour la seconde année consécutive. Désormais, ils atteignent 72% du total du maïs commercialement exploité en Afrique du Sud. Le maïs OGM n’est pas le seul à être concerné par cette multiplication des surfaces. Les plantations de soja OGM ont aussi augmenté. Une augmentation de 20%, passant de 390 000 ha en 2010 à environ 450 000 ha pour répondre à une demande accrue.
Amann déclare qu’une étude du Maize Trust montre qu’environ 12 millions d’hectares de mais “biotech”, jaune mais aussi blanc, ont été planté en Afrique du Sud entre 2001 et 2010. Cela représente une récolte de 40 millions de tonnes de grains. 40 millions de tonnes consommées, d’une manière ou d’une autre, en un an, par 40 millions de Sud Africains, 800 millions de poulets, 1,4 millions de bovins, et 3 millions de cochons.
Amann prévoit aussi de beaux jours pour les récoltes génétiquement modifiées. Entre 2012 et 2015, les plantations vont se multiplier dans le monde.
Environ 10 pays pourraient adopter les semences modifiées pour la première fois. 3 en Asie et 7 en Afrique sub-saharienne.
On ignore si les aliments génétiquement modifiés vont avoir des répercussions sur la santé des hommes à long terme
Source:Greenetvert
Publié le 18 mars
Solaire
First Solar veut s'affranchir des mécanismes de soutien
L'américain, leader mondial des couches minces, vise un prix du kilowattheure de 8 à 11 cents d'euro d'ici à 2015, compétitif avec celui des énergies fossiles.
A 73 centimes de dollar (56 cents d'euro), First Solar, le leader des panneaux solaires à couches minces (5 gigawatts installés en 10 ans d'existence, 2,8 milliards de dollars de chiffre d'affaires en 2011) produit déjà le watt le moins cher du marché. Mais il ne compte pas s'arrêter là et vise d'ici à 2015 un coût de 50 à 54 centimes de dollar (41 cents d'euros). En corollaire, l'américain leader des couches minces espère bien pouvoir vendre le kWh à un prix de 10 à 14 centimes de dollar (de 7,6 à 10,7 cents de centimes), donc à parité avec les énergies conventionnelles sur la majorité des marchés. « Notre objectif, c'est qu'en 2015, 100 % de nos projets soient viables sans subventions », annonce le responsable du développement Benjamin Thibault
Source:La Tribune
Publié le 17 mars
CONTRACEPTION
Un gynécologue obstétricien, Israel Nisand, vient de remettre un rapport alarmant au ministère de la santé.90000 jeunes femmes de 17 à 25 ans ont subi une IVG en 2010.Il parle d « 'irresponsabilité collective », de « sujet tabou », de « dispositifs inappliqués ». Il appelle les laboratoires pharmaceutiques et la sécurité sociale à joindre leurs efforts pour rendre la pillule gratuite.
Il conseille la généralisation d'un » forfait contraception » anonyme pour toutes les jeunes filles, même mineures.A ce jour, le ministre Xavier Bertrand ne veut »rien entendre »,dit Nissand. Pourtant il faudra bien qu'un jour les vieux politiciens l'acceptent:Les jeunes voudraient baiser tranquillement.
Source:Le mag du Monde
Publié le 16 mars
Les déchets de la maison et du bureau, carburants de demain
Selon le bloggeur du Guardian, Damian Carrington, présent à la Conférence mondiale sur les agrocarburants qui se tient à Rotterdam du 13 au 15 mars, les grands industriels croient que "les déchets domestiques et de bureau sont les sources les plus prometteuses d'agrocarburants pour 2012".
les matériaux celluloïdes sont cités par 16% des personnes interrogées, ce qui n'échappera pas à Christian Morgen, directeur général de l'usine Inbicon installée au Danemark, la plus grande au monde. Il m'explique qu'on y transforme le chaume en éthanol, qui, mélangé à de l'essence, est vendu actuellement dans une centaine de stations-services. Des granulés sont également produits pour remplacer le charbon dans les centrales électriques et grâce au procédé d'anaérobie, la mélasse est transformée en gaz. Plutôt pas mal pour des matières sur lesquelles dormiraient les chevaux sinon !
Source:La Repubblica
Publié le 15 mars
Une tasse de café, c'est 140 litres d'eau selon "l'empreinte eau" du WWF
MARSEILLE - (AFP) - "L'empreinte eau" d'une tasse de café équivaut à 140 litres d'eau, affirme mercredi le WWF-France en appliquant son indicateur, mis au point avec l'Université de Twente (Pays-Bas) qui tient compte de l'impact de toute la chaîne de production sur la ressource eau douce.
Le chiffre de 140 litres pour une tasse de café comprend, selon l'ONG, l'eau utilisée pour faire pousser le plan de café, le récolter, le transporter, l'emballer, le vendre et le préparer. Cela inclut également le volume d'eau nécessaire à la fabrication de la tasse dans laquelle il sera bu.
Si vous rajoutez du lait et du sucre dans le café et que vous le versez dans une tasse à emporter, l'empreinte eau passe à 200 litres, avec des variantes si le sucre est blanc provenant de betteraves ou roux issu de cannes à sucre. En moyenne, une personne utilise 70g de sucre par jour, cela représente l'équivalent de 100 litres d'eau.
"Cet indicateur fait prendre conscience de façon simple des impacts des modes de vie et donc des pressions exercées par les activités humaines sur la ressource eau, qu'elles soient domestiques, industrielles ou agricoles", souligne le WWF-France en marge du Forum mondial de l'Eau à Marseille.
Publie le 14 mars
Forum Mondial de l’Eau : tant va la cruche à l’eau qu’à la fin elle n’en trouve plus…
A partir de ce lundi, le 6e Forum mondial de l'eau se réunit pour une semaine à Marseille. L’objectif affiché est ambitieux. Trouver les solutions pour assurer l'accès de l'humanité à l'eau potable et à des sanitaires décents alors que les pressions sur la ressource augmentent : changement climatique, augmentation des prélèvements pour certains usages et pollutions accentuées.
20.000 participants de 140 pays sont annoncés : institutions, entreprises, associations, élus locaux. L'ouverture a été assurée par le Premier ministre. Le président de la République ayant finalement renoncé à se rendre dans la cité phocéenne. C’est dire l’importance accordée à l’événement…
La "puissance du progrès technologique" ne suffira pas
Le Premier ministre a souligné la nécessité de fonder l’économie sur le respect de l’environnement mais FNE regrette l’insistance avec laquelle il a présenté l’innovation et les « technologies vertes » comme la solution aux problèmes posés par la gestion de la ressource en eau. La « puissance du progrès technologique » prônée par François Fillon, sera inopérante sans l’avènement d’un nouveau modèle agricole, réduisant considérablement ses prélèvements et ne contribuant plus à la dégradation de la qualité de l’eau.
Source:FNE
PUBLIE LE 13 MARS
Forum mondial de l'eau : les Français inquiets des effets de la pollution de l'eau sur leur santé
Une grande majorité de Français placent la pollution de l'eau en tête des priorités environnementales et s'inquiètent des menaces sur la santé et les écosystèmes des eaux usées non traitées, selon un sondage* réalisé pour le compte du Siaap (Service public d'assainissement de l'agglomération parisienne) et publié ce 12 mars à l'ouverture du Forum mondial de l'Eau (FME) qui se tient à Marseille jusqu'au 17 mars. 95% des personnes interrogées sur les priorités d'actions environnementales ont placé la pollution de l'eau devant celle de l'air (94%). Près de neuf personnes sur dix (88%) jugent l'extinction d'espèces animales et végétales et l'épuisement des énergies fossiles (87%) prioritaires. Et le réchauffement climatique demeure un sujet de préoccupation pour 84%.
Une grande majorité des Français (96%) considère que les eaux usées, si elles ne sont pas traitées, entraîneront des maladies chez les individus et des menaces pour la survie des écosystèmes. L'eau est par ailleurs considérée comme une ressource limitée pour plus de huit personnes sur dix (82%), alors que 14% pensent le contraire et estiment qu'il y en aura toujours suffisamment pour toute la planète. Et si plus de neuf Français sur dix (91%) indiquent faire attention à la quantité d'eau qu'ils utilisent chez eux, plus de huit sur dix estiment que pour faciliter l'assainissement des eaux usées, il faudrait surtout agir sur les usages industriels et agricoles de l'eau. Le droit à l'accès à l'eau potable a été reconnu à l'échelle de la planète par l'ONU en juillet 2010, mais 65% des Français l'ignorent toujours. Ils sont cependant plus de sept sur dix (74%) à considérer que la France a un rôle à jouer dans la promotion du droit à l'eau potable et à l'assainissement au niveau mondial.
SOURCE/lOCALTIS.INFO
Publié le 12 Mars
EAU potable : nitrates et pesticides, principales causes d'abandon des points de captage
En moyenne, près de 440 captages utilisés pour la production d'eau destinée à la consommation humaine sont abandonnés chaque année alors que 900 nouveaux captages sont mis en service. Ces chiffres, qui portent sur la période 1998-2008, sont issus du premier bilan complet des abandons de captage que vient de publier la direction générale de la Santé.
878 captages victimes de pollutions par les nitrates et les pesticides
En France, la principale cause d’abandon de captage est liée à la qualité de la ressource en eau (41% des cas), la rationalisation arrivant en deuxième position (19% des captages abandonnés). "Parmi les paramètres qualitatifs, les pollutions diffuses d’origine agricole (nitrates et/ou pesticides) sont à l’origine du plus grand nombre d’abandons avec 878 captages concernés
Source:Localtis.info
Publié le 11 mars
VACANCES
Qui n’a pas besoin de se changer les idées et de s’évader quelques jours au grand air ? Malheureusement pour de nombreux Français, les vacances restent encore un luxe. Les autres, les chanceux, ceux qui appartiennent à la cohorte du milliard de touristes qui voyagent chaque année dans le monde, réfléchissent de plus en plus à l’impact du tourisme sur l’environnement. Le bétonnage des côtes, le grignotage des terres par les complexes hôteliers, le développement des aéroports pèsent sur la biodiversité. La terre et les eaux sont polluées par les millions de tonnes de déchets produits par les touristes. Les émissions des gaz à effet de serre sont démultipliées par des déplacements toujours plus lointains.
Les problèmes risquent d’aller crescendo. L’Organisation mondiale du tourisme (OMT) parie sur 1,6 milliard de touristes en 2020. Selon l’OMT, le tourisme serait même devenu la première industrie mondiale. Ce secteur, fort de 200 millions d’emplois, représente 12 % du PIB mondial. Les vacances plus vertes peuvent-elles se concilier avec le tourisme de masse ?
Source:Terraecco
Publié le 10 mars
Les pénis ont rétréci de 1cm en 60 ans
Selon une étude italienne publiée ce lundi, la taille du pénis aurait diminué de 10% en 60 ans, passant de 9,7cm en 1948 à 8,9cm aujourd'hui. En cause, les changements environnementaux qui perturbent le système endocrinien et l'obésité.
La patrie de Rocco Siffredi est en deuil. Selon une étude italienne menée par l'hôpital universitaire de Padoue, la longueur moyenne du pénis au repos est passée de 9,7cm en 1948 à 8,9cm en 2012. Soit une diminution de 10% en soixante ans. En cause notamment, les polluants et changements environnementaux qui perturbent le système endocrinien.
En effet, si chez les femmes le bisphénol A, les pesticides et autres perturbateurs accélèrent la puberté et stimulent le développement mammaire, il semblerait qu'ils provoquent l'effet inverse chez les hommes. Les hommes sécrèteraient plus d'oestrogène, une hormone féminine qui stimule la croissance des os mais pas celle du pénis.
Source: L'express
Publié le 9 mars
BIO
Ca y est, l'Ile-de-France compte désormais un atelier de transformation de légumes bio en quatrième gamme (autrement dit, préparation de légumes frais et commercialisés prêts à l'emploi). Une grande première dans la Région et une bonne nouvelle face à la demande croissante en produits bio des collectivités locales.
Opérationnel depuis janvier 2012, et soutenu par le Groupement des agriculteurs biologiques d'Ile-de-France, l'atelier de transformation a pour objectif de fournir la restauration collective de la région en légumes biologiques. Carottes, choux verts et rouges, pommes de terre et salades bio (provenant des 7 exploitations franciliennes et des 21 membres des Fermes Bio d'IdF) y sont lavées, égouttées, épluchées, coupées et conditionnées avant de partir vers les cantines scolaires d'Ile-de-France. A ce jour, 40 tonnes de carottes bio ont ainsi déjà été livrées au groupe Elior Restauration.
Source:Bioaddict.fr
Publié le 8 mars
"Nos systèmes alimentaires créent des gens malades"
Le Rapporteur spécial de l'ONU pour le droit à l'alimentation, Olivier De Schutter, a averti que les systèmes alimentaires mondialisés et la propagation du style de vie à l'occidentale ont créé une catastrophe en matière de santé publique avec plus d'un milliard de personnes au monde qui souffrent de malnutrition et un autre milliard de personnes qui souffrent de surpoids ou d'obésité.
Dans son rapport, M. De Schutter a identifié cinq priorités pour réintroduire le souci nutritionnel dans les systèmes alimentaires aussi bien dans les pays développés que dans les pays en développement.
Il s'agit selon lui :
d'augmenter la taxe sur les produits malsains,
de réguler les aliments riches en graisses saturés, en sel, en sucres,
d'introduire une régulation plus restrictive pour la publicité sur les aliments malsains,
de revoir les politiques agricoles qui subventionnent la production d'ingrédients malsains,
et enfin de soutenir la production alimentaire locale.
Source:Notre-planète-info
Publié le 7 mars
Le gaz de schiste pire que le charbon pour le climat ?
La montée en puissance du gaz de schiste menace très sérieusement le climat. C'est une étude publiée le 21 février dans Journal of Geophysical Research et présentée par la revue Nature qui l'affirme.
Cette étude réalisée par une équipe de 27 géoscientifiques dirigée par Gabrielle Pétron (Université de Boulder, NOAA), pointe du doigt l'émission de méthane provoquée par l'exploitation des gisements de gaz de schiste. Le méthane est un très puissant gaz à effet de serre. Calculé sur vingt ans, son pouvoir réchauffant vaut 62 fois celui du CO2 à nombre égal de molécules, et 20 fois sur cent ans (car il reste moins longtemps dans l'atmosphère).
Il faut noter que cette mesure est une suprise et un résultat non recherché par les scientifiques. Au départ, la motivation de ces études était de mesurer les pollutions néfastes pour la santé des habitants des villes proches et non de mesurer l'effet de serre de l'exploitation des gisements de gaz de schiste.
L'expansion à très grande échelle de l'exploitation des gaz de schiste, le nouvel eldorado des gaziers baptisé aussi "nouvel âge d'or" par l'Agence internationale de l'énergie, se traduirait donc par de fortes émissions de méthane en exploitation - environ 4% du gaz extrait - au point que son bilan climatique total incluant les fuites dans les systèmes de transport pourrait être aussi mauvais que celui du charbon. Aux Etats-Unis, le gaz de schiste represente déjà près de cent milliards de m3 sur 600 milliards de m3 de gaz extraits.
Source:Libération
Publie le 6 mars
Mondialisation
Les graines transportées involontairement par les visiteurs du continent austral risquent de se transformer en espèces invasives.
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L'Antarctique est un territoire dont l'accès n'est possible que pour trente à quarante mille personnes chaque année. Mais une équipe de scientifiques de huit pays différents dont des représentants du CNRS et de l'Institut polaire français (IPEV) vient de montrer comment ces voyageurs très occasionnels sèment des petites graines en passe de devenir pour certaines d'entre elles des espèces invasives.
853 participants ont accepté de se prêter à un examen très minutieux de leurs effets personnels afin de déterminer à la fois ne nombre de graines transportées et les espèces végétales concernées. «Au total on en a compté plus de 2600 de 200 espèces différentes»,
Dans ces régions, les écosystèmes fonctionnent très bien mais sont assez rustiques. L'arrivée d'une ou de plusieurs espèces nouvelles peut conduire à des bouleversements majeurs. C'est notamment ce qui a été constaté dans certaines îles subantarctiques. Mais surtout, préviennent les scientifiques, la situation pourrait être aggravée en raison du réchauffement climatique qui est très sensible dans certaines zones de l'Antarctique. La côte ouest notamment connaît déjà des élévations importantes de températures. Dans ces régions très froides à la différence des zones tempérées, une simple hausse de 1° C de la température moyenne peut permettre à des espèces qui végètent de soudain se développer.
Cette étude va permettre de faire des recommandations, notamment sur l'entretien des équipements. Elle va fournir aux signataires du Traité sur l'Antarctique «des bases de réflexion pour minimiser les risques d'introduction d'espèces sur le continent blanc».
Source:Le Figaro
PUBLIE LE 5 MARS
ENERGIE
Les pays industrialisés et en voie de développement intensifient l'exploitation de leurs précieuses ressources en eau en tant que source d'énergie renouvelable. C'est ce que montre une étude du Worldwatch Institute : la consommation hydroélectrique mondiale a augmenté de plus de 5 % entre 2009 et 2010. Fin 2010, elle atteignait un pic historique de 3 427 terawatt-heure (TW-h), c'est près de 16,1 % de la consommation mondiale d'électricité, poursuivant ainsi l'accélération observée depuis 2003.
"La part de l'hydroélectricité dans la production totale devrait encore augmenter malgré les conséquences environnementales. En effet, les pays sont séduits par ses faibles coût de revient financier et son impact climatique, un argument de poids pour réduire les émissions de gaz à effet de serre," note l'auteur du rapport, Matt Lucky, membre du Worldwatch MAP spécialisé en énergies renouvelables.
Cinq pays : la Chine, le Brésil, les Etats-Unis, le Canada et la Russie, concentrent en 2010 environ 52 % de la capacité hydroélectrique mondiale installée.
La Chine est et restera à moyen terme le plus gros producteur d'hydroélectricité. Elle a produit 721 TW·h en 2010, soit environ 17 % de sa consommation intérieure. Avec 213 gigawatts (GW) installés, elle possède fin 2010 la plus grosse capacité hydroélectrique au monde. Le pays a fait une priorité du renforcement de sa capacité hydroélectrique (16 GW supplémentaires en 2010), et table sur une nouvelle augmentation de 140 GW d'ici 2015. Un tel objectif suppose la construction d'au moins sept nouveaux barrages de la taille de celui des Trois Gorges, le plus grand au monde !
Source:Notre-planète-info
Publié le 4 mars
Mexique : Le prix de la tortilla fait reculer la production de bioéthanol
La hausse du cours du maïs, base de l’alimentation mexicaine, contraint le gouvernement à maintenir l’interdiction de produire des biocombustibles à partir de céréales. Dans le nord du pays, quatre états testent déjà du maïs transgénique, censé garantir la souveraineté alimentaire.
Tandis que les gros producteurs réclament à cor et à cri un assouplissement de la législation qui permettrait aux états dont la production est excédentaire de procéder à l’élaboration d’éthanol à partir de maïs, les associations paysannes dénoncent la pression exercée par les multinationales américaines, colombiennes et brésiliennes spécialisées dans la production de biocarburants. Elles rappellent que la part de la population qui n’arrive pas à couvrir ses besoins alimentaires est en constante augmentation et atteint désormais 18,2%.
Fin décembre, alors que le gouvernement s’apprêtait à donner son feu vert à la production d’éthanol de maïs, le prix des tortillas s’est envolé de près de 50%, obligeant les autorités à mettre en suspens leur projet. Cette flambée des cours s’explique entre autre par la forte demande de bioéthanol de maïs aux États-Unis, qui absorbe 37% de la production, tandis que la Russie a décidé l’arrêt de ses exportations de blé, suite à la vague de chaleur qui a dévasté les récoltes. Les récentes inondations ayant ravagé l’Australie ont également contribué à aggraver la situation.
Dans ces conditions, Víctor Suárez, président de l’Association nationale d’entreprises commercialisant des produits agricoles (ANEC), estime que la réforme de la loi autorisant la production d’éthanol à partir d’aliments de base serait
une folie, dont le seul but est l’enrichissement des grands producteurs, […] alors que 20% de la population du Mexique vit dans l’extrême pauvreté et que 45% des aliments sont importés
En outre, il rappelle que sans subventions, la fabrication d’éthanol n’est absolument pas rentable.
Source:Greenetvert
Publié le 3 mars
Canada : La nature déserte les livres pour enfants
Selon une étude , la nature prend de moins en moins de place dans les livres d’images pour enfants primés au cours des dernières décennies. Une nouvelle qui fait craindre une rupture entre les nouvelles générations et la nature.
Le professeur J. Allen Williams Jr., de l’Université de Nebraska-Lincoln, et son équipe ont examiné tous les livres pour enfants ayant reçu la médaille Caldecott de l’American Library Association entre 1938 et 2008.
8 100 illustrations, tirées de 300 ouvrages ont été passées au peigne fin des chercheurs. Ces derniers y constatent une baisse constante des représentations de l’environnement naturel, comme la forêt ou la jungle. Les images de milieux urbains (écoles, maisons) y prennent une place croissante. Il en va de même pour les animaux: le monde sauvage perd de la place au profit des animaux domestiques.
De moins en moins de place pour la nature
Depuis les années 1930 et jusqu’à la fin des années 1960, les représentations de milieux naturels et urbains étaient répartis à peu près équitablement. C’est à partir des années 1970 que la part urbaine s’est imposée, au point que la nature a pratiquement disparu. Une évolution qui inquiète le Pr Williams:
Ce manque d’accroche avec la nature risque d’entraîner une compréhension moindre de ce milieu. Les nouvelles générations risque d’avoir une empathie plus faible face aux enjeux des espèces sauvages et aux problèmes environnementaux.
Source:Greeetvert
Publié le 2 mars
Insecticides : des semis dangereux pour les abeilles
Les graines de maïs enrobées d'insecticides peuvent faire des ravages chez les abeilles. Non pas seulement quand les plantes fleurissent et que les abeilles se nourrissent de pollen mais au moment du semis. Lors de cette opération, des millions de microparticules sont mises en suspension dans l'atmosphère. Même si les quantités sont infinitésimales, cela suffit à contaminer les abeilles qui survolent le champ à ce moment-là ou qui butinent à côté. C'est le résultat d'une étude publiée par une équipe de l'université de Padoue dans la revue Environmental Science and Technology, éditée par la Société américaine de chimie.
Les tests montrent que toutes les semences enrobées, quelle que soit la marque, sont sujettes à un phénomène d'érosion à l'intérieur du semoir. Ce type d'appareil étant doté d'une turbine, les microparticules sont projetées dans l'atmosphère. La pollution n'est que partiellement réduite si l'engin est équipé d'un déflecteur dirigé vers le sol, comme le stipule la réglementation européenne depuis 2009 après une intoxication massive en Bavière. Plus de 11.500 ruches avaient été décimées au moment où un agriculteur semait du maïs Poncho. Il faisait très sec et venteux et les particules s'étaient déposées aux alentours sur les fleurs, contaminant les abeilles. L'humidité ne semble arranger quoi que ce soit, les chercheurs italiens ont constaté au microscope électronique qu'elle semble faciliter l'adhésion des microparticules sur le corps des abeilles
«L'exposition des abeilles est irréaliste»
L'équipe pilotée par Andrea Tapparo a relevé la présence de molécules insecticides sur des abeilles mortes qui avaient traversé le champ expérimental au moment du semis pour aller chercher du sucre déposé dans un nourrissoir. Ils ont fait le même constat avec des abeilles enfermées dans des cages et placées à différentes distances du semoir.
«L'étude italienne est sérieuse mais l'exposition des abeilles est irréaliste», critique François Thiboust, de Bayer. «En France, plusieurs apiculteurs ont subi des dommages lors de semis», assure Henri Clément, de l'Unaf (Union nationale des apiculteurs de France). «Non seulement les graines enrobées ne sont pas écologiques mais elles ne sont même pas pertinentes d'un point de vue agronomique. Cela revient à faire un traitement préventif systématique au lieu d'appliquer la dose au bon endroit au bon moment».
Source:Le Figaro
Publié le 1 mars
TRANSPORT ROUTIER
Dans le cadre de l'examen de la proposition de loi Warsmann sur la simplification du droit, les députés devraient adopter, ce mercredi 29 février, la suppression de l’obligation d'un sixième essieu pour les camions de 44 tonnes. Cette disposition aura de graves conséquences sur l’environnement et les budgets des collectivités. Explications.
Environnement, sécurité et porte-monnaie sacrifiés
Le texte permettra aux camions de circuler avec quatre tonnes de plus sans avoir à ajouter un essieu supplémentaire. Cette disposition augmentera donc significativement l’impact des camions sur la chaussée et donc les coûts d’entretien [1] à la charge des collectivités et aura des conséquences graves en termes de sécurité en réduisant les capacités de freinage des véhicules. De plus, en favorisant une nouvelle fois la compétitivité du transport routier de marchandises, elle pénalisera les modes alternatifs que sont le ferroviaire et le fluvial.
Pour Gérard Allard, spécialiste transport de marchandises à France Nature Environnement : « Nous sommes fermement opposés à la généralisation de ce type de méga camions et à cette mesure qui, dans un contexte de crise économique et environnementale – aggravation de la dette publique et assèchement des finances locales, dépendance aux énergies fossiles, raréfaction des ressources et changement climatique - revient à faire payer aux contribuables les coups de pouces accordés aux transporteurs routiers et à favoriser le report du rail vers la route.»
Source:FNE
Publié le 29 février
Biodiversité: des graines syriennes mises à l'abri dans l'Arctique
OSLO - (AFP) - Des échantillons de végétaux venus de Syrie, un pays au bord de la guerre civile, ont rejoint mardi une "Arche de Noé verte" bâtie dans l'Arctique pour garantir la biodiversité face aux catastrophes naturelles, aux conflits et au changement climatique, a indiqué un responsable.
A un millier de kilomètres du pôle Nord, l'archipel norvégien du Svalbard (Spitzberg) abrite depuis février 2008 un entrepôt international de semences végétales, sorte de chambre froide géante enfouie dans la montagne et hautement sécurisée.
L'entrepôt, également surnommé "chambre forte du Jugement dernier", va recevoir cette semaine près de 25.000 nouveaux échantillons de semences, portant à environ 740.000 le nombre de variétés stockées sur place.
"La cargaison syrienne est certainement la plus intéressante en raison de la situation politique et sécuritaire là-bas", a déclaré à l'AFP Cary Fowler, directeur du Fonds fiduciaire mondial pour la diversité des cultures (GCDT).
C'est un centre international de recherche agronomique situé à Alep, la deuxième ville de Syrie, qui a envoyé quelque 14.000 échantillons de graines de blé, d'orge, de pois carré ou encore de pois chiche, parachevant ainsi au Svalbard la duplication de son entière collection.
"Je pense qu'ils reconnaîtraient qu'ils ont fait un effort spécial pour envoyer ces semences ici rapidement" pour éviter leur éventuelle destruction dans les violences qui déchirent le pays, a expliqué M. Fowler, joint dans le Grand Nord par téléphone.
Avec ces nouveaux arrivages, l'entrepôt du Svalbard abrite maintenant plus de la moitié des variétés des principales espèces végétales agricoles, selon lui.
Stockées dans des conditions de conservation optimales, les graines restent la propriété des Etats et institutions qui les déposent. Elles pourront être utilisées pour replanter une espèce végétale menacée d'extinction à l'état naturel.
© AFP
Publié le 28 février
Bruxelles poursuit la France en justice pour pollution aux nitrates
Bruxelles avait adressé une mise en garde à la France le 26 octobre 2011, à la suite de quoi Paris avait modifié sa réglementation.
«Mais la lenteur des progrès et l'insuffisance des changements proposés ont conduit la Commission à transférer le dossier» à la Cour de justice, a souligné la Commission.
Pour l'association Eau et Rivières de Bretagne, cette nouvelle décision est d'ailleurs «tout sauf une surprise».
Le problème récurrent de la pollution aux nitrates dans les rivières bretonnes s'explique par la nature intensive de l'élevage et des cultures dans cette région.
La Bretagne représente 7% de la surface agricole française mais rassemble 50% des élevages de porcs, 50% des élevages de volailles et 30% des bovins.
(AFP)
Publié le 27 février
Chine : Investissements massifs dans le dessalement de l’eau de mer
Confronté au risque de voir manquer d’eau douce plusieurs de ses grandes villes, le gouvernement étudie toutes les possibilités pour y parer. Notamment celle de la désalinisation de l’eau de mer, qui va connaître une croissance phénoménale d’ici 2015, comme l’a annoncé le conseil des affaires de l’état mi-février.
Le 13 février 2012, l’organe central du gouvernement publiait un document «propositions pour accélérer le développement de la désalinisation de l’eau de mer». Il expose les objectifs chinois d’ici 2015. Et c’est très ambitieux.
La Chine devrait disposer d’une capacité de dessalement comprise entre 2,2 et 2,6 millions de mètres cube par jour d’ici la dernière année du douzième plan. Une augmentation fulgurante puisque la capacité installée est actuellement de 640 000 mètres cube / jour. Le développement de la technologie sera orienté d’une part vers les îles dont la moitié des nouvelles ressources en eau douce seront dérivées de la désalinisation, d’autre part vers les grandes métropoles menacées par la soif. On pense notamment à Pékin, à laquelle ne suffisent pas les apports du pharaonique projet d’adduction des eaux du sud. Mais la capitale n’est pas la seule mégalopole à manquer d’eau, puisque ce sont 20 grandes villes côtières qui disposeront de leur usine de désalinisation d’ici 2015.
Source:Greenetvert
Publié le 26 février
AFRIQUE Savez-vous planter les choux… en ville ?
De Nairobi à Kampala, potagers et poulaillers improvisés poussent à foison. D’ici 2020, la survie de 40 millions d’Africains pourrait dépendre de cette agriculture urbaine
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Alors que nous nous rendons à Kibera, bidonville tristement célèbre de Nairobi, la capitale kényane, notre chauffeur fait grise mine. Mary Njenga, notre guide, vient de suggérer aux hommes de notre groupe de rester à l’arrière de la voiture. Les gens de Kibera n’ont souvent plus rien à perdre, et il arrive qu’on vous menace sans prévenir, d’une arme ou d’un couteau. “S’ils ne voient que des femmes, explique Njenga, ils sauront qu’on vient juste pour rencontrer les fermiers.”
Elle nous raconte comment, il y a environ quatre ans, les membres de l’ONG française Solidarités International – qui organise des projets d’aide humanitaire d’urgence et de reconstruction à travers le monde – sont venus ici et ont distribué de vieux sacs de farine à certaines femmes. Ils leur ont ensuite expliqué la façon de les remplir avec de la terre et des cailloux, puis de les cribler de trous sur les côtés et d’y faire germer des graines. Wangui, qui a grandi à Kibera, s’arrête en face de trois de ces “jardins verticaux” – des sacs de 1,20 m de haut remplis de terre et de vrilles élancées et bourgeonnantes de choux verts et d’épinards. Njenga nous présente aussi à des gens qui, dans des emplacements à peine plus grands qu’un placard, élèvent des poules pour gagner de l’argent.
Et dans les villes d’autres pays en voie de développement, des projets du même type sont en marche : les habitants utilisent tout ce qu’ils trouvent, vieux sacs de grains ou pneus usés, pour planter et entretenir des microcultures. Selon les données récentes du Pnud [Programme des Nations unies pour le développement], 800 millions d’individus pratiquent aujourd’hui l’agriculture urbaine, assurant 15 à 20 % de la production mondiale de nourriture. Parmi ces gens, beaucoup vivent en Asie, où la culture agricole citadine existe depuis longtemps. Sous les lignes électriques, le long des routes, au bord des fleuves, partout où il y a des terrains à l’abandon, les citadins saisissent leur pelle et travaillent la terre. Rien qu’en Afrique subsaharienne, la part de la population qui exploite des cultures en ville est passée de 20 % il y a vingt ans, à près de 70 % aujourd’hui. Et d’ici 2020, l’alimentation de quelque 40 millions d’Africains dépendra exclusivement des cultures vivrières qui pousseront dans les centres urbains.
Source:Courrier international
Publié le 25 février
EOLIEN EN NORVEGE
L'éolienne moderne a atteint une taille qui permet d'intégrer en son sein l'architecture! Un mât d'un diamètre de 10 mètres n'est plus un simple poteau, c'est une tour. Turbine City, au large de Stavanger, intègre un hôtel, un centre de spa, et un musée au sein même de la ferme éolienne off-shore. Un seul mégawatt -sur les 8 MW que produit une éolienne- est nécessaire pour alimenter en électricité toute l'installation. En amenant à Turbine City des touristes, des marins, des travailleurs de plates-formes pétrolières, des passagers de croisières, on leur fait partager l'expérience de cette ferme, comprendre ses avantages, admirer le spectacle des turbines. On accroît ainsi leur conscience du progrès réalisé et donc leur adhésion.
Stavanger est le point où la côte norvégienne est balayée par les plus forts vents du large. C'est la 4eme ville du pays et c'est une destination touristique bien desservie. Connue comme la "capitale pétrolière" de la Norvège, elle pourrait utiliser son dynamisme économique pour se rebaptiser elle-même, à terme, capitale de la "révolution durable", devenir une étape symbolique du développement architectural mondial, sans rompre avec l'image historique de la ville.
Source:Le Monde
Publié le 24 février
SALON DE L AGRICULTURE
Un an après avoir lancé une action de communication pour sensibiliser les citoyens aux impacts environnementaux d’une agriculture industrielle, France Nature Environnement a souhaité interroger les français à propos de leur perception des menaces qu’une certaine agriculture fait peser aussi bien sur leur environnement que sur leur santé et leur alimentation. A quelques jours du salon de l’agriculture, les citoyens expriment leur souhait de voir émerger de nouvelles pratiques en matière de production agricole. Les candidats à l’élection présidentielle sauront-ils répondre à leurs attentes ?
Lors du précédent salon de l’agriculture, France Nature Environnement avait joué les trouble-fête. Elle avait profité de cette grand-messe annuelle pour faire entendre une voix dissonante au milieu des louanges habituelles alors que l’agriculture française va à la rencontre des citoyens. Malgré les tentatives de certains pour étouffer cette voix, le discours a été entendu jusqu’au plus haut niveau de l’Etat. Il convenait donc pour FNE de faire un état des lieux à la veille de cette nouvelle édition.
Des résultats probants
Une majorité de français est favorable à la réduction du nombre de porcs élevés en Bretagne. Rappelons que la Région héberge la moitié des porcs élevés en France. Pour Jean-Claude Bévillard : « Ce résultat nous donne satisfaction. Il démontre que nos concitoyens ont compris l’importance d’agir sur les causes de la prolifération des algues vertes. Ils mesurent aujourd’hui les limites du ramassage des algues vertes qui, outre son coût, ne règle pas le problème de fond».
Le grand nombre de citoyens (73%) exprimant son inquiétude quant à la présence de pesticides dans les produits alimentaires souligne les attentes de la population en ce qui concerne l’application du plan Ecophyto, élaboré lors du grenelle de l’environnement, qui doit permettre, d’ici 2018, de réduire de 50% l’usage des pesticides. Le chemin est encore long puisque la tendance actuelle est à une augmentation de l’utilisation de ces produits (.
« Nourri sans OGM » : une victoire pour FNE
L’arrivée, à partir du 1er juillet 2012, d’un étiquetage « sans OGM » pour les produits végétaux, les produits animaux transformés ou non et les produits issus de l’apiculture est une grande satisfaction pour FNE qui avait profité de sa campagne de 2011 pour porter cette revendication. Notre sondage confirme donc que les consommateurs sont en attente d’une plus grande transparence et d’une meilleure information concernant les produits qui se retrouvent dans leur assiette.
Bruno Genty, président de FNE : « Les chiffres du sondage confirment que les français continuent de se soucier des thématiques environnementales malgré le peu de place que la campagne présidentielle leur réserve. Nous espérons que les candidats à l’élection présidentielle liront ce sondage qui démontre les inquiétudes et les attentes d’un grand nombre d’électeurs soucieux de la qualité de leur alimentation, de leur santé et de leur environnement. A eux de leur répondre à l’occasion du salon de l’agriculture. »
Source:FNA
Publié le 23 février
Brésil : Touche pas à mon sac plastique!
Quelques jours après la fin officielle de la distribution des sacs plastiques dans les supermarchés de São Paulo, les Brésiliens montrent des signes de réticence et d’incompréhension.
Depuis le 25 janvier, la distribution gratuite des sacs plastiques dans plus de 2600 supermarchés est terminée ou, du moins, en phase terminale. L’objectif est de réduire le rejet de 6,6 milliards de sacs par an (dont 1,8 milliards uniquement dans la capitale São Paolo). Cela représente 95 % des supermarchés qui adhérent à la campagne «Sortons la planète de l’asphyxie».
Le sac en amidon, une solution provisoire
La solution d’emballage majoritairement proposée aux caisses des supermarchés est le sac biodégradable en amidon de maïs. Un matériau est entièrement assimilé par l’environnement en 6 mois à 2 ans. Soit une avancée en terme écologique. Son inconvénient: le prix (0,19 R$, soit 9 cents d’euro en moyenne). Un prix qui scandalise Joana, une publicitaire:
Ce n’est pas juste de faire une marge sur le dos du consommateur avec quelque chose qui était offert avant.
L’association des commerçants répond que ce prix correspond au coût de l’emballage vert. Cette option est néanmoins provisoire et sert à aider les clients à court terme. Dans un deuxième temps ces sacs disparaîtront de la circulation.
Source:Greenetvert
Publié le 22 février
Qui consomme vraiment l’eau de la planète ?
Plus d'un cinquième de l'eau consommée sur la planète est englouti par des produits destinés à l'exportation. Et en important de la sorte des biens intensifs en eau, les pays développés augmentent les pressions sur des zones fragiles souvent dépourvues de politiques de conservation de cette ressource rare
Résultat : entre 1996 et 2005, 9 087 milliards de mètres cubes d'eau ont été consommés chaque année à travers la planète. L'agriculture en a englouti 92 %, notamment du fait de l'irrigation intensive des céréales telles que le maïs, le blé ou le riz (27 % de l'utilisation d'eau douce), ainsi que de la production de viande (22 %) et de produits laitiers (7 %).
Les Etats-Unis, qui ne représentent que 5 % de la population mondiale, constituent le troisième consommateur d'eau douce (1 053 milliards de m3 par an), après les beaucoup plus peuplées Chine (1 207 milliards de m3) et Inde (1 182 milliards de m3). Ramenée par habitant, la consommation américaine d'eau s'élève à 2 842 m3 annuels, contre 1 089 m3 pour la Chine, 1 071 m3 en Inde et 1 385 m3 en moyenne mondiale.
Source:Le Monde
Publié le 21 février
Australie : Il faut sauver Némo!
Le cerveau et le système nerveux des poissons souffriraient de nos émissions de dioxyde de carbone. Elles neutralisent leurs sens et menacent leurs chances de survie
Une équipe du Centre d’Excellence du Conseil Australien de Recherches (ARC) étudie plusieurs années les poissons des coraux, en particulier les bébés, vivant dans une eau à concentration élevée en CO2. Le carbone a un impact sur l’ouïe, l’odorat et les capacités à éviter les prédateurs, laissant penser que les chances de survie des petits poissons vont en diminuant si les émissions de CO2 ne sont pas réduites.
Selon le Professeur Munday, de l’équipe de recherche de l’ARC, environ 2,3 milliards de tonnes d’émissions humaines de CO2 se dissolvent dans les océans chaque année. Elles modifient l’environnement des poissons et créatures marines. Cet excès de CO2 augmente l’acidité de l’eau, perturbant les coquillages, le plancton et attaquant directement le système nerveux des poissons.
Le CO2 perturbe les sens des poissons
Le CO2 agit sur les neurotransmetteurs des poissons. Même si les plus gros poissons sont un peu touchés, les plus affectés sont les juvéniles des petites espèces, comme les poissons-clowns (Némo), ou les poissons demoiselles. Privés de leur odorat, les jeunes poissons ont du mal à repérer un récif ou un prédateur. Et les résultats des dernières recherches suggèrent que d’autres domaines peuvent être affectés.
Les poissons perdent également une partie de leur ouïe, qui leur permet de localiser les coraux, repaires des prédateurs, et de les éviter pendant la journée. De même, leurs capacités à tourner, cruciales pour la vie en banc, ne sont plus aussi précises. Désorientés et isolés, ils deviennent des proies faciles.
Ces recherches confirment que, avec la pêche industrielle et les émissions de CO2, l’humain est vraiment le plus grand des prédateurs!
Publié le 20 février
Le Premier ministre suédois veut la retraite… à 75 ans
Un quart des Suédois auront plus de 65 ans en 2030. Le chef du gouvernement de centre droit, Fredrik Reinfeldt, a fait le calcul : l’équation ne tient pas. Vivre plus longtemps, sans travailler plus, n’aboutit qu’à un seul résultat : la baisse du niveau des pensions. Car, dit-il, «le système des retraites n’est pas un numéro de magie». La solution donc : travailler jusqu’à 75 ans ! La proposition provoque un tollé.
En 1994, le royaume scandinave a été un des premiers pays en Europe à réformer son système des retraites, cité depuis en exemple à l’étranger. Les Suédois qui touchent peu ou pas de revenus ont droit à une «pension garantie» à partir de 65 ans. Les autres types de retraites sont versés dès 61 ans. Mais un salarié percevant un revenu moyen peut augmenter le niveau de sa pension de 135 euros par mois en travaillant une année supplémentaire. Aujourd’hui, l’âge moyen de départ en retraite est de 65 ans. Pour le Premier ministre suédois, ce n’est pas suffisant. Conscient, dit-il, qu’«un trentenaire ne travaille pas de la même façon que quelqu’un de 70 ans», il propose un changement de carrière, autour de 50 ans, avec la possibilité de retourner à l’école, et pourquoi pas, de souscrire un prêt pour suivre des études. C’est une question d’attitude, assure-t-il, exhortant ses concitoyens à «redessiner leur carte mentale».
Source:Libération
Publié le 19 février
Chine : 40% des nouvelles installations éoliennes mondiales en 2011
Le Conseil International des Energies Eoliennes a publié les statistiques des nouvelles installations en 2011. Avec le ralentissement des marchés d’Amérique du Nord et d’Europe, la progression globale a été limitée à 6%, soit 41GW supplémentaires installés. Avec 18GW raccordés au réseau pendant l’année, la Chine représente près de 40% de ces nouvelles capacités,
Les chinois se frottent les mains de leur décision précoce d’investir dans les énergies renouvelables. Même si un ralentissement se faisait sentir sur le territoire national, ce qui paraît d’ailleurs fort improbable, ses industriels sauraient tirer leur épingle du jeu sur les marchés internationaux. Sinovel et Goldwin, représentants les plus importantes compagnies de la profession, ont en effet déjà assuré leur présence sur les marchés export. En ajoutant à leur atout prix, celui d’une technologie en pointe, comme le montre la première mondiale de Sinovel. L’entreprise va installer des éoliennes de 6MW sur un champ offshore au large de Shanghai. Industriels occidentaux, soyez préparés!
Source:Greenetvert
Publié le 18 fevrier
La Chine fait bondir Ferrari
Le constructeur a battu tous ses records l'an dernier avec 7.195 bolides vendus. 2,251 mililards d'euros de chiffre d'affaires, un bénéfice net de 209 millions d'euros et une zone Chine (Chine, Hong-Kong et Taiwan) en progression de 62%.
Ferrari va bien. Merci pour lui. Le célébrissime constructeur italien de voiture à hautes performances a annoncé vendredi une année 2011 "record" avec une hausse de son chiffre d'affaires de 17,3% à 2,251 milliards d'euros et 7.195 voitures vendues, en hausse de 9,5%. Le bénéfice net de la firme de Maranello s'est monté à 209 millions d'euros. Ferrari avait vendu, en 2010, 6.573 voitures pour un chiffre d'affaires de 1,92 milliard d'euros.
En Chine, c'est le boom
"Nous ne pouvons qu'être satisfaits de ces résultats. Ils ont été obtenus en dépit d'un contexte économique qui reste difficile, spécialement en Europe", s'est félicité le patron de Ferrari, Luca Cordero di Montezemolo. Les ventes du constructeur iitalien, contrôlé par Fiat, ont bondi sur tous les continents avec une hausse de 62,6% à 777 voitures dans "la zone Chine", qui comprend la Chine, Hong Kong et Taiwan, dont 500 sur la seule Chine. Ce marché est devenu "il y a quelques mois le deuxième plus important pour Ferrari", précise le constructeur. Sur le marché américain, la hausse atteint 8% à 1.958 voitures, tandis que les livraisons au Moyen-Orient ont augmenté de 22% à près de 450 véhicules. Plusieurs pays d'Europe ont également enregistré de très bons résultats, notamment la Grande Bretagne (+23%), l'Allemagne (+14,6%) et la Suisse (+3,2%).
Source:La Tribune
Publié le 17 février
Brésil : Des conditions proches de l’esclavage dans l’industrie du biocombustible
Fin janvier, le Groupe de Surveillance Rurale de Ribeirão Preto, dans l’état de São Paulo, a réalisé une série de contrôles dans quatre grandes usines de production d’éthanol de la région. Ils font suite à de nombreuses plaintes concernant les conditions de travail des coupeurs de canne à sucre et l’utilisation intensive de pesticides.
Dans la première usine inspectée, Santa Rita SA, 37 motifs d’infractions ont été relevés indique l’inspecteur Antonio Avancini. Non paiement des charges sociales, dépassement horaire des journées de travail, non respect des 11 heures de repos entre deux journées de travail, travail pendant les jours fériés, non fourniture gratuite d’outils adaptés au travail, transport de pesticides dans le même compartiment que les aliments ou ustensiles à usage personnel des travailleurs, équipements de protection déchirés et abimés, exposant les travailleurs à des contaminations…
Les inspecteurs se sont aperçus que cette usine avait déjà été mise à l’amende en 2007:
Un secteur qui se croit tout permis
En 2003, le propriétaire de l’usine de Santa Rita, Nélson Affif Cury, est arrêté une première fois, accusé de fraude à la Sécurité Sociale pour un montant de 69 millions de R$ (30 millions d’euros). Procès qui se solde par un étrange non-lieu en 2007. La justice vient à nouveau de condamner Affif à deux ans et huit mois de prison pour ces mêmes motifs.
Selon l’inspecteur Avancini, le comportement du secteur des biocombustibles issus de la canne à sucre n’a pas changé ces dernières années. Ni sur les conditions de travail, ni sur le respect des lois et le paiement des charges.
Source:Greenetvert
Publié le16 février
Cochon qui s'en régale
Donner un visage aux cochons qui finiront un jour dans nos assiettes, c’est le projet fou lancé par un étudiant berlinois. L’objectif : sensibiliser les amateurs de viande à nos amies les bêtes et en finir avec la consommation de masse.
Le projet Donner un visage à la viande est étrange, provocateur et perturbant. Il touche un point sensible de notre époque. En 1956, les Allemands consommaient en moyenne 27 kilos de viande par an. Aujourd’hui, ils en mangent le double. “Je me suis demandé comment amener les gens à consommer de manière plus consciente et plus respectueuse”, explique Dennis Buchmann. La photo du cochon n° 1 est collée sur chaque emballage. Les consommateurs peuvent ainsi voir la tête de l’animal qu’il a fallu sacrifier pour la confection de leur saucisse, avant de la savourer. Ils peuvent aussi se rassurer : ce cochon aura eu une belle vie.
Quel éleveur serait assez fou pour se risquer dans une telle aventure ? “Les gens de la région me prennent pour un dingue”, explique Schulz, éleveur bio opposé à l’élevage en batterie. Quand Buchmann lui a téléphoné, il était en train de regarder le journal télévisé. L’étudiant lui a expliqué son idée : Schulz lui vendait un porc, le boucher était payé pour l’abattage et la préparation de l’animal et Buchmann se rémunérait sur le produit des ventes. Trois minutes plus tard, Schulz donnait sa réponse : “Super, on fait ça.”
Ses porcs sont élevés sur une période de neuf mois, et non pas trois. Buchmann et Schulz vendent leur charcuterie le double des prix habituels. Le cochon n° 1 s'est vendu en quelques jours, les deux suivants aussi. Il est encore temps de passer commande pour le cochon n° 4. Jusqu’à présent, Buchmann commercialise un animal seulement à la fois.
Source:Courrier international
Publié le 15 février
Thaïlande : Les HLM passent au vert
L’autorité nationale du logement, qui construit des immeubles à faible loyer pour les plus démunis, a signé un partenariat avec un distributeur de solutions énergétiques renouvelables. L’objectif : réduire les factures électriques des clients tout en augmentant la production nationale d’ENR.
La ‘National Housing Authority’ (NHA) a été fondée en 1973. Cet organisme a pour but de fournir des logements aux citoyens dont les revenus sont les plus faibles. Réhabilitation de bidonvilles, promotion d’immeubles à bas coûts à Bangkok et ailleurs… la NHA a déjà fourni plus de 500 000 logements aux plus démunis. Cela va continuer, avec une amélioration notable: la prise en compte de l’environnement dans cette démarche sociale
Il est prévu de construire 50 000 logements basse consommation en 2018
La combinaison des batteries au vanadium et des panneaux solaires permet de se passer partiellement de l’énergie du réseau électrique. Si l’ensoleillement n’est pas suffisant, la recharge par le réseau est cependant possible avec un rendement intéressant.
La NHA projette de développer 50 000 logements dans le cadre de ce partenariat entre 2012 et 2018, avec une première phase de 25 projets pour 15 000 logements. Les locataires de ces habitats basse énergie devront s’acquitter d’un forfait de 1000 bath (environ 24 euros) par mois pendant les 8 premières années en échange de l’électricité gratuite. Ensuite, leur facture devrait tout simplement disparaître. Ils peuvent même vendre leurs surplus d’énergie au réseau et ainsi devenir des producteurs d’énergie renouvelable pour les environs.
Source:Greenetvert
Publié le 14 fevrier
Chili : Vol de glace en Patagonie, la police mène l’enquête…
Une nouvelle menace plane sur le glacier Jorge Montt, après l’arrestation d’un camion frigorifique contenant plusieurs tonnes de glace. Le butin était destiné à rafraîchir des boissons dans les bars et les restaurants chics de la capitale.
Le chauffeur du camion transportait la glace à l’intérieur de grands sacs en plastique. Il aurait été embauché par une société privée domiciliée à Santiago du Chili, à plusieurs milliers de kilomètres de distance
Situé dans le parc national Bernardo O’Higgins, le glacier Jorge Montt s’étend sur 454 kilomètres carrés et suscitait déjà l’inquiétude des scientifiques, qui estiment que:il recule de façon dramatique.
Le glacier a en effet reculé d’un kilomètre entre janvier 2010 et janvier 2011.
source:Greenetvert
Au procès d'un agriculteur contre Monsanto, les pesticides au banc des accusés
Le tribunal de grande instance de Lyon doit décider ce lundi s'il juge Monsanto responsable de l'intoxication au Lasso de Paul François, un agriculteur charentais qui a connu de graves troubles neurologiques après avoir inhalé en 2004 ce pesticide aujourd'hui interdit . Il se bat désormais pour faire reconnaître en France la toxicité de ces produits.
"Nous n'avions pas idée que l'accumulation de ces produits allait avoir des effets vingt, trente ans après. Dans cette génération qui a commencé à travailler avec des pesticides dans les années 80, beaucoup sont en train de souffrir dans leur coin."
Avec d'autres malades, il a créé en 2011 Phyto'Victimes qui aide les agriculteurs à faire reconnaître leur pathologie comme une maladie professionnelle. Les demandes affluent à l'association qui traite selon lui une centaine de dossiers et recense déjà quatre décès parmi ses membres.
En complément des études partielles déjà menées en France, l'Agence nationale de la sécurité sanitaire (Anses) a décidé de s'autosaisir pour mener une enquête globale sur la santé des agriculteurs, dont les conclusions sont attendues d'ici 2013.
Le ministère de l'Agriculture n'a pas été en mesure de fournir une position sur le sujet. Le ministre Bruno Le Maire a cependant fait ajouter la prévention des risques liés à l'utilisation des pesticides au plan Ecophyto 2018, d'abord censé réduire leur utilisation dans un but environnemental.
En attendant la reconnaissance des autorités, un deuxième agriculteur s'est lancé dans une bataille judiciaire contre Monsanto, qui n'a pas donné suite aux demandes d'interview.
Jean-Marie Desdions veut prouver que c'est une exposition sur le long terme au Lasso qui a provoqué son myélome, un cancer des os. Les analyses ont retrouvé le même principe actif, le monochlorobenzène, dans son organisme.
"Quand une firme écrit noir sur blanc qu'il ne faut pas de protection vu les faibles doses de monochlorobenzène, c'est criminel", estime ce céréalier du Cher qui a subi huit ans de chimiothérapie et trois greffes de moelle
Source:La Tribune
Publié le 12 février
La Grèce interdit les animaux dans les cirques
Cette prise de position du gouvernement grec est non seulement un grand pas pour ce pays, mais elle marque aussi un tournant décisif à l'échelle européenne. D'autres pays pourraient bientôt suivre son exemple, notamment l'Autriche qui a déjà interdit l'utilisation des animaux sauvages, mais aussi le Portugal, le Danemark et la Croatie où des procédures sont en cours pour que soit mis un terme à leur exploitation. Forte de sa connaissance des quelques règles régissant les cirques, associée à un partenariat étroit avec les autorités, One Voice a réussi à sauver d'années de souffrance, et d'une mort certaine, nombre d'animaux sauvages détenus dans les cirques. Achille le chimpanzé, Vicky l'éléphante, Maomie la tigresse, Djunka le lion... ont échappé aux mains de leurs geôliers pour retrouver une vie « quasi » normale dans des sanctuaires. Libérer les animaux paraît en effet, aujourd'hui, être la seule solution « légale ». Mais un sauvetage coûte très cher et les refuges affichent complet... Bannir de nos spectacles les cirques mettant en scène des animaux pourrait être une alternative. C'est celle que prône One Voice à travers son soutien au développement des arts du cirque sans animaux.
Les spectacles avec animaux vont à l'encontre de l'éducation des enfants au respect et à la protection de la nature. Ils y voient la soumission par la force. Quel exemple pour eux que cette démonstration de l'oppression des plus faibles ?
Source:Notre-planéte.info
Consommation d'électricité : des collectivités réduisent la voilure
Triste record ! Malgré les actions menées en faveur de la maîtrise de l'énergie, la France a franchi un nouveau pic historique de consommation d'électricité le 7 février, à 19 h, avec plus de 100.000 MW. Les dispositifs Ecowatt mis en place en Bretagne et en région Paca étaient pourtant en alerte. Pour rappel, ce dispositif vise à effacer les pointes de consommation principalement situées entre 18 h et 20 h et à les lisser dans le temps pour éviter les coupures. Par ailleurs, Réseau de transport d'électricité (RTE) et l'Association des maires de France (AMF) ont lancé un appel à la modération de la consommation.
Au final, on voit bien que ces petites mesures sont loin d'être suffisantes et que le gaspillage reste plus la norme que la sobriété. Selon Michèle Rivasi, députée européenne d'EELV, "le chauffage électrique est le premier responsable des pics de consommation. Or, en 2009, 80% des logements français en étaient encore équipés". La réflexion doit donc s'engager globalement et sur le long terme, en s'appuyant notamment sur les plans climat-énergie territoriaux (PCET).
Source:Localtis.info
Publié le 10 fevrier
Inde : L’eau potable accessible à tous grâce aux énergies renouvelables
Si l’accès à l’eau potable n’est pas encore assuré dans certaines régions rurales indiennes, une innovation pourrait changer la donne. Le centre de recherches atomiques national a en effet développé une solution de purification alimentée par des énergies renouvelables. Plus besoin d’électricité courante pour avoir de l’eau propre?
L’avancée vient du prestigieux Centre de Recherches Atomiques Bhabha. La technologie, basée sur l’osmose inverse, est alimentée par générateur solaire. Saly T. Panicker est responsable du projet dans la division technologies de désalinisation.
Nous avons adapté une technologie existante aux exigences des régions rurales, où l’électricité n’est pas accessible ou pas régulière. L’unité de purification domestique que nous proposons est peu encombrante, portable, ne dispose pas de batterie. Elle peut pourvoir aux besoins de 5 familles grâce à une capacité de purification de 10 litres par heure.
Un modèle d’une capacité supérieure a aussi été développé. Il est alimenté par 16 panneaux solaires et peut fournir 250 litres d’eau potable par heure, subvenant ainsi aux besoins de 100 familles.
Les deux modèles sont conçus pour fonctionner 10 heures par jour. Quand il n’y a pas de soleil, l’alimentation énergétique du système peut être assurée par une turbine éolienne.
La technologie est maintenant disponible pour être industrialisée via un partenariat industriel. Selon la responsable du projet, le coût de la purification de l’eau ne dépasserait pas 5 à 10 centimes de roupies par litre (de 0,08 à 0,16 centimes d’euros). De quoi sortir, à un coût fort raisonnable, des villages entiers de la soif.
indianexpress.com
Publié le 9 février
Des escargots géants et gloutons attaquent Miami
Les escargots géants africains ont débarqué à Miami en Floride et menacent l'agriculture locale.
, Le «lissachatina fulica» est un glouton. 500 variétés de plantes sont à son menu, de la cacahuète au melon, et il adore l’enduit des murs qui contient le calcium indispensable à la construction de sa colossale coquille.
«S’ils s’installaient pour de bon, ils pourraient dévaster l’agriculture de Floride». «L’agriculture est la deuxième activité économique après le tourisme ici».Les équipes sanitaires espèrent réduire au maximum la population avant le retour des pluies tropicales au printemps. Chaque jardin est traité avec des granulés de phosphate de fer qui coupent l’appétit des escargots qui arrêtent de s’alimenter.
Source:Libération
Publié le 11 février
Le Plan national vélo est lancé !
Demandé par les associations depuis une dizaine d’années, le premier plan national Vélo voit enfin le jour.
Encourager les Français à utiliser davantage le vélo, tel est l’objectif du plan vélo présenté lors des Premières rencontres nationales du vélo, qui se sont déroulées jeudi 26 janvier 2012.
Ce dernier vise à inciter les Français à utiliser le deux-roues au quotidien, aussi bien comme moyen de déplacement que comme activité sportive ou de loisir. Car selon les statistiques, les habitudes françaises ne sont pas ds plus exemplaires… En effet, alors que plus de la moitié des déplacements quotidiens en France font moins de 3 km, seuls 3% sont effectués à vélo. Et les Français ne parcourent que 87 km en moyenne par an en pédalant, contre 800 à 1 000 km pour les Danois ou les Hollandais…
Et pourtant les bénéfices du vélo sont multiples en termes de santé, de réduction du bruit, de budget des ménages, de développement économique et de réduction des pollutions atmosphériques. La pratique du vélo permet de réduire les émissions de CO2 : si chaque Européen pédalait 2,6 km par jour, les émissions de CO2 dans les transports seraient réduites de 15%.
Source:Terremag
Publié le 7 février
L'Allemagne exporte de l'électricité vers la France
En dépit du froid et du nombre de centrales nucléaires divisé par deux, l'Allemagne résiste bien à la vague de froid grâce à ses centrales conventionnelles et à sa production d'énergie solaire. Et elle réussit à exporter de l'électricité vers la France.
Si l'Allemagne résiste bien aux pics de consommation d'électricité liés au froid, cela tient à plusieurs facteurs. D'une part, son. taux d'équipement en chauffage électrique est très inférieur à celui de la France. Aussi, alors qu'en France un degré de moins appelle une puissance supplémentaire de 2.300 MW, en Allemagne elle n'est que de 500 MW (600 MW au Royaume-Uni et 300 MW en Italie). D'autre part, l'Allemagne recourt massivement à des centrales au fioul et au gaz, et même d'anciennes centrales au charbon restées en veille, rapidement opérationnelles en cas de pic de demande
Mais les énergies renouvelables, dans lesquelles le pays a massivement investi (21 % de son l'électricité provient déjà du solaire, de l'éolien et de la biomasse, et cette proportion doit passer à 35 % en 2020 et 80% en 2050 !), ont également tenu leur rôle. En particulier, les installations solaires implantées dans le Sud du pays se sont révélées efficaces par temps froid.
Source:La Tribune
Publié le 6 février
Japon : Mitsubishi va lancer des murs producteurs d’électricité
Tout le monde en parle, ils font rêver, mais jusqu’à maintenant, ils restent invisibles. Les ‘murs photovoltaïques’ arrivent. Une filiale du groupe Mitsubishi planifie leur mise sur le marché pour 2013. Avec des performances qui pourraient révolutionner la production électrique.
C’est un nouveau type de matériau de construction pour l’immobilier que va lancer en 2013 Mitsubishi Chemical Holdings Corp: des revêtements pour murs extérieurs producteurs d’énergie électrique. Utilisés sur les murs de deux gratte-ciel de Tokyo, ils permettraient de produire autant d’électricité qu’une importante centrale électrique équipée des technologies solaires actuelles.
Les applications possibles sont variées. Outre le revêtement des murs extérieurs de bâtiments, Mitsubishi envisage de commercialiser ses ‘murs photovoltaïques’ sur les toits des constructions inadéquats pour les autres solutions solaires. Autres applications potentielles, plus étonnantes, annoncées par l’entreprise, l’utilisation de ces cellules sur les toits de voitures ou dans les rideaux.
Avec une présence commerciale dans 100 pays, il est fort à parier que, si le produit de Mitsubishi est aussi intéressant qu’annoncé, le succès sera au rendez-vous. La production d’électricité propre pourrait s’en voir décuplée.
yomiuri.co.jp
Publié le 5 février
Paris ne veut plus pénaliser les sables bitumineux
La France a mis fin à son soutien à une directive européenne qui vise à désigner les sables bitumineux canadiens comme la forme de pétrole de loin la plus néfaste pour le climat, a-t-on appris auprès de diverses sources proches du dossier.
Les sables bitumineux sont le mode de production d'hydrocarbures le plus nocif pour l'environnement, et, en particulier, le plus lourdement émetteur de gaz à effet de serre. S'ils continuent à être exploitée, les sables bitumineux équivalent à un « game over pour le climat », d'après le climatologue de la Nasa James Hansen. Cette source de brut est qualifiée de « shoot ultime pour les junkies du pétrole » dans une tribune publiée ce mois-ci par la revue scientifique Nature .
Les Amis de la Terre et Greenpeace France, qui suivent de près le dossier, affirment avoir eu vent d'un lobbying intense (et manifestement efficace) mené par Total auprès du ministre de l'industrie et de l'énergie, Eric Besson.
Source:Le Monde
Publié le 4 février
BON APPETIT
Un croisement génétique entre cochon et souris, avec un gène supplémentaire de la bactérie E.coli. Cela vous ouvre l’appétit ? Ce porc transgénique a été créé par des chercheurs de l’université de Guelph au Canada. Baptisé « Enviropig », il rejette 30 à 70 % moins de phosphore dans ses excréments : la modification génétique lui permet de mieux digérer le phosphore du maïs ou du soja dont il se nourrit. Cette modification chromosomique se transmet de manière stable sur huit générations de porcs, affirment les chercheurs. L’élevage à des fins de recherche a déjà été approuvé. Le ministère de la Santé canadien évalue en ce moment l’innocuité d’Enviropig pour autoriser sa vente dans les rayons des supermarchés. Ce porc génétiquement modifié et présenté comme « écolo » pourrait donc arriver un jour dans nos assiettes.
Ce projet a été développé grâce à des fonds gouvernementaux et à un investissement de l’association des producteurs de porcs, Ontario Pork, propriétaire de la marque commerciale Enviropig™. Problème : le ministère de la Santé « n’effectue pas lui-même des tests d’innocuité sur les aliments transgéniques [et] se fie aux données soumises par le promoteur », proteste le Réseau canadien d’action sur les biotechnologies (RCAB). Considérés comme « renseignements commerciaux confidentiels », les données ne sont pas diffusées aux chercheurs indépendants. Difficile donc d’évaluer les réels risques sanitaires ou environnementaux. Quant à la possibilité de dissémination incontrôlée, le risque zéro n’existe pas. Pour preuve, en 2002, 11 porcelets génétiquement modifiés de l’université ont été accidentellement transformés en nourriture pour volaille, contaminant 675 tonnes d’aliments, dénonce le RCAB.
Source:BASTAMAG.NET
Publié le 3 février
En Allemagne, les fous du vélo
Le vélo sème la zizanie dans les villes allemandes. À Berlin, il est devenu le mode de transport quotidien d’un habitant sur sept, un chiffre qui a doublé en dix ans, notamment grâce aux efforts de la municipalité. À Fribourg, un déplacement sur trois se fait à bicyclette, et la ville a aménagé près de la gare un parking géant d’une capacité de 1 000 vélos. La densité de cyclistes y est telle que des interdictions de stationnement pour les vélos fleurissent dans les rues étroites du centre-ville. Ce succès spectaculaire, salué par le ministère des Transports, génère des tensions avec les autres utilisateurs de la route, piétons et automobilistes. Le nombre d’incivilités explose, et un livre paru au printemps dénonce l’arrogance de cyclistes qui se croient tout permis au nom de la protection de l’environnement : ils ignorent la signalisation, remontent à contresens les rues à sens unique, ou roulent sur les trottoirs, autant d’infractions contre lesquelles le code de la route est inadapté. Plus grave : en 2010, les cyclistes ont été impliqués dans un accident sur trois et un accident mortel sur quatre. Les infrastructures pour les vélos ne suivent pas : en 2011, l’État fédéral leur a consacré un budget de 86 millions d’euros. Une somme très insuffisante, juge l’Automobile club allemand (Adac) : il en faudrait six fois plus rien que pour développer le réseau de pistes cyclables autour de Berlin.
Source:La Tribune
Publié le 2 février
Chine : La banque de développement chinoise finance des projets solaires aux USA
La banque nationale de développement va financer trois projets dans les états de Californie et du New Jersey pour un montant total de 64 millions d’euros. 20 millions iront à un projet situé en Californie porté par la société chinoise LDK Solar, et 44 millions à la société américaine Solar Power Inc (SPI) pour deux fermes solaires dans le New Jersey
Ces annonces de financement viennent illustrer la volonté affichée des décideurs chinois de favoriser une expansion internationale dans les domaines stratégiques. La bonne nouvelle, c’est que le choix d’aider massivement les projets dans les énergies renouvelables confirme à nouveau que ce secteur est considéré comme essentiel par Pékin. Et cette décision permettra peut-être de calmer les esprits dans la guerre des mots que se livrent les autorités commerciales de part et d’autre du Pacifique. Car si les intentions déclarées ont toujours été de coopérer en matière d’énergies nouvelles, l’industrie est de plus en plus souvent au centre de luttes commerciales. Les exemples les plus récents viennent des accusations portées aux fabricants de panneaux solaires et de pylônes d’éoliennes chinois de pratiques de dumping sur le marché américain.
Source:Greenetvert
Publié le 1 fevrier
Chine : La population urbaine dépasse celle des campagnes
Une série de statistiques macro économiques sur l’année 2011 a été publiée début janvier. Vieillissement accentué et baisse de la population en âge de travailler sont confirmés. Pour la première fois de son histoire, la Chine devient majoritairement urbaine. Avec les défis pour l’environnement et la société que cela implique.
691 millions de citadins
La population urbaine a augmenté de 21 millions de personnes en 2011, passant à 691 millions d’habitants. Pendant ce temps, la population rurale baissait de 14,6 millions pour passer à 657 millions. Fin 2011, 51,27% de la population vit en ville, en progrès de 1,32% par rapport à fin 2010. Pour la première fois dans l’histoire chinoise, plus de la moitié des Chinois sont des citadins. Un cap symbolique qui confirme une tendance déjà établie.
Conséquence, la folie des constructions pour loger les nouveaux arrivants dans les villes ne devrait pas s’arrêter. Cet investissement massif dans l’immobilier est certes un des moteurs de la croissance chinoise depuis bien des années déjà, mais il met la pression sur l’environnement avec sa boulimie pour le ciment, l’acier et autres matériaux de construction. La pression est aussi forte pour améliorer les rendements agricoles. Alors que la main d’œuvre agricole baisse continuellement et que la terre doit nourrir toujours plus de citadins qui se consacrent à d’autres occupations.
Source:Greenetvert
Publié le 31 janvier
Porto Rico : L’île qui dit non aux éoliennes
Totalement dépendante du pétrole pour sa production d’électricité, Porto Rico étudie plusieurs scénarios pour diversifier sa matrice énergétique. Mais ni la construction d’un gazoduc, ni le projet de parc éolien ne réussissent à obtenir l’aval des écologistes.
Des éoliennes au détriment des terres cultivables
Le projet du gouvernement, un parc éolien d’une puissance de 75 mégawatts comprenant entre 44 et 65 générateurs, suscite des critiques virulentes de la part des défenseurs de l’environnement, regroupés sous le Front de Résistance Agricole (FRA).
Pour beaucoup d’organisations écologistes, la solution aux problèmes énergétiques de l’île est ailleurs. Il est urgent de sensibiliser la population aux problèmes de consommation d’énergie
source:Greenetvert
Publié le 30 janvier
USA : La maison de rêve des Américains est… éco-énergétique
Selon l’enquête menée par Yahoo!, l’efficacité énergétique devient un critère primordial pour l’achat d’une nouvelle maison aux Etats-Unis. De nombreux acheteurs ont cité «l’efficacité énergétique» comme critère essentiel. La maison de rêve est éco-énergétique, construite à partir de matériaux dédiés aux énergies à faible empreinte carbone, ou une maison rénovée avec des appareils éco-énergétique et des meubles respectueux de l’environnement.
La consommation énergétique prend de l’importance dans l’immobilier.
Les bâtiments commerciaux et autres tours à bureaux font l’objet depuis quelques années de programmes de rénovations pour accroitre l’efficacité énergétique de leurs structures. Tous les agents immobiliers savent que la réduction de la consommation d’énergie est devenue un critère important. La certification LEED (Leadership in Energy and Environment Design) et les labels verts comme Energy Star font florès.
Cette tendance touche également le secteur résidentiel. Un rapport publié par Living Cities démontre que les investissements pour une meilleure efficacité énergétique offrent une valeur ajoutée au bâtiment. Tant sur la diminution des émissions de gaz à effet de serre que sur le coût économique.
Les constructeurs immobiliers (B Home, Lennar, et autres) en font d’ailleurs leur cheval de bataille, promettant des maisons à faible coût énergétique et de grosses économies sur les factures d’électricité.
Futurs propriétaires et dépenses énergétiques
La réalité de ces factures s’est cruellement fait sentir lors de la crise économique de 2008. Des factures trop élevées, des propriétaires dans l’impossibilité de rembourser leur emprunt, et la maison est saisie. Les banques tiennent maintenant compte de ces types de dépenses avant d’accorder un prêt. Elles demandent aux ménages de mentionner leurs dépenses récurrentes, dont les factures d’électricité.
Pourtant, dans la plupart des villes, les futurs propriétaires ont du mal à obtenir un bilan énergétique détaillé des maisons.
L’enquête de Yahoo! sonne comme un avertissement. Les mesures améliorant l’efficacité énergétique des édifices commerciaux et résidentiels devraient être développées et plus transparentes.
greenbiz.com
PUBLIE LE 29 JANVIER
ABEILLES
Un rapport du Programme des Nations unies pour l'environnement (PNUE) a recensé en mars 2011 une douzaine de facteurs expliquant la mortalité des abeilles. Pour Dennis Van Engelsdorp, chercheur de l'université de Pennsylvanie et coordinateur des groupes de travail étudiant le phénomène aux Etats-Unis, le chiffre serait même supérieur. "On a identifié soixante-quatre variables différentes, allant des pesticides aux modifications génétiques et agents chimiques, mais nous n'avons pas pu trouver LA solution », explique M. Van Engelsdorp. "En France on a cru avoir découvert un syndrome avec l'arrivée sur le marché du Gaucho et d'autres pesticides du genre, mais dix ans après on est toujours face au même problème", ajoute Philippe Lecompte, président du Réseau biodiversité pour les abeilles.
Des initiatives politiques commencent à émerger. Ainsi, en France, en janvier 2010, dans la continuité des engagements du Grenelle Environnement, Dominique Bussereau et Chantal Jouanno, alors secrétaire d’Etat chargé des Transports et secrétaire d’Etat chargée de l’Ecologie, se sont engagés pour que les abords routiers soient en mesure d’accueillir des insectes pollinisateurs. Au printemps 2010, des espèces végétales mellifères ont été semées sur plus de 250 kilomètres d’accotements routiers afin d’offrir aux abeilles de nouvelles ressources florales pour leur alimentation. Ce dispositif sera étudié pendant trois ans.
Cette initiative vise également à rapprocher les abeilles des constructions humaines. De nombreuses associations écologiques comme Hommes et Abeilles estiment que les abeilles doivent être présentes en milieu urbain afin de maintenir leur biodiversité et les éloigner des zones agricoles traitées de façon intensive. "C’est simple : les abeilles meurent dans les campagnes mais elles sont très heureuses en ville", où elles vivent loin des frelons asiatiques ou du Varroa, un parasite destructeur, assure Nicolas Géant, qui produit 200 kg de miel sur le toit du restaurant La Tour d’Argent à Paris.
Les cultures intensives ont tué la biodiversité dans les campagnes, dit-il - "plus de haies, plus de petites fleurs : c’est le désert vert" - et la pollution d’un centre ville, "c’est de la rigolade par rapport aux insecticides, pesticides et fongicides".
Suivant cette tendance, plusieurs entreprises ont également décidé d’introduire les abeilles sur leurs sites de production. Ainsi, Guerlain, qui utilise du miel des abeilles noires d’Ouessant pour son sérum « Abeille Royale » a placé cinq ruches sur les toits de son usine à Orphin, près de Rambouillet. Non seulement, cela leur permet de se fournir en matière première mais également de protéger l’abeille noire d’Ouessant qui avait failli disparaître. L’entreprise L’Oréal a aussi décidé d’implanter six ruches au Château de Versailles depuis 2008.
Source:Natura vox
Publié le 28 janvier
Insolite
Le chat domestique menace la biodiversité
Lâché dans la nature, le chat domestique rentre en compétition avec d’autres prédateurs et attente à la biodiversité. Son plat favori : les petits mammifères comme les souris, les mulots et les rats. Mais il mange aussi les oiseaux, certains reptiles comme les couleuvres, et des grenouilles. Il porte ainsi préjudice à certaines espèces d’oiseaux de proies, aux belettes ou encore aux ratons laveurs, et sur certaines îles au large de la Californie (États-Unis), il concurrence une espèce de renard gris.
Une étude britannique réalisée auprès de propriétaires de chats révèle que le félin a un taux de prédation de 4,3 à 7,7 proies par année. Or, la Grande-Bretagne compte environ 8 millions de chats domestiques. Ces derniers seraient donc responsables de la mort des 52 à 63 millions de mammifères, de 25 à 29 millions d’oiseaux et de 4 à 6 millions de reptiles et amphibiens chaque année (!) Et tout cela sans compter les chat errants, dont la population est estimée à 800 000 individus.
Au Canada, on estime que pour réduire l’impact des félins sur la biodiversité, il faudrait diminuer leur nombre de 75%, tâche titanesque et évidemment irréalisable. La seule solution semble la stérilisation pour tous les chats domestiques. Une fois perdu dans la nature, ces derniers ne pourraient plus se reproduire. Vu les dégâts précités, l’opération semble incontournable.
Source:The Greenweb
Publié le 27 janvier
2012 ANNEE INTERNATIONALE DE L ENERGIE DURABLE
Le coup d’envoi de l’Année internationale de l’énergie durable pour tous a été donné le 20 janvier. Cet objectif est « à notre portée », a estimé le secrétaire général de l’ONU Ban Ki-moon, qui n’est cependant pas sans savoir qu’à l’heure actuelle, une personne sur cinq dans le monde n’a toujours pas accès à l’électricité. Autre statistique de nature à tempérer l’enthousiasme : trois milliards de personnes utilisent du bois, du charbon voire des déchets animaux pour cuisiner et se chauffer.
L’énergie est pourtant « le fil d’or qui relie la croissance économique, l’augmentation de l’égalité sociale et la préservation de l’environnement », a judicieusement rappelé le successeur de Kofi Annan. Il est donc déterminé à abolir la précarité énergétique, parce que « nous avons besoin d’allumer les lumières pour tous les ménages », à doubler le taux d’amélioration de l’efficacité énergétique, à doubler la part des énergies renouvelables dans le monde et à verdir universellement les installations énergétiques dans les cuisines en 2030.
Source:Zegreenweb
Publié le 26 janvier
BOIRE DURABLE
Mexique : Mezcal et tequila font carburer les entreprises vertes
La distillation des célèbres alcools mexicains génère des tonnes de résidus de cactus, dont les industriels ne savent que faire. Un problème épineux résolu par l’entreprise Carbon Diversion, qui en fait des briquettes et des granulés, au pouvoir calorifique supérieur à celui du pin.
Cette biomasse présente un excellent potentiel pour la fabrication d’un combustible écologique traditionnellement obtenu à partir de résidus de bois: les pellets, ou granulés . Les résidus d’agave sont pressés puis broyés, avant d’être soumis à un processus de séchage qui fait passer leur taux d’humidité à moins de 12%
L’objectif de Carbon Diversion est de proposer ce biocombustible aux industries nécessitant de la chaleur au cours de leur processus de production. C’est le cas des fabricants de tequila et de mezcal. Ils pourront ainsi réutiliser leurs propres déchets lors de la cuisson de l’agave, qui a lieu avant sa distillation.
Les quantités de CO2 émises lors de la combustion des briquettes sont les mêmes que celles produites lorsque les restes d’agave se décomposent naturellement, et leur coût de fabrication reste inférieur à celui de l’élaboration de compost, processus qui nécessite entre 6 et 7 mois.
Source:Greenetvert
Publié le 25 janvier
BIOCARBURANTS
3 milliards d'euros déboursés par les Français entre 2005 et 2010 : c'est la facture salée de la politique d'aide aux biocarburants. La Cour des Comptes demande davantage d transparence.
En fin de semaine dernière, elle avait déjà dressé un bilan plus que contrasté du Grenelle de l'Environnement sur le plan fiscal... La Cour des comptesvient de rendre publique une étude concernant la politique d'aide aux biocarburants en France, sur la période de 2005 à 2010. Verdict : elle estime que les consommateurs ont déboursé 3 milliards d'euros de plus pour les biocarburants, en raison d'une consommation plus importante et de mesures fiscales. Les biocarburants sont distribués pour la circulation automobile sous deux formes, le biodiesel en addition au gazole et le bioéthanol en addition à l'essence. Mais leur densité énergétique plus faible implique un surcroît de consommation pour les automobilistes, qui doivent mettre un peu plus de carburant pour parcourir la même distance, constate la Cour dans son rapport. Pour le consommateur s'ajoute également le prix plus élevé des biocarburants répercuté à la pompe. La Cour indique donc qu'un transfert de coût s'est fait vers le consommateur et recommande de "satisfaire aux exigences de transparence"
Source:Bioaddict.fr
Publié le 24 janvier
ENERGIES RENOUVELABLES ? C'EST POSSIBLE au Nicaragua
Avec un pic à 51,4% lors de la journée du 17 janvier 2012, la production d’énergie renouvelable est au beau fixe, grâce notamment à des vents favorables, qui soufflent à vitesse constante à cette période de l’année. Les parcs éoliens ont tourné à plein régime, atteignant leur rendement maximal (63 mégawatts). Les centrales hydroélectriques, géothermiques et de biomasse ont, elles aussi, contribué aux chiffres records enregistrés cette semaine.
Le renouvelable couvre 40% de la production d’électricité
Le ministre de l’Énergie et des Mines, Emilio Rappaccioli, s’est félicité de ces excellents résultats lors du Salon international des énergies renouvelables Rio 2012 à Granada. Mais la production ne pourra pas se maintenir à ces niveaux tout au long de l’année:
Il arrive un moment où le vent diminue. Et les exploitations de canne à sucre [qui produisent l'essentiel de la biomasse utilisée dans les centrales] connaissent une baisse de leur productivité en juin et en juillet. La production moyenne d’électricité renouvelable calculée pour 2012 est de l’ordre de 40 à 41%.
Deux barrages hydroélectriques doivent également entrer en phase de maintenance au cours de l’année 2012. Le ministre indique que l’agrandissement de la centrale géothermique de San Jacinto Tizate compensera les pertes engendrées. La production géothermique couvre près de 9% de la demande du pays, passant de 36 à plus de 40 mégawatts (MW).
Le pays continue d’investir dans le renouvelable
Grâce à ces investissements, le gouvernement espère notamment stabiliser les coûts de production électrique à des niveaux attractifs et diversifier au maximum son bouquet énergétique.
Le Nicaragua ne compte pas s’arrêter en si bon chemin et continue de miser sur les énergies renouvelables. Un nouveau parc éolien de 40 MW baptisé Blue Power Energy doit entrer en fonctionnement au mois de mai. Et la centrale de San Jacinto Tizate va entamer une deuxième phase d’expansion, pour produire 36 MW supplémentaires.
elnuevodiario.com.ni
Publié le 23 janvier
Le vélo, c'est bon pour le climat
Selon une étude de la Fédération européenne des cyclistes, si tous les pays de l'Union avaient le même niveau de pratique du vélo que le Danemark, de 12% à 26% des objectifs de réductions de gaz à effet de serre affectés au transport d'ici à 2050 pourrait être atteints (60% de réduction par rapport à 1990), en fonction du mode de transport que remplacerait la pratique du vélo.
Le rapport souligne qu'une politique favorable au vélo serait bien moins chère et plus efficace que de mettre plus de voitures électriques sur les routes.
Le rapport va jusqu'à inclure dans le bilan énergétique du vélo la nourriture consommée par le cycliste et brûlée durant le pédalage...
Naturellement, une politique favorable au vélo demande des investissements.
L'Union européenne devrait donc se doter d'une stratégie claire, d'infrastructures adéquates et d'une politique de promotion.
Au-delà du bénéfice pour le climat, cette orientation aurait une pertinence économique. Chaque kilomètre à vélo plutôt qu'en voiture économise 0,97euro de coûts indirects.
Actuellement, le vélo génère 91 millions d'euros de bénéfices annuels.
Source : Le courrier des maires.fr
Publié le 22 janvier
La filière photovoltaïque française a supprimé 7.000 emplois en 2011
En 2011, la filière a perdu 7.000 emplois sur 25.000.
Le président du Syndicat des énergies renouvelables (SER), Jean-Louis Bal, a profité de la présentation d'un livre blanc des énergies renouvelables pour indiquer que le photovoltaïque avait détruit 7.000 emplois sur 25.000, en 2011.
Parmi les causes de ces suppressions de postes figurent le moratoire de trois mois décidé en décembre 2010 sur le rachat de nouveaux projets et le nouveau cadre tarifaire de rachat adopté en mars 2011, qui prévoit un tarif décroissant au fil des trimestres et un système d'appels d'offres pour les parcs supérieurs à 100 kilowatts-crête (kWc).
Le tarif en vigueur pour le premier trimestre 2012 n'est pas connu, mais le président du SER craint "une baisse de 9,5%".
Pour "reconstruire" la filière, les industriels proposent de modifier le système de décroissance du tarif et de "généraliser le photovoltaïque dans les règles d'urbanisme et de réglementation thermique".
Le livre blanc note qu'"il est maintenant établi qu'en France, dès 2016, l'électricité photovoltaïque sera d'un coût inférieur au prix de l'électricité acheminée chez le client domestique".
Selon le Commissariat général au développement durable, 2.384 MW étaient raccordés au 30 septembre 2011. L'objectif affiché du Grenelle est d'atteindre 5.400 MW.
De leur côté, face à la forte progression du nombre d'installations et à la baisse des coûts, les industriels préconisent une révision à la hausse, avec une cible possible de 20.000 MW en 2020.
latribune.fr avec AFP -
Publié le 21 janvier
Le solaire passif pour profiter d'une énergie gratuite:
Pour la "maison passive", il est necessaire d'associer une conception intelligente du bâtiment à une orientation optimisant l'usage de l'énergie solaire.
Architecture compacte, orientation vers le sud des pièces à vivre, la maison passive doit permettre un confort thermique hiver comme été.
Une super isolation pour minimiser les pertes
La maison passive est caractérisée par une isolation thermique particulièrement performante, l'absence de pont thermique et une perméabilité à l'air optimisée. (15 kwh/m2/an soit une consommation d'énergie 3 fois inférieure à celle d'un BBC).
L'efficacité des solutions et leur qualité de mise en œuvre permettent de se passer de radiateurs sans perte de confort.
Une ventilation double flux pour le confort thermique
La maison passive dispose d'un échangeur de chaleur haute- performance.
La chaleur de l'air sortant est transmise à l'air entrant sans que les courants d'air se mélangent entre eux. L'échangeur permet de récupérer jusqu'à 90 % des calories de l'air sortant.
Un poêle à bois en chauffage d'appoint
Un poêle à granulés vient ponctuellement chauffer la maison les jours de grand froid et de faible ensoleillement.
Les granulés de bois sont des produits 100 % recyclés, d'un haut rendement calorifique, économique et à faible émission de CO2.
Source:Notre-planète.info
Publié le 20 janvier
STRASBOURG (Parlement européen) - (AFP) -
Les pays membres de l'Union européenne devront collecter au moins 85% de leurs déchets électriques et électroniques à compter de 2019, et mieux les valoriser et recycler, selon une directive adoptée jeudi par le Parlement européen.
A compter de 2019, "le taux de collecte minimal à atteindre annuellement (sera) de 65% des équipements électriques et électroniques mis sur le marché d'un Etat membre au cours des trois années précédentes ou de 85% des (déchets issus de ces équipements) produits sur son territoire", stipule la directive adoptée à une très grande majorité.
Le taux devra augmenter progressivement de 2016 à 2019, précise le texte.
"Dans la mesure où l'expansion du marché se poursuit et où les cycles d'innovation sont de plus en plus courts, le remplacement des équipements s'accélère et les équipements électriques et électroniques deviennent une source de déchets de plus en plus importantes", souligne la directive.
Or ces déchets contiennent de précieuses matières premières tels que l'or, l'argent ou le palladium, qu'il convient de récupérer, plutôt que de les envoyer dans des pays tiers, selon le rapporteur du texte le député allemand conservateur Karl-Heinz Florenz.
"Dans de nombreux pays fondateurs de l'Union, nous avons des taux de collecte de trois ou quatre kilos par personne, c'est véritablement quelque chose de misérable, nous gaspillons des matières premières", a-t-il dit lors du débat au Parlement mercredi.
La responsabilité de la collecte incombera aux producteurs et aux consommateurs. Ces derniers pourront rapporter gratuitement les déchets de petit volume dans les magasins vendant des équipements électriques et électroniques.
La directive fixe par ailleurs pour chaque catégorie d'équipement des objectifs contraignants de valorisation (de 70 à 85%) et de recyclage des déchets (de 50 à 80%).
Elle encadre de manière plus stricte les exportations de déchets électroniques vers des pays en développement "où leur traitement est susceptible de ne pas respecter la santé des travailleurs et l'environnement.
Publié le 19 janvier
Chine : 15 jours pour construire un immeuble de 30 étages
Révolution dans l’immobilier? Ou inconscience et irresponsabilité? Beaucoup s’interrogent sur le nouveau tour de force de Yuanda, un promoteur du Hunan qui a construit son ‘immeuble – mécano’ en 15 jours. Avec une réduction phénoménale des déchets de construction et une économie conséquente en matière de consommation énergétique.
La vidéo a fait le tour du monde. Des étages entièrement pré assemblés arrivent sur des camions jusqu’au site et sont empilés. En 360 heures, soit 15 jours de travaux ininterrompus, les ouvriers de Broad Group ont construit un immeuble de 30 étages. Leur ‘construction durable’, comme ils l’appellent, étonne. Est-ce la solution pour loger les nouveaux citadins qui continuent d’affluer dans les villes chinoises? Ou bien un coup marketing réalisé au risque d’une future catastrophe?
Un immeuble conçu pour durer 100 ans
Les responsables du projet se veulent rassurants. L’immeuble a été conçu pour résister à un tremblement de terre de 9 degrés sur l’échelle de Richter. Il a une durée de vie de 100 ans si les traitements anti-rouille sont réalisés selon le cahier des charges (la structure est 100% métallique). Et les premiers utilisateurs sont déjà installés.
L’immeuble comporte un hôtel et des bureaux, sur une surface construite de 17 000 mètres carrés. Tout l’aménagement intérieur a été réalisé en usine. Et selon les auteurs du projet, une attention particulière a été portée à la durabilité de l’ouvrage. Zhang Haoguo, chef de projet, explique ainsi:
Il s’agit véritablement d’une éco construction. 6 fois moins de matériaux que dans une construction classique ont été utilisés. Le bâtiment consomme 5 fois moins d’énergie qu’un ouvrage moderne équivalent. On ne produit que 1% des déchets générés sur un chantier ‘normal’, grâce à une construction qui se passe pour 98% en usine.
Seul le temps pourra dire si l’idée de Broad Group est un bond en avant pour le secteur immobilier. Il faut espérer que ce nouveau paradigme de la construction soit viable. L’application des techniques industrielles pour ‘monter’ les tours d’immeubles, qui fleurissent partout en Chine, permet une réduction appréciable des déchets de construction et de l’utilisation de matières premières.
Source:Greenetvert
Publié le 18 janvier
Sauver la pomme originelle pour avoir des fruits sans pesticide
PARIS - (AFP) - On a retrouvé la pomme d'Eve dans les montagnes kazakhes: résistante à toutes les maladies, elle permettrait d'épargner aux pommes de nos supermarchés les 35 pesticides qui les rendent présentables.
L'histoire commence comme un conte de fées. Il était une fois, dans la région d'Almaty ("riche en pommes"), dans le sud-est du Kazakhstan, des pommiers sauvages, nés il y a des millions d'années au pied du massif du Tian Shan, à proximité de la frontière chinoise.
Caherine Peix, réalisatrice, raconte la Malus sieversii : des troncs jusqu'à 2m de large, qui montent à 20 ou 30 m, des fruits de toutes couleurs et de goûts variés. "Pas un seul arbre ne ressemble à son voisin", dit-elle. Il y aurait plus de 6.000 variétés. Bien supérieures aux pommes sauvages qu'on trouve de par le monde, petites et amères, elles sont grosses et goûtues, sélection des ours aidant.
Cette diversité génétique rend le pommier moins sensible aux pathogènes qui déciment les vergers de pommiers identiques. Et il faut sans cesse accroître le nombre de pesticides, puisqu'ils provoquent une mutation du champignon à l'origine de la tavelure de la pomme.
L'avenir pour nos pommes pourrait donc bien être dans ces pommiers venus directement du passé : par croisements de nos espèces avec le matériel génétique des Malus sieversii, on peut imaginer créer des pommes naturellement protégées des maladies et des insectes.
Source:GoodPlanet.info
Publié le 17 janvier
Milan: entrée en vigueur d'un péage urbain pour tous les automobilistes
MILAN (Italie) - (AFP) - Tous les automobilistes doivent payer depuis lundi matin un péage pour pouvoir entrer dans le centre de Milan (nord), un nouveau dispositif mis en place par la municipalité de gauche pour réduire le trafic et la pollution mais qui suscite la grogne des réside
Le nouveau système impose à tous les automobilistes --sauf ceux ayant des voitures électriques ou hybrides-- le paiement d'un ticket d'entrée de 5 euros pour pouvoir circuler dans le centre de la capitale économique italienne, du lundi au vendredi de 07H30 à 19h30.
"A un petit niveau, c'est notre protocole de Kyoto", s'est réjoui Giuliano Pisapia, le maire de gauche élu au printemps dernier, dans le quotidien Corriere della Sera.
Source:GoodPlanet.info
Publié le 16 janvier
Les rizières de Camargue pourraient utiliser des canards pour une recette 100% bio
Les canards, friands de jeunes pousses de mauvaises herbes, pourraient être une solution alternative à la lutte chimique dans les rizières de Camargue !
La panisse (Echinochloa crus galli) et le triangle (Cypéracées) sont deux bêtes noires des riziculteurs camarguais. Ces mauvaises herbes infestent les rizières, rendant très difficile la culture de riz bio deux années successives : elles peuvent faire chuter jusqu'à 80% les rendements.
Les premiers résultats, collectés suite à la récolte d'octobre 2011, sont concluants : en consommant les jeunes plantules de mauvaises herbes, les canards ont réduit la biomasse des adventices de l'ordre de 20 % et permis une augmentation du rendement de 26 % par rapport à une parcelle sans désherbage. Le riziculteur est très satisfait et compte renouveler l'expérience : « Grâce au broutage des canards, il est possible de cultiver du riz deux années de suite en atteignant une moyenne annuelle de 5 t/ha ! Cela sécurise les revenus de l'exploitation. D'autant plus que les coûts du désherbage sont absorbés par la vente des canards : j'ai prévu de vendre 75 % des canards, le reste servant à l'éducation des jeunes : c'est un désherbant qui me permettra au final de gagner de l'argent ! ». L'expérimentation sera poursuivie en 2012,
Source:Notre-planète.info
Publié le 15 janvier
USA : L’usage des antibiotiques dans l’élevage industriel restreint
L’émergence de bactéries résistantes conduit les Etats-Unis à une réforme pour limiter la sur-utilisation des antibiotiques sur les animaux d’élevage.
Les responsables fédéraux de la réglementation sur les médicaments ont annoncé, début janvier 2010, la restriction de l’utilisation des antibiotiques sur les élevages de porcs, poulets et dindes. Des pratiques qui auraient contribué à la hausse des résistances aux traitements lors d’infections bactériennes chez les hommes.
Principales visées, les préparations de céphalosporines comme Cefzil ou Keflex. Des antibiotiques parmi les plus prescrits en cas de pneumonies, angines, streptococcies, infections de peau ou urinaires.
Pour les microbiologistes, ces médicaments, utilisés dans l’agriculture, ont conduit au développement de bactéries résistantes. Selon des médecins, ces bactéries ont coûté la vie à des milliers de personnes.
Le FDA avait déjà proposé la restriction de l’usage des céphalosporines en 2008. Mais une forte opposition des vétérinaires, des agriculteurs et des compagnies pharmaceutiques l’avait fait reculé.
Source:Greenetvert
Publié le 14 janvier
Chine : Un marathon dans la pollution
Lanzhou, capitale de la province du Gansu, a été ‘élue’ ville la plus polluée de Chine par l’OMS. Un titre peu enviable dans un pays où presque toutes les grandes villes sont couvertes de polluants la plupart du temps. Mais les édiles de Lanzhou scandalisent : un jour de forte pollution, la mairie a maintenu l’organisation d’un ‘marathon’. Age des participants : de 7 à 77 ans…
Les critiques sur Weibo montrent des photos de participants qui courent avec un masque sur le nez et la bouche. Précautions compréhensibles. L’Organisation Mondiale pour la Santé a récemment publié les résultats de ses estimations de pollution atmosphérique dans le monde. Résultat, Lanzhou est en tête des villes chinoises. Entre 2008 et 2009, le niveau moyen des particules de moins de 10 micromètres y était de 150 microgrammes par mètres cube. Largement au-dessus du plafond de 20 microgrammes considéré par l’organisation internationale comme sûr. Le jour de la course, le niveau atteignait 216 microgrammes, niveau qualifié de ‘pollution moyenne’.
Source:Greenetvert
Publié le 13 janvier
BIOCARBURANTS
Air France essaye en ce moment de rendre moins polluant l’un de ses vols sur la ligne Paris Toulouse en utilisant un carburant aviation d’origine végétale ainsi que quelques ajustements aux procédures de vols (trajectoire continue et optimisée, pas de paliers à la montée et à la descente) et à l’appareil lui-même (Sièges, trolleys et chariots allégés),l’objectif étant d’émettre deux fois moins de CO2 qu’un vol classique. C’est le vol 6129 de Orly à Toulouse et retour qui est le cobaye de cette expérience.
- La grande difficulté dans la production des biocarburants est l’utilisation de productions agricoles normalement dévolues à l’alimentation humain ou animale et dont la conversion en carburant présente un rendement discutable du fait de l’incapacité technique actuelle de « casser » la molécule de cellulose pour la transformer en carburant. Les chimistes travaillent pour produire des biocarburants dit de 2ème génération, c'est-à-dire à partir de productions agricoles fortement cellulosiques et inutilisables pour l’alimentation comme la paille, les déchets agro-industriels olu des plantes « pauvres » comme le Miscanthus ou herbe à éléphant.
Ces recherches ont conduit à la création d’une unité pilote qui vient d’être inaugurée dans la région de Reims et qui a été baptisée Futurol. Ce sont les céréaliers et sucriers qui ont bien compris l’opportunité que cela représentait pour leur activité qui sont en pointe dans ces recherches et dans le développement des biocarburants.
Source:Agoravox
Publié le 12 janvier
NUCLEAIRE
Quels sont les coûts complets de la filière ? La Cour des comptes, dans un rapport à paraître le 31 janvier, laisse la question entière. Pointant les "incertitudes" des estimations actuelles, elle demande des "devis réalistes" sur la gestion des déchets et une expertise indépendante des charges de démantèlement.
Loin de clore le débat actuel sur le nucléaire en France, le rapport que va publier fin janvier la Cour des comptes sur les coûts de cette industrie ne fera que le lancer. Les conclusions - d'une version non définitive - de ce rapport, que La Tribune s'est procurées, sont sans ambiguïté. Prolixe sur les coûts du passé (construction du parc, recherche) et actuels (maintenance, exploitation), la Cour fait part des "incertitudes importantes" sur les coûts à venir, liés en particulier au démantèlement des centrales et à la gestion des déchets de longue durée. Confortant ainsi l'un des principaux arguments des opposants au nucléaire
Source:La Tribune
Publié le 11 janvier
SOLAIRE
La production allemande d'énergie solaire a augmenté de 60% en 2011
Hausse des prix de l'énergie conventionnelle, baisse des coûts du solaire et environnement réglementaire stable ont favorisé le développement de cette énergie.
Copyright Reuters
Selon l'association de l'industrie solaire allemande BSW-Solar, le pays a produit 18 milliards de kilowattheures (kWh) d'électricité solaire en 2011, soit 60% de plus qu'en 2009. Cette production équivaut à la consommation du Land de Thuringe et pourrait fournir en énergie 5,1 millions de ménages pendant une année entière. L'association attribue cette hausse à l'augmentation des prix du pétrole et du gaz, et à la baisse du coût de l'énergie solaire.
Le déploiement des installations s'est poursuivi en 2011 en dépit de plusieurs baisses de tarifs de rachat, dont la dernière, de 15%, est intervenue le 1er janvier 2012. Les coûts, pour leur part, ont baissé de 50% depuis 2007. Résultat : dès 2013/2014, le secteur ne devrait pas avoir besoin de subventions supérieures à celles accordées à l'éolien "offshore".
BSW-Solar a aussi souligné le rôle positif joué dans ce développement du solaire par une réglementation stable et le principe d'un calendrier des évolutions de réglementation et de tarif annoncé par le gouvernement et scrupuleusement respecté.
latribune.fr -
Publié le 10 janvier
DECHETS URBAINS
PARIS - (AFP) - Les jeteurs de mégots seront bientôt passibles d'une sanction de 35 euros à Paris dans le cadre de la campagne "Paris met les pollueurs à l'amende", a indiqué lundi l'adjoint au maire chargé de la propreté, François Dagnaud, confirmant une information du Figaro.
"Nous lançons le message suivant : nous verbaliserons les jeteurs de mégots sur les trottoirs quand il y aura des éteignoirs à cigarettes partout, ce qui sera le cas dans plusieurs mois", a déclaré M. Dagnaud à l'AFP.
"Un mégot est un déchet très toxique qui met plusieurs années à se dégrader et qui peut polluer jusqu'à six litres d'eau", a-t-il souligné. "Il est normal dès lors que cette forme de pollution soit sanctionnée, comme les autres pollutions, mais il y a une tolérance jusqu'à présent, en attendant le déploiement des éteignoirs à cigarettes".
15.000 à 20.000 de ces dispositifs devraient être installés cette année, contre 2.000 actuellement, et il devrait y en avoir 30.000 d'ici 2014. Ils seront adossés aux poubelles.
Publié le 9 janvier
PAS DE BRAS, PAS DE CHOCOLAT !
Pas sûr que les enfants aient tous apprécié le chocolat que nous avons joyeusement dévoré pendant les fêtes de fin d’année. En Afrique de l’Ouest surtout, cette douceur n’a en effet rien de plaisant : elle est avant tout synonyme de travail pour plusieurs millions d’entre eux... En 2001, l’industrie chocolatière avait pourtant signé le protocole Harkin-Engel, s’engageant à éliminer les pires formes de travail des enfants et le travail forcé. Dix ans plus tard, des études montrent que rien n’a changé.
Pour les ONG, il y a en effet un hic dans le protocole Harkin-Engel : ce sont les entreprises qui définissent elles-mêmes les limites de leurs responsabilités... Ecoeurées par ces relents de green et de social-washing, plusieurs d’entre elles ont lancé la 10 Campaign, une campagne marquant l’échec des dix ans du protocole, mais aussi le début d’une offensive plus agressive à l’égard des gouvernements des pays importateurs de cacao et des entreprises. Exigence phare : instaurer une certification indépendante des produits chocolatés, et non pas mise en place par les entreprises elles-mêmes...
Les moyens, eux, en tout cas, ne manquent pas : entre 2001 et 2011, alors que le protocole restait mort-né, plaquettes, barres, poudres et autres produits chocolatés ont rapporté un pactole de 1 000 milliards de dollars (773 milliards d’euros) de chiffres d’affaires aux industries du chocolat. En attendant qu’elles mettent enfin la main à la poche, une seule solution : croquer du chocolat équitable, le seul garantissant que vous ne cautionnez pas les pires formes de travail des enfants
Source:Terra Eco
Publié le 8 janvier
ABEILLES
Une vingtaine d'apiculteurs, entassés dans une camionnette, se sont introduits sur le site de Monsanto vendredi matin, apportant avec eux deux ruches et des enfumoirs, avant de téléphoner aux responsables du ministère de l'écologie. Les participants demandaient un arrêté "interdisant la vente et la culture du Mon810" et l'interdiction de tous les OGM produisant du nectar ou du pollen susceptibles de polluer le miel.
Ils ont levé le camp après avoir obtenu des rendez-vous aux ministères de l'agriculture et de l'écologie la semaine prochaine, selon Guy Kastler, un des responsables de la Confédération paysanne à l'origine de l'action. Par ailleurs, un représentant du préfet leur a garanti qu'une clause de sauvegarde assurant l'interdiction de vendre et de semer cet OGM serait bien prise, a rapporté le président de l'Union nationale de l'apiculture française (UNAF), Olivier Belval.
Publié le 7 janvier
SAUMON NORVEGIEN
Connu depuis longtemps des biologistes, le pou de mer est un petit crustacé de 8 à 12 mm qui se nourrit de la peau, du sang et du mucus des poissons, provoquant de grosses tâches marrons sur le dos du saumon. Sa prolifération est devenue le cauchemar des propriétaires de fermes piscicoles norvégiennes. Pendant des années, les pisciculteurs ont traité les poux de mer à coups d’antibiotiques, mais cela ne fonctionne plus. Pour « épouiller leurs stocks », ils utilisent désormais du diflubenzuron, un produit chimique reconnu comme pesticide. Ils le mettent dans la nourriture avant de la déverser dans les cages où se pressent des dizaines de milliers de saumons.
L’Autorité européenne de sécurité alimentaire (EFSA) a clairement établi en 2009 que le diflubenzuron est « hautement toxique pour les organismes aquatiques » [4]. L’Agence de protection de l’environnement des États-Unis (EPA) confirme cette toxicité « pour les invertébrés aquatiques d’eau douce et les mollusques marins » [5], affectant leur reproduction et leur croissance. Le mode d’emploi du diflubenzuron stipule précisément que ce pesticide est « dangereux pour l’environnement » et « très toxique pour les poissons ». Rien n’y fait : en Norvège, on continue d’en gaver les saumons.
L'ONG Green Warriors exige le passage des fermes piscicoles à des systèmes de confinement, ce qui résoudrait en grande partie la contamination de l’environnement, le problème des poux de mer, et supprimerait la nécessité de recourir aux pesticides. Des normes et des contrôles plus stricts concernant l’utilisation de produits chimiques dans les fermes piscicoles sont également demandés. En juin 2010, Monica Frassoni, coprésidente du groupe des Verts au Parlement européen, a suggéré un boycott du saumon d’élevage norvégien si les pratiques d’élevage n’évoluaient pas. Quelques mois après voir formulé cette menace, un autre pesticide, le teflubenzuron [7], est venu s’ajouter à la nourriture du saumon…
Source:Bastamag,net
Publié le 6 janvier
Marché photovoltaïque mondial : rebond vers avril 2012
La diminution de la demande de panneaux en Allemagne et dans d’autres pays d’Europe, ainsi que l’explosion de la production dans le monde et surtout en Asie, ont entraîné une baisse de 40% des prix de vente des panneaux en 2011, en raison notamment de vente à prix cassés par de nombreux petits fabricants chinois. La demande européenne devrait à nouveau diminuer début 2012 et provoquer une nouvelle guerre des prix : le prix de vente des panneaux devrait tomber en mars 2012 autour de 0,65 euro (0,85 $) par watt, selon iSuppli, et celui des installations solaires se stabiliser à 1,50 euro/watt pour les centrales au sol et 1,80 euro/watt pour les toits solaires, un niveau atteint fin 2011.
Le prix du silicium, déjà ramené sous les 30 dollars le kilo depuis novembre 2011, devrait encore reculer à 20 dollars le kilo vers mars-avril 2012.
Le marché mondial devrait ensuite repartir vers avril 2012, estime iSuppli, tiré par les marchés chinois, américain et indien, et par un rebond en Allemagne avant la baisse des tarifs prévue en juin prochain. Les conditions de marché devraient s’assainir à partir de la fin du 1er semestre 2012, surtout si le marché réagit à la baisse des prix des panneaux.
Source:La Tribune
Publié le 5 janvier
Mexique : Des produits bio pas vraiment durables
A Baja au Mexique, les tomates certifiées biologiques sont cultivées en plein désert, épuisant les sols et les nappes phréatiques de la région. Qui a dit que l’agriculture biologique était toujours durable ?
La culture intensive de tomates biologiques à Baja accentue les pressions sur la nappe phréatique. Dans certaines régions les puits sont à sec cette année, privant les petits agriculteurs de leur possibilité de travailler. Dans le même temps, les tomates bios sont envoyées à New York ou encore Dubaï. De nombreux producteurs, et même certains groupes environnementaux au Mexique, défendent cette agriculture, axée sur les exportations biologiques. Même s’ils reconnaissent que plus d’un tiers des nappes aquifères dans le sud de Baja sont surexploitées.
Alors que l’idée originale du biologique était de ne manger que des produits locaux et saisonniers, les consommateurs, qui achètent dans les supermarchés des chaines Whole Foods ou Walmart, veulent maintenant trouver des tomates en décembre et sont très sensibles à leurs prix. Des exigences qui favorisent les importations. Peu de régions aux États-Unis peuvent produire des aliments biologiques en hiver sans avoir recours à des serres énergivores. Et les coûts du travail américain sont élevés. Les saisonniers qui viennent cueillir des tomates à Baja gagnent environ 10 $ par jour, presque deux fois le salaire minimum local. En Floride, les cueilleurs de tomates peuvent gagner 80 $ par jour en haute saison.
Source:Green et Vert
Publié le 4 janvier
APRES LES FETES
Overdose de foie gras, de poularde farcie et autres lourderies inhérentes au sapin et aux bouboules ? Nous, nous sommes passés à la cure hyper tendance pour 2012 : bouffer des insectes sous toutes leurs formes, en gâteaux, en verrines, en pizza, le tout à base de vers, de scarabées, de scorpions, de grillons. Ainsi, le premier site de vente en ligne de criquets et autres sachets de vers à soie sobrement intitulé Insectescomestibles.fr propose-t-il des cakes aux olives et aux insectes, des raviolis de criquets, une quiche de ténébrions et la fameuse crêpe sauteuse dont on laisse imaginer au lecteur ce qu’il y a dedans.
Evidemment pour ceux que ça dégoûte, c’est radical, on ne mange pas du tout et c’est régime. Pour les plus aventuriers, ça fait original, tendance «toi aussi étonne tes amis». Mais de quoi on parle ? Eh bien de cette typique gastronomie qu’est l’entomophagie, c’est-à-dire le fait de manger des insectes, ce qui se fait très couramment en Thaïlande ou en Afrique. Et suscite grand dégoût dans nos cultures occidentales : faites le test autour de vous d’un dîner insectophile, il vous restera peu d’amis. Sauf peut-être les écolos purs et durs (mais c’est pas forcément les plus drôles en soirée) qui béniraient l’idée de la FAO (Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture) que la consommation d’insectes puisse remplacer les produits carnés habituels et nourrir les 9 milliards d’individus prévus en 2050.
Source:Libération
Publié le 2 janvier
Malaisie : Kuala Lumpur pourrait devenir positive en énergie grâce à des panneaux solaires nouvelle génération
La société Nanopac déclare être proche d’une avancée majeure dans le domaine des panneaux solaires. Son produit, qualifié de ‘troisième génération’, pourrait remplacer les fenêtres des tours de bureaux par des panneaux solaires. Ce qui permettrait de rendre la capitale positive en énergie.
Selon les responsables de Nanopac, leur produit permettrait de conserver un rendement équivalent à ceux des panneaux solaires actuels. Mais il pourrait être installé sur les façades des bâtiments et laisser pénétrer la lumière.
Plus besoin de mobiliser des terrains gigantesques. On a simplement besoin des façades des bâtiments de la capitale pour la rendre positive en énergie.
Les paroles de Datuk Dr Cheng Kok Leong, le PDG, fondateur de l’entreprise, font rêver. En supprimant le coût foncier, un promoteur de ferme solaire pourrait ‘offrir’ ses fenêtres aux développeurs immobiliers en contrepartie d’une bonne part de l’énergie produite, dans un accord où tout le monde est gagnant. Leong a illustré son propos avec les tours Pétronas : si l’on installait ces panneaux de troisième génération sur une seule des deux tours, l’électricité produite pourrait atteindre 46,8MW, contre 892kW pour le dispositif actuel qui utilise les panneaux classiques.
Reste à savoir si la technologie est vraiment au point. Pour l’instant, elle est seulement utilisée par des instituts de recherche, même si des brevets ont été déposés aux USA, en Chine et en Corée du Sud. Leong y croit dur comme fer.
Source:Green et Vert
Publié le 1 janvier
CHAUFFAGE AU BOIS
Utilisé dans de mauvaises conditions, le bois peut émettre plus de polluants que d'autres combustibles et notamment des polluants ayant un impact sur la santé : des particules fines, du monoxyde de carbone, des composés organiques volatils (COV) et des hydrocarbures aromatiques polycycliques (HAP). Cependant, lacombustion du bois n'entraîne pas d'augmentation du taux global de CO2 dans l'atmosphère lorsque les forêts dont il est issu sont correctement gérées. En effet, le dioxyde de carbone libéré dans l'air lors de sa combustion correspond à celui qu'il a absorbé durant la croissance de l'arbre. Son impact est donc quasiment neutre(1) sur l'effet de serre, contrairement aux énergies fossiles, comme le fioul ou le gaz, dont la combustion provoque une augmentation nette de la quantité de CO2 dans l'atmosphère.
Le chauffage au bois bien utilisé présente le double avantage de concilier durablement la création d'emplois et la protection de l'environnement. D'une part, près de 60 000 personnes vivent déjà en France de cette filière et d'autre part, la substitution des énergies fossiles par le bois contribue directement à la lutte contre le réchauffement climatique.
Le développement du bois-énergie doit cependant être conjoint à l'amélioration de la qualité de l'air. Ainsi dans le cadre du second Plan Régional Santé Environnement Aquitaine arrêté par le Préfet de Région le 29 novembre 2010, AIRAQ, la DREAL (Direction Régionale de l'Environnement, de l'Aménagement et du Logement) et l'ADEME Aquitaine lancent une vidéo sur le chauffage domestique au bois : « Chauffage domestique au bois et qualité de l'air : enjeux et solutions »
Cette vidéo d'une dizaine de minutes a pour but de sensibiliser le grand public sur l'impact de la combustion du bois. La vidéo présente tous les conseils pour bien s'équiper, utiliser et entretenir son appareil de bois de chauffage afin d'éviter les effets défavorables de ce mode de chauffage sur la qualité de l'air tout en faisant des économies.
Source:Notre-planète-info
Publié le 31 décembre
Le réchauffement, cause croissante de migrations
Les migrations environnementales commencent à pénétrer l'agenda international. Il est certain qu'elles vont s'amplifier : la base de données EM-DAT, gérée par le Centre de recherche sur l'épidémiologie des désastres (CRED), à l'Université catholique de Louvain, montre une augmentation constante du nombre de désastres depuis 1970. Par ailleurs, les événements météorologiques extrêmes devraient se multiplier, selon le résumé du rapport spécial publié en novembre par le Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (GIEC).
Le droit international reste à construire. La convention de Genève sur les réfugiés (1951) n'est pas adaptée à la migration environnementale, notamment parce qu'elle implique rarement un franchissement de frontières.
Le problème consiste à trouver chez les pays responsables du changement climatique les fonds pour aider les pays qui en sont le plus victimes à y faire face. La décision de la conférence des Nations unies sur le climat à Cancun, en décembre 2010, a ouvert la voie : son article 14-F cite les migrations et déplacements liés au changement climatique parmi les mesures qui pourraient être financées par le "Fonds vert". Ce fonds est pour l'instant une coquille vide. Les pays riches ont promis de le doter de 100 milliards de dollars (77,3 milliards d'euros) par an à partir de 2020.
Mais, selon François Gemenne, il faut voir encore plus loin : "Il faut déjà réfléchir à un scénario de fort réchauffement, qui impliquerait une nouvelle distribution des populations à la surface du globe. Certaines zones ne seront plus vivables, et leurs habitants devront migrer. Il vaudrait mieux y penser aujourd'hui, plutôt qu'avoir à décider dans l'urgence."
Source:Le Monde
Publié le 30 décembre
Sur la côte basque, le rejet en mer comme "remède" à la pollution des rivières
A Bidart (Pyrénées-Atlantiques), la plage de l'Uhabia est chérie des surfeurs et des estivants, mais, de temps à autre, le cours d'eau du même nom qui se jette ici dans la mer vient malencontreusement la polluer. Notamment par temps de pluie, lorsque s'y déversent les eaux contaminées par les effluents agricoles et industriels et d'autres résidus d'un assainissement collectif défaillant.
Pour "assurer la salubrité des eaux de baignade", les communes à l'origine de cette pollution et l'Agence de l'eau Adour-Garonne ont promis des grands travaux : une porte à "clapet" sur la rivière et une canalisation de 700 m, appelée émissaire, pour acheminer les eaux polluées au large des côtes.
Résultat, sur un littoral basque qui accumule petites marées et pluies abondantes, on retrouve dans la mer pesticides, détergents, restes de fuel... La Coordination Santé-environnement Pays Basque plaide pour d'autres solutions : drainage des eaux de ruissellement, création de bassin pour l'épuration des effluents provenant des décharges, traitement des déchets enfouis à Bassilour.
"Le système proposé est peut-être la seule solution possible, estime de son côté Michel Lamarque, conseiller municipal à Bidart, mais elle est monstrueuse. Elle continue de traiter la rivière comme un égout et ne fait que cacher la pollution, un peu comme si l'on dissimulait la poussière sous le tapis pour ne pas la voir."
Source:Le Monde
Publié le 23 décembre
RECYCLAGE
Le secrétariat à l’Environnement de l’État de Rio de Janeiro a lancé, ce 19 décembre, la campagne “Noël de l’ Électro-recyclage”, à la station de métro du Largo da Carioca, dans le centre de la mégalopole brésilienne. L’objectif de cette campagne est de recueillir des appareils électroniques qui contiennent des substances toxiques, tels que : téléviseurs, ordinateurs, claviers et lecteurs DVD qui, à l’abandon, peuvent être nocifs pour l’environnement.
D’après le secrétaire chargé de l’Environnement, Carlos Minc, les cinq points de tri sont répartis dans des stations de métro aux quatre coins de la ville. Les équipements pourront aussi être déposés à la mairie et dans les locaux de Fábrica Verde – entreprise de recyclage d’appareils électroniques, au nord de Rio.
Carlos Minc a expliqué qu’à cette époque de l’année un grand nombre de personnes achètent de nouveaux appareils électroniques et ne savent pas quoi faire des anciens. Il a souligné que lors de la première année de fonctionnement de la campagne, en 2010, près d’1,5 tonne de matériel a été récupérée. Cette année, ce chiffre devrait doubler voire tripler.
Publié le 22 décembre
PEAGE URBAIN
Ville pionnière du péage urbain,instauré dès février 2003, Londres tire aujourd'hui un bilan plutôt mitigé de l'expérience.
De 7 heures à 818h, c'est 9,5 euros pour pénétrer au cœur de la ville. Il y a maintenant 33% de véhicules en moins,mais les embouteillages reculent seulement de 8%.Deux raisons à cela :
-La baisse des voitures individuelles est compensée par une hausse des taxis et des bus;et Londres connaît une forte hausse de trafic liée aux jeux olympiques. Coté pollution, aucune amélioration n'est mesurable,du fait que la zone de péage ne représente que 1,5% de la surface du grand Londres.
Source : Le Monde
Publié le 21 décembre
POLLUTION
PEKIN - (AFP) - Le gouvernement chinois a ordonné mardi aux diverses autorités locales de réduire de 10% les "pollutions majeures" d'ici 2015 et annoncé des mesures de contrôle dans des zones densément peuplées.
Le Conseil d'Etat a publié une déclaration sur ses objectifs en matière d'environnement, affirmant que "les émissions totales de polluants majeurs devraient être réduites significativement d'ici 2015"
.Cette annonce intervient alors que le débat public sur la pollution en Chine et l'inquiétude de la population enfle après trente années d'une croissance économique rapide qui a largement dégradé l'environnemen
Des millions de Chinois ont exprimé leur colère sur l'internet début décembre quand un épais smog recouvrait Pékin, suscitant des inquiétudes pour la santé des habitants et provoquant l'annulation de centaines de vols à l'aéroport de la capitale.
A ce moment-là, les autorités publiaient encore des données lénifiantes sur la soi-disant bonne qualité de l'air ou une pollution seulement légère, alors que le smog était visible et que l'ambassade des Etats-Unis, qui faisait ses propres mesures, jugeait la qualité de l'air "très malsaine".
Source:GoodPlanet.info
Publié le 20 décembre
Chine : 20 lacs disparaissent chaque année
Lors d’une conférence environnementale qui s’est récemment tenue à Nankin, les experts ont appelé à protéger les nombreux lacs du pays. Ces étendues d’eau douce essentielles sont malheureusement victimes du réchauffement climatique et de l’activité humaine : chaque année, ce sont 20 lacs qui disparaissent de la carte en Chine…
La première conférence chinoise sur les lacs a réuni plus de 800 experts, universitaires et professionnels les 10 et 11 décembre derniers à Nankin. A l’issue du sommet, une déclaration a été faite avec l’objectif de sensibiliser les autorités et l’opinion publique sur les risques que courent les lacs du pays.
90% des réserves d’eau douce en Chine sont contenues dans les 24 000 lacs naturels que compte le pays. Ils couvrent une surface de 83 000 kilomètres carrés. C’est dire leur importance dans des domaines aussi divers que l’agriculture, l’élevage, le contrôle des inondations et des sécheresses, voire le développement industriel. Sans oublier l’alimentation humaine en eau douce.
Malheureusement, ces lacs sont victime de la folie d’activité qui s’est emparée du pays depuis plus de 30 ans : chaque année, 20 lacs sont rayés de la carte.
Source:Green et vert
Publié le 19 décembre
TRI SELECTIF
42% des plastiques se retrouvent en décharge dans l'Hexagone, quand ils sont- de 10% en Allemagne, en Belgique, ou en Autriche.
A partir de mars commence un test dans 50 collectivités pour changer cela. Tous les plastiques iront dans le bac jaune. Ce projet est porté par Eco-Emballages et le bilan sera réalisé fin 2013.L'expérience devrait couter 100 millions d'euros;l'essentiel du financement proviendra du « point vert », une contribution versée par les entreprises qui mettent sur le marché des produits emballés.
Source:Le Figaro
Publié le 18 décembre
Tokelau : Le petit pays qui veut montrer le chemin aux grands
Tuvalu, 10 000 habitants, 9 atolls ; Tokelau, 1500 habitants, 3 atolls. Perdus entre l’Australie et Hawaï, ces deux archipels polynésiens sont en pleine crise environnementale. Déjà victimes de la montée du niveau de la mer et menacées de migration climatique, les populations souffrent désormais d’une cruelle ironie : la sécheresse est déclarée
La fin d’un monde d’ici 50 ans
Tokelau est un territoire de Nouvelle-Zélande qui a déjà rejeté 2 fois l’indépendance, bien conscient de la dureté de la vie dans les atolls. Même les plus grandes îles voisines comme Samoa sont touchées par la sécheresse. Si cette dernière détruit les cultures, la crise alimentaire pourrait être la prochaine catastrophe pour la région. Cela fait six mois qu’il n’a pas plu sur Tokelau et Tuvalu. Ce qui ne laisse pas grande chance de pouvoir vivre des plats traditionnels composés de racines dans les prochains mois.
La montée des eaux continue aussi. A Tuvalu, les routes sont inondées et les cocotiers qui longeaient encore récemment la plage sont maintenant en permanence dans l’eau. Toutes les prévisions annoncent un déplacement total de la population d’ici 50 ans ou moins. Et si c’est le premier pays qui devra être entièrement déplacé, on sait aussi que ce ne sera pas le dernier !
Chacun doit faire sa part contre le réchauffement climatique. Les Tokelau se sont rendus à Durban pour le rappeler aux 20 000 délégués présents à la COP17, par la voix de leur représentant Foua Toloa. L’archipel polynésien vise un mix énergétique à 100% renouvelable en moins d’un an :
Développer un nouveau système photovoltaïque et son système de secours à l’huile de coco va couter 8,8 millions de dollars [6,8 millions d'euros], essentiellement empruntés par les Tokelau. Malgré l’ampleur du budget, il ne faudra que 5 ans pour amortir les frais, par rapport au coût supérieur des énergies fossiles utilisées jusqu’à présent.
Source:Green et vert
Publié le 17 décembre
ENVIRONNEMENT
Alimentation bio et ampoules basse consommation sont parmi les produits qui sont davantage achetés par les Français. Cependant, si leur comportement face aux enjeux environnementaux évolue, il existe encore un décalage entre les opinions et le passage à l'acte. C'est ce qu'indique un rapport publié par le ministère du Développement durable, portant sur 16 années d'observations.
Des Français majoritairement sensibles à l'environnement
En 2011, une majorité de Français se déclare très sensible à l'environnement, alors qu'en 1995, la proportion n'était que d'un tiers. Bien que le chômage reste la préoccupation majeure des Français, l'environnement est devenu un sujet d'actualité quasi quotidien, tant à l'échelon international et national que local, avec comme principales préoccupations environnementales les pollutions des milieux naturels et les catastrophes naturelles.
La très grande majorité des Français (80 %), et particulièrement les plus jeunes, estime que le réchauffement climatique est un fait scientifiquement prouvé ; les trois quarts des personnes interrogées (75 %) incriminent la responsabilité de l'homme dans la dégradation de l'environnement. De nombreux Français s'accordent en outre sur la nécessité de s'investir à titre personnel dans la sauvegarde de l'environnement : 69 % des personnes interrogées considèrent que les efforts qu'elles peuvent faire individuellement sont utiles pour préserver l'environnement, et 63 % déclarent faire ce qui est bon pour l'environnement même si cela leur coûte plus d'argent.
Source;Notre-Planète-Info
Publié le 16 décembre
USA : Nombre record de catastrophes météorologiques en 2011
En 2011, les États-Unis ont connu une douzaine de catastrophes météorologiques qui ont coûté chacune au moins 1 milliard de dollars. Une fréquence record de désastres naturels, et les dépenses les plus élevées pour le gouvernement fédéral en 30 ans. Mis à part l’ouragan Katrina en 2005…
Un inventaire douloureux
Les 343 tornades qui ont frappé 13 États américains à la fin avril ont été les catastrophes les plus coûteuses, avec des pertes totales de plus de 10,2 milliards de dollars [7,8 milliards d'euros] dont 7,3 milliards [5,6 milliards d'euros] pris en charge par les assurances. La ville de Tuscaloosa, en Alabama, a été durement touchée, comptabilisant 240 décès sur 321 victimes au total dans cet État.
Juste après se placent la sécheresse et les vagues de chaleur qui ont traversé le Texas, l’Oklahoma, le Nouveau-Mexique, l’Arizona, le sud-ouest du Kansas et la Louisiane. Le total des pertes directes au niveau des cultures, du bétail et de la sylviculture approche 10 milliards de dollars. En même temps, les pertes liées aux feux de forêt (Texas, Nouveau-Mexique et Arizona) s’élèvent à plus de 1 milliard de dollars.
Source : Green et vert
Publié le 15 décembre
Afrique : L’urbanisation, un défi pour l’avenir
Après les Européens, les Américains et les Asiatiques, les Africains sont en train de devenir des “Homo urbanus“. Ils se concentrent dans des métropoles qui deviennent démesurées. Ils y sont déjà 400 millions aujourd’hui, mais comment gérer le milliard d’habitants qu’on y prévoit dans 40 ans?
Les Africains étaient 20 millions à vivre en ville en 1950. Ils y seront un milliard en 2050. Les régions les plus urbanisées du continent sont les zones littorales du Maghreb et d’Afrique de l’Ouest, la vallée du Nil, l’Éthiopie, ainsi que la côte reliant Le Cap à Maputo. Près de la moitié des citadins s’entassent dans des mégapoles comme Le Caire, Lagos, Kinshasa, Abidjan, Johannesburg ou Casablanca. Le reste des Africains sont concentrés dans des villes de moins de 500 000 habitants.
Une explosion démographique lourde de conséquences
Plusieurs raisons expliquent l’explosion des métropoles : le taux de fécondité en Afrique est en diminution mais reste élevé (4,38 enfants par femme en moyenne). De plus, les métropoles attirent des milliers de migrants des campagnes, ainsi que ceux qui rêvent d’une vie meilleure, et ceux qui fuient leur pays d’origine.
Cette évolution ne va pas sans poser problème aux dirigeants. En effet, les politiques urbaines doivent définir des aménagements et des plans de développement pour répondre à de nombreux besoins : l’accès à l’eau potable, l’évacuation des eaux sales, l’approvisionnement en électricité, l’accès aux soins de santé, à l’éducation et aux logements ; mais aussi le développement économique et la création d’emploi.
Sans cela, les bidonvilles entourant les villes continueront à entraîner le défrichage des forêts, à salir les eaux, à polluer, et à n’offrir que des futurs miséreux et sans espoir, comme c’est le cas dans de trop nombreuses métropoles.
Source:Jeune Afrique
Publié le 14 décembre
DECROISSANCE
Le ministre allemand des Finances a lancé mercredi un appel inhabituel aux pays occidentaux à limiter leur croissance économique pour le bien de tous et le respect des idéaux chrétiens, dans une tribune à l'hebdomadaire Die Zeit, diffusée mercredi.
«Tout autant que nous devons nous engager pour vaincre la faim dans le monde entier, nous devrions par ailleurs nous engager à limiter la croissance économique dans nos propres pays occidentaux», écrit Wolfgang Schäuble .
«Le fait que nos taux de croissance ne rivalisent plus avec ceux des pays en développement comme la Chine, l'Inde, ou le Brésil, ne signifie pas que notre politique économique est un échec mais que nous avons déjà atteint un niveau de richesse certain pour une grande partie de la population, et que d'autres doivent encore atteindre cela. Nous devrions l'accepter», a ajouté le doyen du gouvernement allemand, âgé de 69 ans.
Source:Libération
Publié le 13 décembre
CLIMAT
Le Canada se retire du Protocole de Kyoto sur la réduction des émissions de gaz à effet de serre (GES), a déclaré lundi à Ottawa le ministre canadien de l’Environnement Peter Kent.
Il a justifié cette décision par l’affirmation que «Kyoto ne fonctionne pas» et par le fait que le Canada courait le risque de devoir verser des pénalités de plusieurs milliards de dollars s’il en restait signataire du Protocole.
Le Canada devient ainsi le premier pays à s’être officiellement retiré de cet accord signé en 1997 et entré en vigueur en 2005.
Aux termes du protocole, le Canada s’engageait à réduire en 2012 ses émissions de GES de 6% par rapport au niveau de 1990, mais ces émissions ont au contraire augmenté. Le gouvernement conservateur de Stephen Harper a ouvertement rejeté ses obligations et dénoncé «l’erreur» du gouvernement libéral qui l’avait signé
Source:Libération
Publié le 12 décembre
EFFICACITE ENERGETIQUE
Après quatre mois de participation à la table ronde sur l'efficacité énergétique, FNE jette l'éponge. Explications et analyse
S’inscrivant dans le prolongement d’une étude pilotée par la DGEC* montrant clairement que la France n'est pas dans la bonne trajectoire énergétique pour tenir les engagements de 2020, la table ronde « efficacité énergétique » devait être, selon FNE, l’occasion de conforter les engagements pris lors du Grenelle de l’environnement et de dégager des financements pour un programme massif d’isolation du bâti ancien. FNE était donc prête à contribuer à un programme ambitieux de réduction des consommations d’énergie.
Des mesures intéressantes ont été proposées par la table ronde mais, pour FNE, il manque l’essentiel, la colonne vertébrale de l’ensemble, la volonté politique forte. Ainsi, le fait que les enseignes lumineuses ne soient pas interdites entre minuit et cinq heures du matin témoigne bien de cette absence de cohérence. Et il faut sans doute chercher le manque de volonté politique ailleurs qu’au ministère de l’Ecologie…
Pour Maryse Arditi, pilote du réseau énergie de FNE : « la plupart des hommes politiques et des décideurs économiques sont toujours dans la même optique : penser production avant utilisation, offre avant demande, avec un discours récurrent : « les économies d'énergies, c'est important, il faut en faire, mais cela n'empêchera pas la demande d'énergie d'augmenter, donc occupons-nous d'abord de satisfaire la demande et la production ». »
Pour FNE, il est grand temps d’investir pour l’avenir en s’engageant résolument dans la réduction des consommations d’énergie.
DGEC* : Direction Générale de l'Energie et du Climat
Source:France Nature Environnement
Publié le 11 décembre
Climat : un accord minimaliste à la conférence de Durban
Les décisions prises à l'aube dans cette ville située sur l'océan Indien sont bien en-deçà de ce qu'exige l'urgence climatique, a regretté l'ONG Oxfam, qualifiant cet accord de "strict minimum possible" qui laisse "le monde se diriger comme un somnambule vers un réchauffement de 4°C".
Avec cette "feuille de route" en poche, les Européens ont donné leur accord à la poursuite du protocole de Kyoto après 2012. Conclu en décembre 1997 et entré en vigueur en février 2005, le protocole impose aux pays industrialisés, à l'exception notable des Etats-Unis qui ne l'ont pas ratifié, de réduire leurs émissions de six substances responsables du réchauffement, au premier rang desquels le CO2.
Source:Le Nouvel Observateur
Publié le 10 décembre
Le parc éolien français a battu un record de production
Le mercredi 7 décembre 2011, en début de matinée, au moment où la consommation électrique est particulièrement élevée en cette période de l'année, l'énergie éolienne a produit 6% de notre électricité.
Fin novembre 2011, la puissance du parc éolien installé s'élèvait à environ 6 500 MW. Le Grenelle de l'Environnement a fixé à la filière un objectif de 25 000 MW en 2020, ce qui confirmera le rôle majeur de cette forme d'énergie dans l'indépendance énergétique de notre pays et la lutte contre le changement climatique.
Source:Notre-planète-info
Publié le 9 décembre
ETIQUETAGE ENERGETIQUE
Le 20 décembre,le classement actuel des appareils, de A (meilleure performance)à G, sera remplacé par une notation allant de A+++ à D. 90 % des appareils sont aujour'hui classés A.Il y aura donc A+, A++, et même triple A .En 10 ans, la baisse moyenne de la consommation d"énergie des réfrigérateurs a atteint 60% et celle des lave-linge 50%.
Source:Le Monde
CLIMAT
Lors d’une conférence de haut-niveau tenue sous la présidence de Ban Ki Moon et du président Zuma, il est apparu hier (mercredi, ndlr) ici à Durban que le problème central réside bien désormais dans le divorce entre savants et politiques. Les politiques ne veulent plus ni entendre ni croire ce que savent les scientifiques
Malgré le drame décrit par les Etats de l’Aosis (les Etats insulaires), malgré les travaux et les cris d’alarme des scientifiques, rien ne semble donc avancer à Durban. Bien au contraire. Nous en sommes à espérer que les accords, s’il y en a, n’enregistrent pas de régressions trop catastrophiques.
Tout se passe à Durban comme si les Etats ne cherchaient qu’à mettre au bénéfice de leurs industries respectives, ou plutôt des lobbys qui les soutiennent, les moindres failles permettant de continuer à émettre massivement et/ou à vendre du nucléaire.
Mes chers amis, notre bien commun est ici oublié, foulé au pied, nié. Et si certains comme la Commissaire européenne ou le président Zuma produisent des efforts méritoires, la plus grande ambiguïté est celle de la Chine, faiseur de roi, dont chacun essaye de décrypter des messages contradictoires et sibyllins.
Corinne Lepage.Le Monde.fr
Publié le 7 décembre
Le climat sur la voie d'un réchauffement de 3,5 °C
Le monde est sur une "trajectoire à haut réchauffement, à haut coûts, et à haut risque", à hauteur de + 3,5 °C par rapport à l'époque pré-industrielle, affirme une étude présentée mardi 6 décembre à Durban (Afrique du Sud), en marge de la conférence de l'ONU sur le climat.
Ce chiffre, établi par deux sociétés de conseil spécialisées sur le carbone, Climate Analytics and Ecofys, prend en compte les promesses actuelles de réduction de gaz à effet de serre des Etats, largement insuffisantes car l'objectif adopté par la communauté internationale en 2010 est de 2 °C maximum.
Au rythme où augmentent les émissions de ces gaz, les gouvernements n'ont guère que quatre ans pour inverser la tendance et éviter ensuite des dépenses massives pour atteindre l'objectif de 2 °C, selon ce rapport.
Source:Le monde,fr
Publié le 6 décembre
AUTOLIB
Ce nouveau dispositif a été conçu dans la foulée de Vélib', les vélos accessibles à tous. Il permettrait aux Parisiens de ne plus posséder d'automobile tout en circulant de façon non polluante. Mais si les écologistes avaient applaudi des deux mains au lancement de Vélib', ils critiquent vivement Autolib'. D'abord, le bilan environnemental de l'auto électrique ne semble pas positif, puisque la production de l'électricité nécessaire à la est toujours polluante, qu'il s'agisse de fossile ou de nucléaire - sans oublier, bien sûr, la masse de métaux et de plastique que représente la voiture elle-même.
De plus, dans la mobilité partagée, autant que le véhicule compte le réseau informatique qui met en contact les usagers et les moyens de transport. Avec Autolib', le contrôle du réseau est détenu par une compagnie, alors qu'il pourrait être géré par la communauté, à la façon de Wikipédia et des logiciels libres, comme le suggère Yves Heuillard sur le site L'autopartage sera coopératif ou ne sera pas.
Source:Hervé Kempf. Le Monde
Publié le 5 décembre
DEFORESTATION
Notre planète a perdu en moyenne 4,9 millions d'hectares de forêt par an, soit près de 10 hectares de forêt par minute ou encore l'équivalent d'un terrain de football toutes les quatre secondes de 1990 à 2005.
Les nouvelles données montrent également que la perte nette de forêts s'est accélérée, passant de 4,1 millions d'hectares par an entre 1990 et 2000 à 6,4 millions entre 2000 et 2005.
Ces informations précieuses sont basées sur l'utilisation la plus complète à ce jour des données satellitaires à haute résolution. Ils diffèrent des résultats de l'évaluation des ressources forestières mondiales effectuée par la FAO en 2010. Ceux-ci étaient basés sur une compilation de rapports de pays qui avaient utilisé une grande variété de sources.
"Les nouveaux chiffres obtenus grâce aux images satellitaires nous offrent une approche plus cohérente de l'évolution globale, au fil du temps, des forêts de la planète. En plus du large éventail d'informations fournies par les rapports des pays, ils offrent aux décideurs à tous les niveaux des informations plus précises, et soulignent la nécessité pour les pays et les organisations de traiter d'urgence le problème et de stopper la perte d'écosystèmes forestiers précieux",
Source:Notre-planete-info
Publié le 4 décembre
CARREFOUR PLANET ET LE BIO
Nous regrettons qu'un grand nombre de produits alimentaires issus de l'agriculture biologique soient importés d'Europe et trop souvent du monde entier. C'est particulièrement criant au niveau des fruits et légumes : pommes de terre d'Egypte, tomates d'Espagne, huile d'Olive non UE, miel de Hongrie..., sans parler du non respect de la saisonnalité.
Or, le bio ce n'est pas seulement un label pour faire plaisir au consommateur et être dans le vent, c'est avant tout une éthique : celle d'une production respectueuse de l'environnement, et l'empreinte écologique du transport en fait partie. En achetant bio à l'autre bout du monde, alors que ces produits sont disponibles en France, on gâche une grande partie de son intérêt, on flirte avec les contrôles douteux, la corruption qui ne garantissent plus le respect du cahier des charges de l'agriculture biologique. Pire, on ne soutient pas les producteurs français et leurs reconversions vers le bio, difficiles et coûteuses. Où est la cohérence ? Où est l'engagement du groupe Carrefour pour le développement durable ?
De plus, on s'étonne des prix pratiqués qui ont d'ailleurs sensiblement augmenté avec le changement d'enseigne et qui sont maintenant bien souvent supérieurs à ceux affichés dans les supermarchés bio spécialisés que ce soit pour les fruits et légumes, le vrac, ou la viande(4) dont les prix se sont envolés et qui finit souvent au rebus faute d'acheteurs.
Source:Notre-planète-info
Publié le 3 décembre
OGM : pétition de 17 associations pour protéger l'apiculture européenne
Dénonçant "l'impossibilité d'une coexistence" entre les cultures génétiquement modifiées et l'élevage des abeilles, dix-sept organisations apicoles, agricoles et environnementales ont lancé une pétition pour la suspension immédiate de la culture du maïs OGM Monsanto en Europe.
Elles demandent également que Bruxelles ne renouvelle pas l'année prochaine l'autorisation de culture en plein champ de la variété de maïs MON 810. La France a promis de déposer une nouvelle clause de sauvegarde pour empêcher ce type de culture sur son territoire, après l'annulation lundi par le Conseil d'Etat du moratoire instauré en 2008.
Les associations rappellent qu'en septembre la Cour de justice européenne avait décidé que du miel contenant du pollen de maïs OGM MON 810 ne pouvait être commercialisé faute d'autorisation de ce pollen dans le miel. "Cela menace toutes les productions apicoles situées dans un rayon de 10 kilomètres autour d'un champ d'OGM, le miel, le pollen, ou tout complément alimentaire contenant du pollen", précisent-elles
Source : Le Monde
Publié le 2 décembre
Climat: les 13 années les plus chaudes concentrées sur 15 ans
Après une année 2010 record, 2011 est à ce stade la «dixième année la plus chaude à l’échelle du globe» depuis le début des relevés en 1850.
Les treize années les plus chaudes qu’a connues la planète sont toutes concentrées sur les quinze dernières années, depuis 1997, a indiqué mardi l’Organisation météorologique mondiale (OMM) en marge des négociations climatiques sur le changement climatique.
La température moyenne de la dernière décennie (2002-11), «supérieure de 0,46 °C à la moyenne à long terme», est la plus élevée jamais constatée, à égalité avec la décennie 2001-2010, ajoute l’agence de l’ONU spécialisée sur les données météo, dans un document présenté à Durban (Afrique du Sud).
«Notre science est fiable et démontre sans ambiguïté que le climat mondial se réchauffe et que ce réchauffement est dû aux activités humaines», a souligné dans un communiqué le secrétaire général de l’OMM, Michel Jarraud.
Source:Libération
Publié le 1 novembre
POLLUTION
Selon une nouvelle étude britannique, les arbres de Londres renforcent la qualité de l'air en filtrant les concentrations de particules de pollution. La méthodologie développée dans le cadre de l'étude permet aux scientifiques de prédire la quantité de pollution pouvant être éliminée à l'avenir, face au changement climatiques et aux augmentations d'émissions de pollution.
« Les arbres ont évolué pour capter le dioxyde de carbone (CO2) de l'atmosphère, ainsi, il n'est pas surprenant qu'ils puissent aussi éliminer d'autres polluants », explique l'un des auteurs de l'étude, le professeur Gail Taylor de l'université de Southampton. « Les arbres à feuillage persistants sont exposés à davantage de pollution et ont une meilleure capacité d'absorption. Par l'utilisation de plusieurs espèces d'arbres et l'application de plusieurs approches de modélisation, l'efficacité de la canopée des arbres peut être renforcée ».
Source;Notre-planète-info
Publié le 30 novembre
Pérou : Le féminicide fait son entrée dans le code pénal
Alors que le 25 novembre célébrait la Journée mondiale contre la violence faite aux femmes, le Conseil des ministres péruvien a pris les devant en instaurant le crime de féminicide, pour lequel la loi prévoit désormais une peine plancher de 15 ans.
Après le Guatemala, le Costa Rica, la Colombie, le Salvador et le Chili, le Pérou devient le sixième pays d’Amérique latine à inclure le crime de féminicide dans son code pénal. Une loi également appliquée dans la capitale du Mexique, où la violence faite aux femmes rivalise avec celle associée au règne des narcotrafiquants.
Ce nouveau délit entraînera l’application d’une peine minimale de 15 ans de réclusion, afin que ces cas ne puissent plus être considérés comme de simples homicides, pour lesquels la peine plancher est de 6 ans seulement.
Source:Green et Vert
Publié le 29 novembre
Asie-Pacifique : L’APEC agit pour l’environnement
L’Organisation de coopération économique des pays d’Asie Pacifique (APEC) s’est engagée pour l’environnement lors du grand rendez-vous de Hawaï les 12 et 13 novembre 2011. Diminution des droits de douane pour les “produits écologiques”, réduction de l’intensité énergétique : le Pacifique passe au vert.
Dans la déclaration de Honolulu, les dirigeants des 21 pays (16 pays d’Asie et d’Océanie, 5 du continent américain) présents à ce grand rendez-vous se sont engagés à répondre simultanément aux deux défis de notre époque : la crise économique et la dégradation de l’environnement. Ils veulent accélérer la transition vers une économie à basses émissions tout en créant des nouvelles sources de croissance économique et d’emploi
Espérons que ces belles déclarations seront suivies d’action et que les membres de l’APEC pourront résoudre leurs nombreux différends grâce à l’objectif commun d’assurer une croissance durable aux pays des rives de l’océan Pacifique et du reste du monde.
Source:Greenetvert
Publié le 28 novembre
CLIMAT PAUVRETÉ
Alors que s'ouvre la conférence de l'ONU sur le changement climatique à Durban (Afrique du sud), le rapport de l'organisation non gouvernementale britannique OXFAM constate une envolée des prix du blé, maïs et sorgho du fait de phénomènes météorologiques extrêmes qui ont plongé des dizaines de millions de personnes dans la pauvreté lors des 18 derniers mois.
En 2010, une vague de chaleur en Russie et en Ukraine avait entraîné un bond de 60 à 80% des prix mondiaux du blé en trois mois. En avril 2011, ils avaient même grimpé à 85% de leur niveau de juin 2010, selon l'ONG.
En Somalie en juillet dernier, le prix du sorgho se situait à 393% au-dessus de la moyenne des cinq dernières années alors que ceux du maïs, en Ethiopie et au Kenya, ont bondi de 191% et 161% respectivement, reflétant l'impact de la sécheresse dans la corne de l'Afrique.
Pendant la même période, tempêtes et typhons en Asie du Sud-Est ont fait grimper le prix du riz en Thaïlande et au Vietnam. En septembre et octobre, les cours étaient en hausse de 25 à 30% par rapport à ceux d'il y a un an.
Dans l'édition de novembre de son rapport de surveillance, la Banque mondiale avait indiqué que l'indice mondial des prix des produits alimentaires restait de 19% au-dessus de son niveau de septembre 2010 avec une variation importante selon le pays ou le produit.
Oxfam rappelle que le groupe d'experts sur le climat, le Giec, a récemment indiqué que le réchauffement climatique a d'ores et déjà accéléré les vagues de chaleur et averses suivies d'inondations, et que ces phénomènes devraient s'accroître.
L'ONG lance ainsi un appel aux pays réunis à partir de lundi pour qu'ils s'engagent vers une réduction drastique des émissions de CO2 et vers la mise en oeuvre du fonds destiné à aider les pays pauvres. Ce "Fonds vert", qui doit permettre d'acheminer 100 milliards de dollars par an aux pays les plus vulnérables à partir de 2020, sera l'un des sujets discutés à Durban.
Source : GoodPlanet,info
Publié le 27 novembre
Osons la bio !
C’est le titre d’une campagne lancée par la Fédération nationale de l’agriculture (Fnab), les associations Terre de lien (qui soutient l’installation de paysans bio) et Bio Consom’acteurs. Le but ? Que l’agriculture biologique et le changement de société qui va avec fassent partie des préoccupations des présidentiables.
« Nous demandons aux candidats à l’élection présidentielle de 2012 de s’engager à soutenir avec force le développement de la bio par des mesures financières, fiscales et d’accompagnements techniques. » Les membres d’« Osons la bio ! » veulent 20% de terres bio en 2020, avec « relèvement de la TVA sur les pesticides (actuellement de 5,5 %) et suppression des fonds publics pour les technologies OGM en agriculture ».
Source:Terraeco
Publié le 26 novembre
CLIMAT
Du 28 novembre au 9 décembre, Durban, en Afrique du Sud, accueille la XVIIe conférence des parties à la convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques. La premiere a été un fiasco dont n’est sorti qu’un texte de « bonnes intentions » et même pas signé par les « parties ». La seconde a débouché sur un accord signé, qui fixe des objectifs à atteindre mais pas les moyens d’y parvenir. Ces décisions devront être prises à Durban.
Sauf que la validité de Kyoto se termine le 31 décembre 2012. Durban est donc le sommet de la dernière chance pour bâtir rapidement un nouveau protocole contraignant de réduction des émissions de gaz à effet de serre. Le secrétaire général de l’ONU Ban Ki-moon assure qu’il n’est plus possible de « demander aux plus pauvres et aux plus vulnérables de payer le prix du changement climatique » mais des désaccords en série minent les négos. La Chine, premier émetteur mondial de CO2, refuse de signer tout accord pour préserver son « droit au développement ».
Les Etats-Unis, deuxième pays émetteur de la planète et qui n’a jamais ratifié Kyoto, n’avanceront pas d’un pouce si la Chine ne fait rien. La Russie et le Japon – qui avaient eux paraphé Kyoto – sont du même avis. L’Union européenne, enfin, affirme ne rien vouloir signer sans engagement de réduction des Etats-Unis. Bref, peu d’observateurs croient encore à la signature en Afrique du Sud d’un traité effectif dès 2013
Source:Terraeco
Publié le 27 novembre
OMBRIERES
C'est une entreprise française, Coruscant, qui vient de terminer la première centrale solaire d'Afrique du sud, inaugurée cette semaine à Johannesburg. Un joli symbole pour cette start-up née en 2007 et spécialisée dans les ombrières photovoltaïques, même si l'installation est de taille modeste : 400 kW de puissance installée. "Le marché français est devenu très compliqué depuis le changement de réglementation, nous cherchons la croissance ailleurs", explique Thierry Mueth, cofondateur et PDG de Coruscant et également nouveau président de l'organisation professionnelle Enerplan. Une stratégie de développement international suivie par d'autres acteurs du solaire comme récemment Fonroche.
Coruscant a donc mis le cap sur l'Afrique du sud, qui a de grandes ambitions dans le solaire et a lancé une série d'appels d'offres. Elle a créé une coentreprise, baptisée Coruscant Africa, avec le conglomérat sud-africain Guma, présent dans de nombreux secteurs, des mines à l'énergie en passant par l'aviation. Impossible en effet de ne pas s'appuyer sur un groupe local pour se positionner. Coruscant apporte son ingénierie et son expertise du solaire et Guma ses réseaux et son label prouvant son respect d'un certain nombre de valeurs (proportion de salariés noirs...), un impératif dans le pays.
La coentreprise a remporté le marché lancé par la compagnie d'énergie Eskom - le EDF local - pour la construction d'une ombrière photovoltaïque couvrant le parking de son siège social, représentant 180 places de stationnement sur une superficie de 2 600 m2. L'installation a été construite en un temps record de quelque huit semaines. Deux autres entreprises françaises sont dans la boucle : les panneaux sont fournis par Tenesol (Total), qui a une usine de 100 MW en Afrique du sud, et les onduleurs parSchneider Electric. Cette ombrière représente un investissement de 1,2 M€. Elle produira 675 Mwh/an et permettra d'éviter l'émission de 564 tonnes de CO2 par an.
Source:La Tribune
Publié le 24 novembre
Argentine : Des cultures destinées aux biocarburants s’installent dans les décharges
Inexploitables pour les cultures alimentaires, les terres polluées par les ordures peuvent en revanche accueillir certaines espèces capables de produire des biocarburants de deuxième génération, tout en contribuant à la réhabilitation des sols.
À l’heure où la population mondiale franchit la barre des 7 milliards d’habitants, les biocarburants fabriqués à partir de produits alimentaires ont mauvaise presse. Le secteur compte donc plus que jamais sur les combustibles dits de seconde génération, obtenus avec de la matière organique non comestible, pour assurer le futur de la filière. Les chercheurs ont commencé par transformer en compost quelque 2000 tonnes de déchets organiques reçus tous les mois pendant trois ans, afin d’améliorer les caractéristiques des sols dégradés. Cet engrais naturel a permis de fertiliser des zones fermées de la décharge où pousseront bientôt des espèces végétales particulières, destinées à la production de bioéthanol. L’attention des scientifiques s’est portée sur des plantes à haute teneur en lignocellulose, qui offriront un taux important de conversion de matière sèche en éthanol.
Source:Greenetvert
Publié le 23 novembre
Vends poulets bio au rabais
Ils étaient tous là. Parmi eux, le préfet de l’Yonne et le président de la Chambre d’agriculture, pour inaugurer en grandes pompes, à Tannerre-en-Puysaie (Yonne), deux bâtiments de 4 800 poulets chacun (le maximum possible), certifiés bio par Qualité France. Pour le groupe Duc, dont l’activité couvre l’ensemble de la filière, de la production à l’abattage, c’est le début d’un vaste programme « bio », qui prévoit 45 bâtiments d’ici 2015, capables de produire 15 000 poulets bio par semaine.
Sauf qu’il y a un hic, notamment selon la Fédération nationale d’agriculture biologique (FNAB) et les magasins Biocoop. Les volatiles sont abattus à 71 jours, contre 81 jours dans le reste de la filière bio française (et 35 à 40 jours pour un poulet standard). Par ailleurs, les poulets bio de Duc ne seront pas nourris avec une alimentation produite sur place.
« Mauvais pour tous »
Au Syndicat national des labels avicoles de France (Synalaf), on est farouchement contre. Cette association défend les volailles Label rouge (elles aussi abattues à quatre-vingt-un jours) autant que les AB. « Ce projet dessert tout le monde », affirme Eric Cachan, président du Synalaf — il est par ailleurs vice-président des fermiers de Loué, marque qui fait, entre autres, de la volaille bio, mais dans les règles de l’art. « Il est mauvais pour les producteurs : en ne respectant pas les fondamentaux de la bio, ils discréditent l’ensemble de la filière. Les consommateurs attendent des poulets bio qu’ils soient goûteux, or c’est l’âge qui fait une bonne partie de la saveur d’une volaille. Mauvais aussi pour l’ensemble du marché : le segment qui regroupe les AOC, le Label Rouge, le bio, ne doit pas céder sur la qualité, au risque d’entamer une spirale à la baisse.
Source:Terraeco,net
Publié le 22 novembre
Isolation thermique : l'apanage des riches
Les aides publiques d'incitation à la rénovation thermique des logements bénéficient majoritairement aux ménages les plus aisés. C'est la conclusion d'un rapport du think-tank Terra Nova. Car si les aides baissent le coût total de l'investissement, celui-ci reste trop élevé : 20 000 euros en moyenne pour une rénovation thermique complète. Le risque, c'est de créer à terme une " fracture énergétique ". Le gouvernement a certes renforcé fin septembre son plan " Habiter mieux ", doté de 1,34 milliard d'euros et visant à abonder les aides de l'Agence nationale de l'habitat aux plus modestes. Mais il n'est pas sûr que ce soit suffisant et surtout que cela simplifie le parcours du combattant pour avoir accès à ces aides.
Source:Alternatives Economiques
Publié le 21 novembre
Alors que les pays européens baissent les subventions accordées à l’énergie solaire, l’Inde revoit aussi ses plans, mais dans l’autre sens. Une aubaine pour les producteurs de panneaux solaires qui devront installer 10 GW de capacité d’ici 2017. Plus du double de ce qui était initialement prévu.
Le ministère des Énergies nouvelles et renouvelables prévoit d’accorder des permis pour 10 GW d’électricité solaire d’ici 2017. La nouvelle, annoncée lors d’une conférence à Hyderabad (centre de l’Inde) par Bharat Bhargava, un officiel haut placé du ministère, change la donne. Selon les projections précédentes, l’objectif était d’avoir 4 GW installés en 2017. Il faut ajouter à ce chiffre un objectif de 2 GW de capacité hors réseau électrique. “En extrapolant la tendance actuelle, 10 GW en 2017, c’est largement faisable”, a expliqué M. Bhargava. En effet, le pays comptait 125 MW de capacité installée fin octobre 2011, une progression fulgurante par rapport aux 50 MW installés en juin.
Les ambitions augmentées du pays sont une aubaine pour les producteurs de panneaux solaires.
Source:Greenetvert
Publié le 20 novembre
GEMASOLAR
Composé de quelque 2.650 héliosats, des concentrateurs solaires répartis sur 185 hectares de terres rurales, la centrale Gemasolar a été mise en service près de Séville en Espagne, rapporte le Dailymail. Ces panneaux sont capables de concentrer 95% du rayonnement solaire sur un récepteur de l'immense tour érigée au centre du parc. Celle-ci peut atteindre une température de 900°C et permet ainsi de réchauffer des réservoirs de sel fondu.
Ce qui différencie cette centrale de toutes les autres est sa capacité de stocker la chaleur dans ses réservoirs de sel fondu. Elle peut produire de l’énergie pendant quinze heures sans ensoleillement, permettant ainsi de produire de l’électricité pendant les périodes de faible ensoleillement et même durant la nuit. La centrale garantit alors la production d'électricité pour un minimum de 270 jours par an, soit trois fois plus que les autres énergies renouvelables.
Source:MaxiSciences
Publié le 19 novembre
En Roumanie, la frénésie de "l'énergie verte" menace la biodiversité
MONTS FAGARAS (Roumanie) - (AFP) - Des excavateurs labourent le lit d'un torrent dans une zone protégée du réseau européen Natura 2000. En Roumanie et dans d'autres pays des Balkans, la frénésie de construction de microcentrales hydroélectriques menace des rivières trésors de biodiversité. A ce jour, 297 projets prévoyant la construction de 536 microcentrales ont déjà reçu un permis de l'Administration des eaux. La boulimie touche aussi la Bulgarie, la Serbie et le Monténégro, selon le Fonds mondial pour la nature (WWF).
Alerté en août, le ministre de l'Environnement a ordonné la semaine dernière la suspension des travaux dans les monts Fagaras "pour vérifications" et annoncé un moratoire de 3 à 4 mois pour les nouveaux permis.
Les ONG réclament une interdiction totale dans certaines zones protégées.
"Quand on détruit la biodiversité, même avec un million d'euros, on ne peut pas la récupérer", dit M. Galdean.
Publié le 18 Novembre
CHANGEMENT CLIMATIQUE
Dans un rapport publié vendredi, le Giec analyse la vulnérabilité des pays face aux risques liés aux changements du climat.
Cyclones et pluies torrentielles sous les tropiques, sécheresse en augmentation « au cours du XXIe siècle durant certaines saisons et dans certaines régions », poursuite de l’érosion des côtes et des inondations en raison « de la hausse du niveau de la mer », fonte des glaciers et disparition du permafrost (terre gelée en permanence) dans certaines régions de montagnes
Le dernier rapport du Giec (groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat) consacré aux événements climatiques extrêmes ne se montre pas très optimiste sur les évolutions attendues au cours du siècle. L’Europe de l’Ouest pour sa part devrait être plus particulièrement concernée par les vagues de chaleur comme en 2003.
Les chercheurs réunis à Kampala (Ouganda) ont compilé les milliers de publications se rapportant au sujet. Ils rappellent dans un document encore provisoire - le texte définitif doit être publié vendredi - que les changements climatiques dont le réchauffement des températures, « vont conduire à des changements dans la fréquence, l’intensité, la répartition géographique et la durée des événements climatiques extrêmes pouvant aboutir à une situation sans précédent ». Au cours du siècle dernier, la température moyenne s’est accrue de 1°C.
Selon différents scénarios, le Giec estime que les températures pourraient encore augmenter entre 1° et 3°C d’ici à 2050 et jusqu’à 5°C à la fin du siècle si rien n’est fait pour arrêter la hausse constante des émissions de gaz à effet de serre.
Source:Global et local
Publié le 17 novembre
Les importations européennes épuisent les ressources mondiales en eau
Chaque année, la production et la consommation de biens ne cessent de croître, menaçant les réserves globales d'eau douce. Les pays industrialisés doivent se saisir rapidement de cette question
En Europe, la consommation intérieure en eau est évaluée à environ 1.500 litres par personne et par jour, plaçant le vieux continent derrière l'Amérique du Nord (4.350 l), l'Océanie (2.350 l) et même l'Asie (1.600 l). Ces quantités extraites d'eau douce sont utilisées en premier lieu pour les opérations de refroidissement dans le domaine de l'énergie (45 %), pour l'agriculture (22 %), l'approvisionnement en eau public (21 %) et pour le secteur industriel (12 %). Mais, en prenant en compte la consommation indirecte des nations européennes, c'est-à-dire l'eau utilisée dans la production de marchandises et des matières premières importées, le volume obtenu excède la consommation intérieure.
Pour éviter que la situation ne se dégrade éternellement, les Amis de la terre incite l'Union européenne et ses gouvernements nationaux à adopter rapidement des systèmes de mesure qui suivent précisément les quantités d'eau entrant dans la fabrication de produits finis importés sur le continent. Ces systèmes de traçabilité aideraient à informer les consommateurs et les industries, mais fourniraient également aux décideurs des standards applicables aux différentes politiques environnementales, de transport et de commerce.
Source:Actu-Environnement.com
Publié le 16 novembre
VOITURES ELECTRIQUES
Pour la première fois sur les autoroutes allemandes, des bornes de recharge rapides ont été installées depuis la fin du mois d’août. Ce dispositif accompagne la percée du véhicule électrique dans le pays. En mai dernier, Angela Merkel annonçait un ambitieux objectif en prévoyant un million de voitures Un équipement de recharge en courant continu est donc disponible pour les 2000 à 3000 utilisateurs actuels de véhicules électriques. Sur les bornes de recharge « classiques » en courant alternatif, six heures sont nécessaires pour recharger son véhicule. Or, les nouvelles infrastructures, équipées en courant continu, permettent une charge complète en 20 à 30 minutes ! Le dispositif est actuellement dans sa phase pilote, et propose la recharge rapide pour un tarif de 5 euros, permettant une autonomie de plus de cent kilomètres.
E.ON précise par ailleurs que toute l’électricité utilisée dans ces stations sera issue de ressources renouvelables, puisqu’elle proviendra des centrales hydroélectriques du groupe.
Source:Agora vox
Publié le 15 novembre
NEO COLONIALISME
Les besoins en terres de l'Europe sont parmi les plus importants au monde. Notre continent est le plus dépendant des terres situées à l'extérieur de ses frontières, comme le révèle un nouveau rapport de recherche(1) de l'ONG Les Amis de la Terre.
Cette étude montre que les hauts niveaux de consommation en Europe, et notre forte consommation de viande, de produits laitiers et d'autres denrées dont la production requière de larges surfaces, gonflent de façon insoutenable notre besoin en terres. L'Europe mobilise ainsi 640 millions d'hectares par an pour sa consommation, soit 1,5 fois sa propre superficie. La consommation moyenne de terres de l'Union européenne est de 1,3 hectares par personne, alors que celle de pays comme la Chine ou l'Inde n'est que de 0,4 hectares par personne.
En septembre 2011, la Commission européenne a reconnu qu'il était nécessaire de prendre en compte les importations de terres de l'Europe mais sans préciser de mesures concrètes(4). Une consultation s'ouvre dans les deux prochaines années pour mesurer notre consommation de ressources naturelles et fixer des objectifs. Pour les Amis de la Terre, l'enjeu pour l'Europe est de réduire sa surconsommation de terres et de ressources naturelles.
Source:Notre-planète,info
Publié le 14 novembre
France Nature Environnement interpelle le gouvernement au lendemain de
l'annonce du plan de rigueur pour 2012. Le mouvement qui regroupe 3 000 associations écologistes demande
au Premier ministre de ne pas oublier de couper dans les nombreux dispositifs très coûteux qui subventionnent
la pollution dans le transport et l'industrie.
Le rapport Bricq souligne que les dépenses fiscales liées à la consommation d’énergies fossiles s’élèvent
chaque année à 5,8 milliards d’euros. Parmi les secteurs privilégiés, on trouve l’aviation, exonérée de taxe sur
la consommation intérieure (3,5 milliards d’euros) alors qu’elle représente de loin le mode de transports le plus
émetteur de gaz à effet de serre ou encore les agrocarburants de première génération, largement inefficaces
d’un point de vue environnemental et social, qui bénéficient également d’une défiscalisation (196 millions
d’euros/an).Ces subventions à la pollution pèsent lourdement sur le budget de l’Etat et vont à l’encontre des objectifs que
la France s’est fixée lors du Grenelle de l’Environnement, en matière de lutte contre le changement climatique
et de protection de la biodiversité. Elles sont aussi contraires à l’engagement du G20 de réduire et de réorienter
les subventions aux énergies fossiles, au profit de l’efficacité énergétique et des énergies renouvelables.
Publié le 13 novembre
L'exportation de déchets dangereux vers les pays en développement bientôt interdite
Vingt ans après le lancement de la Convention de Bâle qui contrôle la circulation des déchets dangereux, l'interdiction pour les pays développés d'exporter leurs déchets dangereux vers des pays émergents ou en développement doit entrer en vigueur. Mais le fonctionnement de ce marché mondial rend cette avancée législative fragile.
L’interdiction d’exportation s’appliquera au recyclage des déchets électriques et électroniques, qui contiennent différentes substances toxiques. Ces e-déchets représentent un enjeu particulier, alors que le Programme des Nations unies pour l’environnement (Pnue) estime leur production annuelle à 20-50 millions de tonnes avec une augmentation de 3% par an. Selon Jim Puckett, le Ban amendement va en particulier faire pression sur les États-Unis, qui exportent 80 % de leurs e-déchets en Chine : « si les États-Unis ne rejoignent pas le traité, ils vont devenir des renégats ». Fabienne Boudier est plus circonspecte : « Il ne suffit pas de légiférer. Il faut aussi que les pays de l’OCDE aient la capacité de traitement des déchets électroniques. Et, outre l’exportation illégale, il existe différentes tactiques pour contourner l’interdiction d’exporter des déchets dangereux. » L’une d’elles consiste à envoyer du vieux matériel informatique destiné à réduire la fracture numérique avec l’Afrique, matériel dont une grande partie est inutilisable et va grossir les décharges de Lagos ou d’Accra, selon Greenpeace
Source:Novethic info
Publié le 12 novembre
Chine : Un hybride moins cher que son équivalent essence
C’est ce qu’a proposé un grand constructeur de Shanghai. Si la promotion n’aura duré que 5 jours, ce pourrait tout de même être le signal de départ pour les véhicules verts économes, après les promesses formidables faites il y a plusieurs années.
Une mesure bien venue dont le marché chinois a besoin pour habituer les consommateurs aux hybrides et autres technologies de réduction de la consommation. En effet, si les projets du gouvernement et des constructeurs nationaux se veulent grandioses, les résultats provisoires sont très décevants. Le modèle symbolique de la voiture hybride, la Toyota Prius, a par exemple été vendue à… 1 exemplaire en 2010. Et il est fort probable que l’acheteur soit un concurrent qui a décortiqué la Prius pour s’en “inspirer” dans ses propres recherches…
Source:Green et vert
Publié le 11 novembre
Brésil : Les Allemands aident les Brésiliens à rouler au gaz d’égout
Le projet pilote sera mis en place dans une station de traitement des égouts de la région de São Paulo. Une flotte de 49 véhicules sera propulsée par ce nouveau combustible alternatif, et insolite : du “gaz d’égout”.
La technique de transformation du biogaz des égouts en combustible existe déjà à Stockholm et Berne. “En Allemagne cette technologie existe depuis 15 ans, mais le biogaz provenant du traitement des égouts est destiné à la production d’énergie électrique, le gouvernement offrant une prime de 0,14 centime d’euro par KWh jusqu’en 2020”, explique M. Sternad. La pratique est une des alternatives à l’énergie nucléaire dont les centrales arrêteront leurs activités d’ici 2022, conformément à l’annonce faite par le gouvernement allemand. D’après Werner Sternad, n’importe quelle ville de plus de 20 000 habitants peut adopter cette technologie : “A São Paulo, par exemple, 5000 m³ de biogaz sont produits chaque heure. Tout ceci peut être transformé en combustible.”
Source:Greenetvert
Publié le 10 novembre
Taxes sur les semences : la liberté agricole en danger
Depuis 2001, l'industrie semencière française prélève une Contribution Volontaire Obligatoire (CVO) auprès des paysans qui réutilisent leur propre récolte de blé tendre comme semences.
Aujourd'hui, alors que la spéculation sur les prix des céréales déclenche une nouvelle crise alimentaire mondiale, l'Union Française des Semenciers (UFS) réclame une augmentation de cette taxe sur les semences de ferme et sa généralisation à toutes les espèces cultivées.
Le 9 novembre, la Commission Économie de l'Assemblée nationale examinera donc une proposition de loi sur les Certificats d'Obtention Végétale qui devrait être soumise au vote des députés courant novembre. Cette loi, si elle est adoptée en l'état, interdira aux paysans de réutiliser leurs propres semences à moins de payer des royalties à l'industrie semencière.
Adopté en juillet par l'ancienne majorité sénatoriale, ce texte est soutenu par un gouvernement qui défend les intérêts privés des financiers et des actionnaires des industriels semenciers au détriment de la liberté de cultiver des produits sains et soigneusement sélectionnés naturellement par des générations de paysans.
Source:Agoravox
Pubié le 9 novembre
Chili : La révolution solaire a-t-elle déjà commencé?
Doté d’un des potentiels les plus importants de la planète, le Chili s’est transformé en véritable laboratoire de projets d’énergie solaire. Un nouveau filon pour l’industrie minière, qui tente de satisfaire ses énormes besoins en électricité grâce à ces technologies.
Tout comme la Communauté européenne, le Chili s’est engagé à produire 20% de son électricité à partir de sources d’énergie renouvelable en 2020. Un objectif jugé trop peu ambitieux par certains experts chiliens, qui estiment que la baisse du prix des panneaux solaires et l’enthousiasme affiché du secteur minier pour cette technologie pourrait permettre aux pays de couvrir sans peine entre 50% et 100% de ses besoins grâce au renouvelable.
Collahuasi, une des plus grandes mines de cuivre au monde a décidé de produire 15 MW d’énergie électrique à partir de sources renouvelables pour ses activités. Codelco, un autre géant du cuivre, a déjà ouvert la voie en lançant la construction de “Calama Solar 3″, la première centrale photovoltaïque au monde construite sans aucune subvention.
De son côté, l’entreprise Minera El Tesoro a entrepris la fabrication de 1280 collecteurs solaires servant à chauffer l’eau utilisée au cours des procédés électrolytiques d’extraction du minerai. Cette initiative devrait lui permettre de diviser par deux sa consommation de combustibles fossiles.
Grâce à la baisse continue du prix du mégawatt photovoltaïque, ce mode de production propre semble sur le point de franchir un cap majeur : si cette technologie devient rentable, les projets à grande échelle devraient se multiplier et faire baisser encore les coûts des centrales. Un cercle vertueux qui promet à l’énergie solaire un avenir radieux.
Source:Greenetvert
Publié le 8 novembre
L'Himalaya prochain eldorado de l'énergie solaire
Des chercheurs américains ont montré que les panneaux solaires en altitude en zone froide pourraient être plus efficaces que dans les déserts ensoleillés d'Afrique, peut-on lire dans le magazine NewScientist. Une équipe américano-japonaise a ainsi remarqué que l'Himalaya et les Andes faisaient partie des régions de la planète qui recevaient le plus d'énergie solaire. En effet, à haute altitude, moins d'énergie solaire est perdue au travers de l'atmosphère. De plus, les cellules photoélectriques sont plus efficaces à basses température, tandis qu'à 40°C, environ 13 % de l'énergie est perdue sous forme de chaleur.
Source:GoodPlanet,info
Publié le 7 novembre
ENERGIE
http://www.goodplanet.info/Contenu/Videos/L-energie-au-coeur-des-enjeux-de-la-campagne-presidentielle-de-2012/%28theme%29/243
Publié le 6 novembre
CLIMAT
Les emissions mondiales de CO2 ont augmenté de 6% een 2010 par rapport à 2009.Il s'agit de la hausse annuelle la + forte jamais enregistrée.
Source: Le Monde
Publié le 5 novembre
PAUVRETE DURABLE
S'il fallait encore trouver une raison pour expliquer le succès d'Occupy Wall Street, on pourrait citer un rapport qui vient d'être publié par le très officiel bureau du budget du Congrès et qui montre ce que les manifestants dénoncent tous les jours à Zuccotti Park : en Amérique, les riches sont de plus en plus riches et les pauvres de plus en plus pauvres.
Pulbié cette semaine, le rapport qui avait été commandité il y a déjà plusieurs années, montre ainsi que les désormais fameux 1% des plus riches Américains ont presque triplé leurs revenus sur les trente dernières années. Tandis que le gouvernement a lui redistribué moins de richesses à travers notamment une politique d'imposition qui a profité aux plus aisés.
Le document, qui s'attarde sur la période entre 1979 et 2007, précise donc que les revenus des plus riches ont augmenté de 275% durant ces trois décennies, alors que les plus pauvres n'ont vu leurs revenus augmenter que de 18%.
Le pire, pour certains économistes, c'est que la situation s'est encore aggravée depuis 2007 et depuis la crise. On estime ainsi aujourd'hui que les 1% des plus riches Américains détiennent par exemple plus de la moitié des actions en bourse du pays. Et les patrons des plus grands entreprises touchent des salaires qui sont en moyenne 90 fois supérieurs à ceux de l'Américain moyen.
Autant de chiffres qui sont rappelés à chacune de leur manifestations par les protestaires qui continuent à faire parler d'eux aux Etats-Unis, malgré les nombreuses opérations policières entamées cette semaine dans plusieurs villes du pays pour les déloger.
Source : Blog libération
Publié le 4 novembre
ECOENERGIE
L'ADEME a publié mi octobre 2011 les résultats de son baromètre annuel sur les comportements des ménages français à l'égard des travaux de maîtrise de l'énergie dans leur logement. Cette édition 2011 (enquête portant sur l'année 2010) confirme la progression du nombre de foyers ayant réalisé des travaux de maîtrise de l'énergie (14,4 % en 2010 vs 12,2 % en 2008). Dans un contexte de préoccupations économiques et financières cette étude montre le poids de la prise de conscience des Français, le rôle incitatif des aides financières et l'influence grandissante des professionnels et des Espaces INFO->ÉNERGIE dans la prise de décision des particuliers.
Source:Notre-planète.info
Publié le 3 novembre
Colombie : Les pays riches devront traiter eux-mêmes leurs déchets toxiques
Après 15 ans de négociations, les représentants des 117 pays membres de la Convention de Bâle ont pris une décision historique : un amendement contraignant empêchera désormais l’exportation des déchets dangereux vers les pays émergents.
La déclaration de Carthagène des Indes prévoit également une meilleure gestion des résidus électroniques, notamment des batteries et des composants d’ordinateurs. La Colombie n’a pas été choisie par hasard pour accueillir la dixième Cdp : il s’agit de la nation d’Amérique latine qui détruit le plus de résidus dangereux en provenance d’autres pays, comme les piles, les téléphones portables et les médicaments. L’interdiction totale d’exporter les déchets toxiques n’entrera en vigueur que lorsque 68 pays au moins auront ratifié l’amendement de 1995. Ils ne sont que 51 à l’heure actuelle, mais grâce à la pression internationale générée par la réunion de Carthagène, les défenseurs de l’initiative espèrent convaincre les 17 pays manquants, dont les États-Unis, d’ici deux à trois ans.
Source:Greenetvert
Publié le 2 novembre
CIRCUITS COURTS:AQUACULTURE
La régionalisation de l’industrie du poisson, et de l’aquaculture, semble s’étendre lentement dans le monde (la situation est similaire dans les pays asiatiques producteurs de crevettes) et se retrouve également dans un pays consommateur de poissons comme l’Allemagne. « Nos entretiens avec les distributeurs et grossistes du poisson nous montre combien les consommateurs s’intéressent aux produits régionaux », relève Sabine Wedell, organisatrice du salon Fish international qui se tient annuellement dans la ville hanséatique de Brême. « Ils sont de plus en plus à la recherche de produits respectant les standards sociaux et environnementaux. C’est pourquoi nous allons dans notre prochaine édition de 2012 mettre l’accent sur les poissons issus d’élevages régionaux ». Berlin se montre sensible aux nouveaux enjeux de l’industrie allemande du poisson puisqu’il vient de débloquer des fonds pour financer toute une série de programmes de recherches liés à l’aquaculture en mer du Nord et en mer Baltique. Financement d’un programme de recherche sur les protéines de pommes de terre en remplacement de la farine de poisson, centre de recherche sur l’aquaculture, promotion de technologies vertes, création de parcs aquacoles sous les éoliennes, la palette se révèle aussi large que variée. Reste à savoir si ces mesures sauront amorcer les contours d’une pêche raisonnée et durable et dans combien de temps.
Source : Novethic
Publié le 1 novembre
ENVIRONNEMENT,DEVELOPPEMENT
Bolivie : Victoire des Indiens d’Amazonie et fin du conflit
Après 600 km de marche, parcourus en 65 jours, les habitants du parc national TIPNIS ont atteint la capitale et obligé le président à décréter une loi interdisant le passage d’une route à travers leur territoire.
Evo Morales a finalement cédé à l’ensemble des revendications des opposants au projet de route traversant la forêt amazonienne, en promulguant une loi votée dans l’urgence par le parlement. Une victoire rendue possible par la persévérance de près de 2000 Indiens, qui ont bravé le froid, les intempéries et le mal des montagnes pendant plus de deux mois pour exiger la préservation de leur environnement.
Pour ces habitants de l’Amazonie, habitués à des températures plus clémentes, franchir les cols situés à plus de 4000 mètres d’altitude qui gardent l’accès de La Paz a été un véritable calvaire. Cette épreuve difficile leur a néanmoins permis de gagner le cœur des Boliviens, qui leur ont réservé un accueil triomphal dans la capitale.
Source : Greenetvert
Publié le 31 octobre:
EAU POTABLE POUR TOUS:Un milliards d'hommes sans accès à l'eau potable.
Face à cet accablant constat, la société héraultaise Bio-UV a mis à profit son expérience dans le domaine de la filtration UV pour concevoir une borne solaire capable de filtrer et purifier l'eau à partir du soleil : BioSun. « Cette borne autonome a été développée pour pourvoir au besoin en eau potable dans les lieux isolés, les pays défavorisés et les townships des grandes villes » explique Benoît Gillmann, président de Bio-U Pour assurer sa double mission, la borne jaune en fibre de verre contient donc à la fois un filtre à zéolite - qui retient les particules en suspension - et une lampe UV-C - qui va permettre d'inactiver tous les micro-organismes présents dans l'eau. Et notamment les bactéries et virus les plus coriaces comme le choléra. Pour les eaux très polluées (métaux lourds, phosphates ou nitrates), la borne ne fait en revanche pas de miracles.
Sur le terrain, BioSun peut être reliée au réseau d'eau ou intégrée à une pompe. Avec un volume pouvant aller jusqu'à 2 000 litres par jour, chaque borne peut théoriquement satisfaire les besoins quotidiens en eau potable de 100 personnes...
Source:La Tribune
Publié le 30 octobre
Chine : Plus de la moitié de l’eau des nappes phréatiques inapte à la consommation
C’est une statistique catastrophique qu’a révélée le ministère du Territoire et des Ressources. Plus de la moitié des relevés effectués dans les nappes phréatiques en 2010 se sont révélés mauvais. Les causes de ces résultats alarmants sont malheureusement connues et difficiles à changer.
16,7% des relevés effectués pendant l’année 2010 ont révélé une eau de “très mauvaise” qualité et 40,44% une eau de “mauvaise” qualité. Dans les deux cas, cela veut dire que l’eau testée est non adaptée à la consommation. Plus de la moitié (57%) de l’eau des réserves souterraines chinoises serait ainsi non potable. La bouilloire et les entreprises de distribution d’eau minérale qui rassurent (peut-être à tort) le consommateur ont de beaux jours devant elles…
La répartition géographique des eaux non potables se concentre sur le nord. A l’opposé, il semble que les nappes du sud chinois – plus humide et pluvieux – soient dans un meilleur état. Sans doute du fait du renouvellement plus fréquent des ressources aquifères dans le sud du pays.
Cocktail de rejets toxiques
Les causes de cette “tragédie de l’eau” sont multiples et bien connues. L’usage intensif des pesticides dans l’agriculture en est une. C’est pourquoi il serait bon que l’invention de Fuweisheng soit adoptée à grande échelle dans le pays… D’autre part, le rejet de matières toxiques dans la nature par les industries semble de plus en plus incontrôlé et participe fortement à la contamination des eaux souterraines.
Enfin, le développement urbain frénétique du pays pèse sur les installations d’approvisionnement et de traitement de l’eau. Selon des chiffres de la Banque Mondiale, la Chine doit investir chaque année près de 20 milliards de dollars [14 milliards d'euros] pour assurer à ses villes un approvisionnement en eau adéquat…
Source:Greenetvert
Publié le 29 octobre
Chine : Un insecticide solaire 100% écolo
Les insecticides et pesticides nocifs à l’environnement sont sur le déclin avec la vague de l’agriculture bio. Mais l’alternative, c’est des rendements moins élevés et des coûts plus importants. Une société chinoise a peut-être trouvé une solution grâce à son nouveau produit.
Le principe de l’insecticide écologique de la société Fuweishengest simple. Un petit panneau solaire emmagasine de l’énergie pendant la journée. Des lampes placées au-dessus d’une bassine de liquide sont alimentées par cette énergie pendant la nuit. La longueur d’onde de ces ampoules est spécialement étudiée pour attirer les insectes. Ces ampoules émettent d’autre part à une autre fréquence permettant de “désorienter” les insectes ravageurs qui tombent alors et meurent dans la solution.
L’équipe internationale de dirigeants espère inonder le marché mondial de son invention grâce notamment à des tests très encourageants. Selon des chiffres qui restent à vérifier, il suffirait de 1 dollar par acre (environ 2,5 dollars [1,8 euro] par hectare) pour “traiter” des plantations avec des insecticides solaires placés en bordure des champs à traiter.
Les utilisateurs interrogés par CCTV se montrent très satisfaits de leur installation. On attend avec impatience le déploiement de ces systèmes innovants dans les exploitations agricoles européennes, pour en finir avec la pollution de l’air, de l’eau et des sols créée par les pesticides.
Source:Green et vert
Publié le 28 octobre
ANTENNES
Et voici désormais les maires devenus incompétents quant à l’implantation des antennes relais, encore plus incompétents quant au principe de précaution, c’est ce que souligne le Conseil d’Etat dans un récent communiqué :
- Le Conseil d’État juge que seules les autorités de l’Etat désignées par la loi (ministre, ARCEP, ANFR) sont compétentes pour réglementer de façon générale l’implantation des antennes relais de téléphonie mobile.
- Un maire ne saurait donc réglementer par arrêté l’implantation des antennes relais sur le territoire de sa commune, sur le fondement de son pouvoir de police générale.
- Le Conseil d’État précise en outre que le principe de précaution ne permet pas à une autorité publique d’excéder son champ de compétence.
Source : Conseil d’Etat
Publié le 27/10/2011
LE SOLEIL PAYE MA DETTE !
La Grèce pourrait rembourser une partie de ses dettes en fournissant de l’électricité solaire à ses partenaires européennes. Des discussions dans ce sens ont lieu au sein de l’Union européenne, rapporte le Guardian le 25 octobre. Le pays bénéficie en effet d’un fort ensoleillement sans pour autant disposer d’un parc de panneaux solaires très développé. « Avec la sortie du nucléaire de l’Allemagne, il y a un grand besoin de la part de ce pays et peut être d’autres pays. C’est ce dont nous en sommes en train de discuter avec les autorités grecques. Cela dépendra de la volonté des pays européens à laisser les promoteurs grecs du solaire profite de leurs avantages pour les intégrer à leurs plans », explique un haut responsable européen sous couvert d’anonymat. Ces pourparlers laissent sceptiques certains professionnels qui pointent le fait que la Grèce soit un pays très vallonné, que connecter ces panneaux au réseau ne sera pas aisé et que le pays est connu pour ses problèmes de bureaucratie.
Source:GoodPlanet.info
Publié le 26/10/2011
Chine : La production hydroélectrique en chute libre
Les manques de précipitations tout au long de l’année se font sentir sur la production hydroélectrique qui chute de près d’un quart. Une perte malheureusement compensée par la production d’électricité thermique au charbon, une industrie polluante qui ne s’est jamais mieux portée.
Du charbon pour compenser
Bien que les statistiques de la consommation pendant la même période ne soient pas encore connues, tous les observateurs s’attendent à une progression qui suit le rythme du développement économique. Dans ce cas, si la production hydroélectrique baisse, par quoi est-elle compensée?
“Par le thermique évidemment. Le temps moyen d’utilisation des centrales électriques au charbon s’est élevé sur les 8 premiers mois de l’année à 3557 heures. Le niveau le plus important depuis 2008, alors que le nombre de ces centrales a en parallèle grandement augmenté.” Selon M. Weng, la réponse ne fait aucun doute. Mauvaise nouvelle pour les engagements de réduction de gaz à effet de serre pris par la Chine…
Source:Green et vert.
Publié le 25 octobre
+ 2°,c'est pour demain :
Le réchauffement climatique, ça ressemble pour vous à un mauvais scénario de science fiction, loin très loin dans le futur. Et pourtant. A en croire deux articles publiés dans la revue scientifique Nature Climate Change, l’augmentation de température pourrait bien excéder les 2°C dans certaines régions du monde et ce, avant que vous n’alliez grignoter les pissenlits par la racine.
« Un certain niveau de changement climatique va très certainement se produire alors que nombre d’entre nous sont encore vivants… à moins que les émissions de gaz à effet de serre soient réduites de manière substantielle dans la décennie a venir », a souligné une première étude publiée par des scientifiques britanniques et néo-zélandais, qui parie sur des dépassements du seuil - fatidique - des 2°C entre 2040 et 2060 dans certaines régions du monde. L’Eurasie, l’Afrique du Nord et le Canada pourraient ainsi être touchés dès 2040.
Selon une seconde étude, anglo-suisse celle-là, mais toujours publiée dans la même revue, il faudra que les émissions mondiales atteignent un pic entre 2010 et 2020, avant de se réduire, si l’on veut limiter les risques de réchauffement à 2°C. C’est donc bien aujourd’hui qu’il faut agir.
Le mois prochain, les nations vont se réunir à Durban (Afrique du Sud) pour discuter de l’avenir climatique de la planète. Mais a priori, aucun traité contraignant de réduction d’émissions ne devrait sortir des négociations.
Source : Terraeco
Publié le 24 octobre
EOLIEN:
Nathalie Kosciusko-Morizet vient d'annoncer la création d'un "guichet unique" pour instruire les projets de parcs éoliens
Devant la crème de l'industrie éolienne française réunie en congrès annuel à Dijon, la ministre du développement durable Nathalie Kosciusko-Morizet (NKM) a annoncé "la création d'un « guichet unique » pour l'instruction du permis de construire et de l'autorisation au titre des "Installations Classées pour la Protection de l'Environnement" (ICPE)", indique le syndicat des énergies renouvelables (SER) dans un communiqué diffusé jeudi.
Cette annonce de la ministre est sensée calmer l'ire des industriels qui considèrent souffrir "d'un empilement de procédures et de réglementations qui retardent la mise en œuvre des parcs éoliens." De fait, depuis le Grenelle de l'environnement qui faisait de l'énergie éolienne l'un des principaux piliers du développement des énergies vertes, plusieurs obstacles règlementaires et législatifs ont été insérés dans la loi afin de satisfaire "certains groupes de pression pro-nucléaire" affirment nombre d'associations de défense de l'environnement.
Le dernier en date fut la parution d'un décret qui insérait les projets de parcs éoliens dans la nomenclature des installations classées pour la protection de l'environnement (IPCE). Un paradoxe puisque ces IPCE correspondent à des sites industriels qui peuvent potentiellement représenter un danger pour l'environnement. Ainsi, et à titre d'exemple, toute unité de fabrication de produits chimiques est naturellement classée IPCE puisque manipulant des produits au fort pouvoir contaminant et polluant.
Aujourd'hui instruit par différentes administrations, ce qui nécessite une multiplication des demandes, les dossiers de parc éolien le seront bientôt par "un guichet unique" a annoncé la ministre. Nathalie Kosciusko-Morizet a également annoncé un relèvement du plafond des autorisations. Désormais seuls les projets d'une puissance supérieure à 30 mégawatts (MW) seront soumis à autorisation d'exploiter contre 4,5 MW aujourd'hui.
Selon le Grenelle de l'environnement l'énergie éolienne terrestre devrait atteindre en 2020 une puissance de 19 000 MW, contre 6 410 fin septembre 2011. Le rythme annuel de progression du parc, actuellement entre 1 100 MW et 1 200 MW, doit s'établir à 1 400 MW pour répondre à ces objectifs.
Source : La Tribune
Cette rubrique s'interrompt jusquau 23 octobre.A bientôt!
Publié le 8 octobre :
DURABLE?NON DURABLE
MARIAGE
A Mexico, près d'un mariage sur deux se termine par un divorce dans les deux années qui suivent l'union. Un projet de loi vise à établir des contrats à durée déterminée de deux ans. Ce contrat prévoirait les conséquences de la séparation:biens, enfants,etc.....sans avoir à passer devant un juge.
TABAGISME
Depuis le début de l'année, les actions des géants du tabac ont gagné 11% sur les marchés européens. Le monde compte 1 milliard de fumeurs dont 20% de femmes et 80% issus d'un pays à revenus faibles.
VITESSE
Le Royaume-Uni envisage de relever de 112 à 128 sa vitesse maxi sur autoroute .pour réduire la durée des trajets, ce qui devrait engendrer une augmentation de 5 à 10% des accidents et augmenter de 20% la consommation des véhicules.
CO2
Les émissions de gaz à effet de serre ont augmenté de 2,4% en 2010 par rapport à 2009 au sein de l'Union européenne, selon les chiffres officiels de l'AEI.
Source Le Monde Mag.
Publié le 7 octobre
PHOTOVOLTAIQUE :
Très récemment, dans le Vaucluse, près de Bollène, vient d'être inuauguré un parc photovoltaïque d'une puissance totale de 4 MWc. Ce parc photovoltaïque compte 17 600 panneaux et s'étend sur une superficie de 10 hectares. Sa production d’énergie renouvelable correspond à la consommation électrique annuelle de près de 1 450 foyers (hors chauffage).
Elle est l'oeuvre de la société Enerzine.
Toujours dans le midi de la France, une autre société, "Ciel et Terre", s'est fait une spécialité de l'installation de panneaux solaires sur les toits des entreprises et/ou des collectivités locales. 23 centrales solaires ont ainsi été installées à Piolenc, Sault, Avignon, Arles, Beaucaire, Carpentras, Port Saint Louis du Rhône.... pour un total de plus de 800 mètres carrés. "Ciel et Terre" possède un carnet de commande qui lui permettra d'atteindre 55 centrales installées d'ici la fin de 2012.
Source : Agoravox
Publié le 6 octobre
ABEILLES :
Le conseil d'état condamne la mise sur le marché de l'insecticide Cruiser, suite à une requête de l'UNAF (Union nationale de l'apiculture française ) L'Italie l'a retiré et le taux de mortalité était passé de 37% à 15% 3 ans plus tard.
ENERGIE :
Le Danemark veut réduire de 40% SES émissions de CO2 d'ici à 2020.Il n'y a pas de centrales nucléaires au Danemark, pays modèle en matière d'énergie renouvelable.
SANCTUAIRE :
Le gouvernement des îles Marshall, etat situé dans le Pacifique occidental, vient d'adopter une loi interdisant dans ses eaux la pêche et le commerce du requin. Ce nouveau sanctuaire est le plus grand du monde.Une soupe de requin est facturée 28 euros à Shanghai.
Source:Le Monde 5 octobre
Publié le 5 octobre
ESCLAVAGE
Un site américain vous propose de calculer votre empreinte-esclave. En clair, le nombre de personnes qui bûchent sous la contrainte pour fabriquer vos jeans, votre ordinateur ou vos bijoux. Vous aimez le soja et les kiwis, collectionnez jeans et bijoux et vous plaisez à surfer sur votre Ipad, la tête vissée entre deux écouteurs. Et vous vous dites progressiste ? Sachez qu’à l’image des nobles d’antan, vous employez en fait une flopée d’esclaves aux quatre coins du planisphère. Plongeant le nez dans votre dressing, votre cabinet de toilettes ou votre frigo, le site slavery footprint initié par le Fair Trade Fund, une organisation catholique américaine, et le ministère des Affaires étrangères du même pays vous propose de calculer votre empreinte-esclave. En clair, le nombre de personnes qui œuvrent pour vous de manière contrainte, en étant pas ou très mal payées. Parmi eux, beaucoup d’immigrants, d’enfants ou de femmes. En tout, 27 millions d’esclaves travailleraient dans ces conditions dans le monde.
Le questionnaire rempli, vous voilà avec une trentaine d’esclaves sur la conscience. Que faire ? Se morfondre ? Non. Réclamer aux marques qui vous fournissent l’origine de leurs matières premières et militer pour plus de transparence. Le site vous propose aussi de verser un don pour réduire l’esclavage dans le monde ou de télécharger l’application pour smartphones afin de vérifier, au moment des courses, l’engagement d’une marque dans la lutte contre l’esclavage.
Source:Terraeoco.net
Publié le 3 octobre
CHINE VERTE ?
Sols, rivières, nappes phréatiques, air... La Chine accumule les records de pollution. Sa croissance économique échevelée qui taquine les 10 % annuels depuis une décennie l'a conduite à pousser les feux d'usines aux performances environnementales très en deçà des normes occidentales, et à multiplier les ouvertures de centrales thermiques alimentées au charbon (70 % de son mix énergétique), extrait à tout prix et responsable de nombreuses pertes humaines. Parmi les vingt villes les plus polluées du monde, seize sont chinoises, les principaux cours d'eau affichent des niveaux de pollution record, les accidents industriels se sont encore multipliés en 2010... Enfin, depuis 2006, le pays a volé aux États-Unis le record (en valeur absolue) de quantité de gaz à effet de serre rejetés dans l'atmosphère - même si le taux d'émissions par habitant est encore très bas. Mais la perspective que chaque Chinois adopte, comme il y aspire, un mode de vie occidental, avec voitures individuelles et viande à tous les repas, fait craindre le pire. Contrairement à ce que l'Occident imagine un peu hâtivement, les autorités chinoises se préoccupent des conséquences du développement économique sur l'environnement.
Ayant installé en 2010 plus d'éoliennes que tout autre pays, la Chine est du même coup devenue la championne du monde de cette énergie devant les États-Unis. Alors qu'elle multiplie la construction de centrales thermiques au charbon, la Chine est également leader en matière de recherche sur le captage et stockage de CO2.. Le pouvoir central n'hésite pas à recourir à des méthodes expéditives en fermant les sites les plus polluants afin d'atteindre ses objectifs. 2 087 usines ont connu ce sort fin 2010 .
Source:La Tribune
Publié le 2 octobre
LE CHARBON A DE L'AVENIR
S'il évoque les mines du XIXe siècle et les romans de Zola, le charbon reste aujourd'hui la deuxième source d'énergie au monde, et de très loin, la première pour l'électricité... et les émissions de CO2. Symbole de la révolution industrielle, le charbon (qui est aussi utilisé pour la production d'acier) est responsable d'une part significative du CO2 aujourd'hui présent dans l'atmosphère, mais aussi de celui qu'on y envoie en ce moment : 43 % des émissions liées à l'énergie, contre 37 % pour le pétrole.
Et si toutes les réserves ont été découvertes avant 1950, avec un pic attendu entre 2025 et 2050, il en resterait pour cent cinquante ans de consommation. A court terme, le véritable enjeu environnemental concernant l'énergie consiste essentiellement à «rendre le charbon propre»
. C'est ce que visent les technologies de captage et séquestration de CO2 (CSC, ou en anglais, CCS pour carbon capture and storage).La technique suscite une grande méfiance, tant chez les écologistes que chez les citoyens, et l'acceptabilité des projets risque d'être un frein majeur à son développement.
Source:La Tribune
Publié le 1 octobre
SUREMBALAGE
Selon le Quotidien du peuple, 50% des produits chinois seraient “sur emballés”. 1/3 des déchets du pays soit la moitié de ses déchets secs seraient constitués par des emballages, dont la moitié sont qualifiables de “superflus”. Un gaspillage évalué à 400 milliards de yuans chaque année (plus de 46 milliards d’euros)…
Près de 2 millions d’arbres abattus
Cette pratique regrettable n’est pas seulement un problème évident pour la gestion des déchets. C’est aussi un gaspillage de ressources considérable. Un institut de recherche de Pékin a fait une étude ahurissante sur l’emballage des chemises. Le pays produit 1,2 milliards de chemises par an. 800 millions de pièces sont emballées dans des boites en carton, ce qui nécessite 240 000 tonnes de matériau.
Il faut environ 7 arbres d’un diamètre de 10 centimètres pour faire la pâte à papier nécessaire pour une tonne de carton. Pour emballer les 800 millions de chemises chinoises, il faut donc abattre 1 million 680 mille arbres chaque année, soit une grande forêt… Une dépense qu’il serait possible de s’épargner en utilisant des emballages plus simples
Le législateur chinois avait donc toutes les raisons du monde d’agir. Il l’a fait en avril 2010. Selon un règlement en la matière, il est depuis l’année dernière interdit d’emballer les aliments et les articles de maquillage avec plus de trois couches de matériau, les espaces vides ne doivent pas être supérieurs à 60% du volume de l’emballage, et la valeur de l’emballage ne peut pas dépasser 20% de celle du produit emballé. Au-delà, on est dans le domaine de l’emballage superflu, et dans l’illégalité depuis la mise en application de ce règlement.
Cependant, en un an, rien n’a changé. Selon les adversaires du règlement cité ci-dessus, il est très regrettable d’avoir limité le champ de la loi aux seuls aliments et maquillages. Mais la conclusion à cette histoire, c’est que la loi ne pourra rien changer. Ce qu’il faudrait, c’est un changement de mentalité du consommateur chinois. Car tant qu’il y aura des acheteurs, malheureusement encore majoritaires, qui réclameront du luxe pour emballer leurs cadeaux, il y aura des commerçants pour leur vendre. Gloire à ceux qui sauront sensibiliser les Chinois à la consommation responsable !
Source:Green et vert
Publié le 30 septembre
VERT NON DURABLE
Uruguay : Monocultures forestières, l’avancée du désert vert
Réunis à l’occasion de la Journée internationale de lutte contre la monoculture d’arbres (21 septembre), des spécialistes des pays du Sud s’inquiètent de l’expansion des “déserts verts”, ces plantations d’eucalyptus ou de pin qui font disparaître la biodiversité et assèchent les sols, dans le but de satisfaire les besoins en pâte à papier des pays riches.
“En Europe, la consommation annuelle de papier atteint environ 350 kilos par personne, la moitié desquels sont destinés à l’emballage, tandis qu’au Brésil et en Uruguay, ce chiffre ne dépasse pas 50 kilos”, affirme le Brésilien Winfridus Overbeek, responsable international du Mouvement mondial pour les forêts tropicales (WMR).
L’abondance de terres fertiles et les faibles coûts de production rencontrés dans les pays émergents ont conduit les nations industrialisées à délocaliser massivement leur production de cellulose vers l’hémisphère sud.
Le phénomène se traduit par une expansion sans précédent des monocultures d’eucalyptus et de pin destinés à la fabrication de papier dans plusieurs pays d’Amérique du sud, d’Afrique et d’Asie. Les plantations de palmiers à huile, autrefois circonscrites à l’Indonésie, se développent aujourd’hui partout à travers le monde, grignotant peu à peu la forêt vierge.
Philip Owen, fondateur de l’organisation sud-africaine Geasphere, explique que dans son pays, les plantations d’eucalyptus et de pins ont complètement asséché les réserves d’eau souterraine, les ruisseaux et les rivières de la région de Mpumalanga. Selon lui, les entreprises forestières n’ont pas hésité non plus à tuer plus de 3000 babouins au cours des 10 dernières années, car accusés d’endommager les arbres au cours de leur recherche de nourriture.
Le constat est similaire en Uruguay, où les prairies et leurs écosystèmes complexes ont cédé la place à de monotones rangées d’eucalyptus. Lesquelles provoquent des pénuries d’eau pour les communautés locales qui voient disparaître avec amertume les terres fertiles qu’elles travaillaient et préfèrent souvent plier bagage.
Source:Green et vert
Publié le 29 septembre
EOLIEN
Le groupe nucléaire Areva va implanter sur le port du Havre deux usines de fabrication de pales et de nacelles d'éoliennes off-shore qui pourraient generer jusqu'à un millier d'emplois, selon le cabinet du maire du Havre, Edouard Philippe (UMP). Révélé par les quotidiens Paris-Normandie et Les Echos, ce projet pourrait voir le jour en 2015.
Cette annonce s'inscrit dans le cadre de l'appel d'offres lancé en juillet par le gouvernement pour développer l’éolien marin le long des côtes de l'ouest de la France. Il prévoit l'implantation, à partir de 2015, de 600 éoliennes dans cinq parcs, au large du Tréport et de Fécamp (Seine-Maritime), Courseulles-sur-Mer (Calvados), Saint-Brieuc (Côtes-d'Armor) et Saint-Nazaire (Loire-Atlantique). L'objectif, en plus de la création de milliers d'emplois, est de porter à 20 % la part des énergies renouvelables en France, comme prévu dans le Grenelle de l'environnement.
Source:Le Monde.fr
Publié le 28 septembre
RECYCLAGE
Elle est écolo et rapporte de l'argent. Installée dans un supermarché de région parisienne, une machine récupère les bouteilles en plastique et canettes des consommateurs, et leur verse,en échange, des bons de réduction.
Le principe est simple : on insère une bouteille, puis l’appareil, qui reconnaît l’objet par un système de tri optique, le compacte et le place dans des bacs. Si le déchet n’est pas bon, ou qu’il contient plus de 40% de liquide, il est automatiquement rejeté. Le client obtient ensuite un coupon de réduction de 5 centimes par objet collecté, valable dans les magasins participants abrités par le centre commercial. Ainsi, plus on recycle, plus on gagne. Et certains l’ont bien saisi. En à peine deux semaines, la machine test a trié 1500 bouteilles et cannettes. « On est surpris d’avoir de bons résultats aussi rapidement, s’enthousiasme Grégoire Bureau, directeur général d’Acteco. Les gens viennent déposer leurs bouteilles : ils ont compris que ça leur rapporte. Ce système de récompense séduit les enseignes car c’est un moyen de fidéliser le client et de réduire les déchets. » « Allier pouvoir d’achat et développement durable, c’est ce qui nous a intéressé dans cette machine », confirme Claudie Debailleux, directrice du centre commercial de Pontault-Combault.
Source:Terreeco.net
Publié le 27 septembre
Conservation littoral
Espagne : Il faudra démolir un hôtel de luxe pour préserver le littoral
Après des années de polémique et de batailles judiciaires, le ministère de l’Environnement et la Junte d’Andalousie semblent décidés à mener à bien la destruction de l’Algarrobico. Construit à même la plage, en plein cœur d’un parc naturel de la région d’Almeria, l’hôtel inachevé est devenu un symbole de la dégradation du littoral, sacrifié aux promoteurs immobiliers.
Haut de 21 étages et éloigné de 14 mètres à peine de l’unique plage du parc naturel Cabo de Gatas, l’hôtel Algarrobico est entré dans le collimateur des défenseurs de l’environnement dès le début de sa construction, en 2003.
À l’approche des élections générales, Greenpeace a ouvert la semaine dernière un « bureau » tenu par une douzaine d’activistes au septième étage de l’hôtel, afin de réclamer un engagement ferme de la part des autorités andalouses en faveur de la destruction du bâtiment.
Une action qui semble avoir porté ses fruits, puisqu’un accord bilatéral impliquant la Junte d’Andalousie et le Ministère de l’Environnement, du Milieu Rural et Marin (MARM) serait en cours de rédaction actuellement, pour déterminer les responsabilités de chaque institution dans le processus de démolition.
Le MARM affirme néanmoins sa volonté de « respecter l’État de droit » et attendra le feu vert des tribunaux avant d’agir.
Teresa Ribera, la secrétaire d’État au changement climatique, a rencontré Pilar Marcos, responsable de la campagne du littoral pour Greenpeace, afin de lui faire part de son engagement à restaurer cette portion du littoral au plus vite.
Le ministère prévoit de financer la démolition, tandis que l’administration andalouse prendra en charge l’évacuation des décombres et la réhabilitation du site.
Source:Green et vert
Publié le 26 septembre
ECO EFFICACITE
Les maires des plus grandes villes finlandaises s’engagent à réduire drastiquement leur consommation énergétique dans leur municipalité. Au menu : des programmes de constructions énergético-économiques et la nomination d’un “Monsieur Écologie” sur chaque lieu de travail.
Helsinki, Espoo, Vantaa, Turku, Oulu et Tampere sont les premières villes à avoir signé la déclaration collective sur le climat. Réunis dans l’ancienne mairie de la capitale, les maires ont pris un engagement envers un certain nombre de mesures concrètes pour réduire la consommation d’énergie.
Leurs mesures portent sur le bâtiment, sur l’aide aux citoyens dans leurs travaux et sur le développement de l’activité urbaine. Voici quelques-unes des solutions retenues par les responsables municipaux :
Bâtir avec des techniques de maîtrise des dépenses énergétiques
Faire appel à des professionnels pour contrôler la construction de ces bâtiments
Organiser un service de conseil sur le climat et d’aide à la mise en place des mesures
Mettre en place des spécialistes de l’écologie dans les entreprises
Limiter les déplacements en faisant appel à la vidéoconférence
Déterminer l’impact climatique sur le budget
Source:Green et vert
Publié le 25 septembre
Alpes : du bitume bio et la route passe au vert
La biochape posée sur la RD12 entre Puimichel et Le Castellet est une première dans le département
On connaissait les légumes cultivés sans pesticide, les vêtements faits de plastique recyclé, les produits cosmétiques aux fleurs des champs, mais une route bitumineuse bio, c’est une première !
Depuis hier après-midi, la route départementale 12 qui relie Puimichel au Castellet est passée au vert. Un tronçon d’un kilomètre, constellé de nids-de-poule et d’accotements déformés, a été recouvert d’un enrobage issu d’un procédé biologique. Cette biochape est composée d’agrégats d’enrobés recyclés et d’une émulsion bio à base d’huile végétale.
Ce procédé développé par Eiffage permet ainsi d’économiser les ressources en granulats naturels et de diminuer les gaz à effet de serre de plus de 50%, car cet enrobé se pose à froid et non plus à chaud comme l’asphalte traditionnel. Finis les dégagements de fumée. La route respecte désormais son environnement. "C’est un gain pour le développement durable. On a un département rural à protéger." Une innovation qui n’a pas laissé indifférent le Conseil général, qui a la charge des routes départementales et a pris des mesures dans le cadre de son Agenda 21.
"Avant la fin de l’année, on va signer une convention entre le Conseil général, maître d’ouvrage, et les entreprises de travaux publics pour favoriser cette technique. Le Conseil général dépense environ 5 à 6M€ par an pour les routes départementales, donc à chaque fois qu’une route devra être revêtue, notre réflexion s’orientera en premier vers ce type de technique."
Source:Global et Local
Publié le 24 septembre
TRANSPORT DURABLE
Dans un monde dont les ressources sont limitées, le retour des grands voiliers de transport est inéluctable.
Le navire de transport de marchandises à la voile « Tres Hombres », unique en son genre, propose concrètement, depuis quelques années, des produits qui ont traversé les mers sans avoir recours au moteur.
Le « Tres Hombres » est attendu à partir du 23 octobre 2011 à Brest, d’où il partira le 30 octobre vers Porto. Le label « Fair Transport », apposé sur ses marchandises, garantit un transport propre à la voile (90 % minimum de réduction des émissions de gaz à effet de serre). Cette escale française, la première de ce genre, est le fruit du travail de TOWT – Transport à la voile, société basée à Brest.
Ce projet international ambitionne un développement de la flotte de voiliers et du savoir-faire maritime ainsi que la promotion de la construction des Eco-voiliers de demain.
Source:Terraeco,net
Publié le 23 septembre
SUREXPLOITATION RESSOURCES NATURELLES
Le premier Forum Mondial sur les Ressources (FMR) s’est tenu à Davos, en Suisse, les 15 et 16 septembre. C'est en Asie qu'a lieu la plus grande part de l'extraction de ressources naturelles (44% du total), loin devant l’Amérique du Nord (20%), l’Europe (13%) et l’Amérique latine (13%).
L’ONG (Les amis de la terre )souligne les impacts écologiques de la surconsommation (déforestation, épuisement des réserves de pétrole, destruction de la biodiversité…), mais également ses conséquences sociales, notamment la violation des droits de l’homme et les conditions de travail indignes en vigueur dans certaines régions d’Afrique, d’Amérique latine et d’Asie.
"Autant de symptômes de sociétés malades qui nous rappellent que le bien-être de tous se construira sur d’autres concepts que la croissance du PIB" assure Anne Bringault, directrice des Amis de la Terre. L'organisation prône une baisse de la consommation globale de ressources naturelles dans les pays riches pour "donner accès aux pays pauvres à davantage de ces ressources sans mettre en danger la planète, ni retourner à l'âge de pierre".
Source:Geo environnement
Publié le 22 septembre
DEVELOPPEMENT NON DURABLE
Le 27 septembre, les Terriens auront consommé l'équivalent des ressources naturelles que peut génerer la planète en un an sans compromettre leur renouvellement. Pour finir l'année, il leur faudra vivre à crédit : consommer plus d'arbres qu'ils n'en plantent, pêcher plus de poissons qu'il ne s'en reproduit... Estimée par le "think tank californien network", l'empreinte écologique de l'humanité franchit ce seuil toujours plus tôt : en 2000, il se situait début novembre.
AFP
Publié le 21 septembre
DECHETS
PARIS (AFP) - Des particules et micro-particules de plastique, en quantités préoccupantes de milliers et dizaines de milliers par km2, ont envahi les mers les plus retirées et les moins naviguées de la planète qui bordent le continent Antarctique, selon des prélèvements scientifiques effectués, en janvier dernier, par la goélette océanographique française Tara. Son équipage international mixte de marins et chercheurs des plus prestigieux instituts de recherche et laboratoires du monde, avait fait une incursion de trois semaines dans les eaux glacées du continent blanc, il y a 8 mois. Les échantillons polluants recueillis et étudiés ensuite en Californie, ont permis aux scientifiques de la Fondation Algalita, d'établir - en fonction de leur taille moyenne de 1 mm et de leur densité - que le nombre de ces particules et micro-particules de plastique en Antarctique, varie entre 956 et 42.826 par kilomètre carré, dans les eaux traversées par la goélette française.
Pour les biologistes marins, ces déchets de plastique de différentes dimensions et flottant en surface, sont très dangereux pour la vie marine -oiseaux marins, mammifères et poissons qui en avalent de petits morceaux ou sont empêtrés dans de plus gros morceaux- et le zooplancton.
Source:Good Planet.info
Publié le 20 septembre
CIRCUIT COURT
British Gas a calculé qu'en rechargeant sa voiture électrique avec l'électricité produite par les panneaux solaires posés sur son logement, un particulier peut réduire de dix ans à moins de cinq ans le temps de retour sur investissement correspondant à l'installation de panneaux.
Selon l'énergéticien britannique British Gas, utiliser les panneaux solaires d'un logement individuel pour recharger sa voiture électrique permettrait de faire passer le temps de retour sur investissement de l'installation de dix ans à moins de cinq ans.
British Gas se fonde sur l'exemple de l'acteur et présentateur anglais Robert Llewellyn, qui a investi 11.500 livres (13.155 euros) pour équiper sa maison de 2,52 kilowatts de panneaux solaires et utilise l'énergie produite pour alimenter son hybride Nissan Leaf. Depuis qu'il a installé ses panneaux il y a trois mois, l'électricité produite a permis d'alimenter 2.290 miles (3.664 km) sur les 2.680 miles (4.288 km) qu'il a parcourus pendant cette période.
Sur la base d'un kilométrage moyen de 12.000 miles, et d'un prix moyen de 150 livres (171 euros) pour parcourir 1.000 miles dans une voiture à essence contre 37.10 livres (42,4 euros) dans une voiture électrique, British Gas conclut qu'une installation de 2.5 kW réduirait la facture annuelle à 65 livres (74 euros) par an. Soit une économie annuelle de 1.736 livres (1985 euros) et une vente de l'électricité pour 1.055 livres (1207 euros).
Conclusion : un temps de retour sur investissement de 4,5 ans au lieu de dix en moyenne. Et British Gas de souligner que les coûts des modules, comme ceux de l'installation des panneaux, étant en baisse constante depuis plusieurs mois, cette démonstration sera de plus en plus probante.
Source:La Tribune
Publié le 19 septembre
JARDINS DANS LA VILLE
Le cliché de la banlieue résidentielle américaine,c'est la maison individuelle avec sa pelouse impeccable. Ce n'est pas qu'une image : le gazon soigné est obligatoire et le propriétaire négligent se fait rappeler à l'ordre gentiment par ses voisins, puis plus fermement par la municipalité s'il tarde trop à passer la tondeuse.
La vigilance des voisins s'explique : la valeur d'une maison est déterminée par son emplacement. L'environnement doit donc être impeccable si l'on ne veut pas que les prix baissent. Et l'on ne mélange pas l'utilitaire et le résidentiel : la plupart des villes américaines imposent un zonage distinguant strictement les zones industrielles ou agricoles des quartiers résidentiels. Dans ces derniers, il est interdit de planter devant sa maison autre chose que du gazon et (à la rigueur) des petites fleurs.
Une vogue sans précédent des jardins potagers
Julie Bass est donc engagée dans un bras de fer avec la municipalité d'Oakland (Michigan) parce qu'elle a transformé sa pelouse en jardin potager[1]. Même si elle risque théoriquement la prison, il est facile de prédire qu'elle finira par gagner. Elle participe en effet à un mouvement puissant : le renouveau du jardinage utilitaire dans les villes américaines. Jardiner en famille ou avec ses voisins est une pratique ancienne aux États-Unis : pendant la deuxième guerre mondiale, le citadin était encouragé à cultiver son « jardin de la victoire »[2]afin d'augmenter la production maraîchère du pays pour mieux nourrir les soldats.
Ce qui est nouveau, c'est le nombre d'Américains qui ont redécouvert la bêche, l'arrosoir et le sécateur. Les heureux banlieusards qui ont du terrain et du temps pour s'en occuper vendent parfois une partie de leur production à leurs voisins ou sur les « farmers' markets » (marchés des producteurs locaux) que l'on trouve dans la plupart des villes. L'« agriculture urbaine moderne » est désormais une activité rémunératrice admise et réglementée à San Francisco, Kansas City ou Seattle. Il suffit d'obtenir une autorisation de la municipalité.
À Oakland (Californie), la ville jumelle de San Francisco, on débat même de la possibilité d'autoriser l'élevage individuel d'animaux pour la consommation domestique. Des clapiers et des poulaillers à côté du traditionnel barbecue…
Réagir face à la crise
Il y a trois raisons à cette vogue : récolter ses propres légumes permet de dépenser moins, en ces temps difficiles, de manger des aliments sains et, pour les jardins communautaires, de resserrer les liens avec ses voisins autour d'activités qui passionnent grands et petits. La victoire à remporter n'est plus sur les Nazis, mais sur la crise, sur la malbouffe, sur les terrains vagues à l'emplacement des maisons rasées parce qu'elles ne valaient plus un dollar et sur les friches industrielles là où se dressaient des usines elles aussi rasées après que leur production ait été transférée à l'autre bout du monde (ou au Mexique).
Detroit, ville-jardin
Certaines villes encouragent ce maraîchage. La capitale mondiale historique de la voiture, Detroit (Michigan), terriblement sinistrée par la crise de l'industrie automobile, se bat courageusement depuis dix ans pour se redresser, et elle a décidé - entre autres initiatives - de se transformer en « cité-jardin ». La municipalité aide ses administrés à planter, expliquant que les jardins, « procurent aux familles de Detroit des tonnes de produits alimentaires et renforcent les communautés en tissant des liens entre voisins. Ils fournissent aussi une alternative aux terrains vagues qui parsèment la ville, ce qui augmente la valeur des maisons voisines et réduit la criminalité ».
Il existe un millier de potagers familiaux ou communautaires à Detroit, et l'association « Verdir Detroit » (Greening Detroit) estime leur production à plus de 100 tonnes par an. Guère plus qu'une salade ou un chou par habitant, mais c'est un bon début.
Source : Alternatives économiques
Publié le 18 septembre
CHANGEMENT CLIMATIQUE :
L'ancien vice-président américain Al Gore a lancé, jeudi 15 septembre, sa campagne Internet planétaire de vingt-quatre heures destinée à mobiliser davantage l'opinion publique sur le changement climatique.
Le projet, appelé "24 heures de vérité", consiste en une présentation multimédia accessible en ligne et exposant les dernières avancées scientifiques sur le changement climatique. Ces présentations reprennent en partie le format de son documentaire de 2006, "Une vérité qui dérange", qui avait à l'époque tiré avec succès la sonnette d'alarme sur le réchauffement du climat.
Elles sont successivement diffusées depuis différents endroits du monde, dont New York, Pékin, Delhi, Jakarta, Londres, Istambul, Séoul et Rio de Janeiro. La campagne, en une dizaine de langues, a débuté à Mexico à minuit GMT (2 heures, à Paris) jeudi et s'achèvera à 23 heures GMT par une présentation de M. Gore, Prix Nobel de la paix (2007), depuis New York. Peu après 14 heures GMT, plus de 3,1 millions de personnes avaient accédé au site, selon les organisateurs.
LE CHANGEMENT CLIMATIQUE, UNE "RÉALITÉ"
Le but de cette opération est "de retenir l'attention dans le monde sur toute la vérité, l'étendue et l'impact de la crise climatique", avait indiqué en début de semaine M. Gore. "Aujourd'hui, le changement climatique n'est plus une prédiction mais une réalité", insistait-il.
Malgré cela, "dans le monde, nous sommes encore soumis à la désinformation financée par les pollueurs, et à la propagande visant à tromper le public sur les dangers auxquels nous faisons face avec la crise climatique".
Source : Le Monde
Publié le 17 septembre
L'URBAIN MANGE LE RURAL
La superficie de l'espace urbain a augmenté de 19 % entre 1999 et 2010 pour atteindre près d'un quart du territoire, selon une récente étude de l'Insee. Cette évolution, dont l'ampleur rappelle celle des années 50-60, est due principalement à la croissance démographique des villes de moins de 10000 habitants, notamment sur les littoraux atlantique et méditerranéen mais aussi dans les régions alpines. Egalement en cause : l'émergence de communes qui passent le seuil des 2000 habitants et deviennent, de fait, urbaines, que ce soit par une forte croissance démographique ou par le regroupement de plusieurs communes en agglomérations multicommunales.
Ce regroupement est notamment permis par « l'étalement urbain », qui consiste à agrandir les surfaces urbanisées de sorte que deux communes limitrophes peuvent se trouver des zones de bâti continues et se regrouper. Cet étalement fait cependant craindre à certains organismes, dont le Réseau Action Climat, une augmentation des émissions de gaz à effet de serre, due notamment à l'utilisation massive des transports.
Source:Alternatives économiques
Publié le 16 septembre
SACS DEGRADABLES
Seuls 15% des 6 millions de tonnes de sacs plastiques produits chaque année au Mexique sont recyclés. Ce constat inquiétant a conduit le Parlement de la ville de Mexico à interdire dès mars 2009 aux enseignes commerciales d’offrir des sacs à usage unique à leurs clients. Toutefois, le nouveau matériau mis au point par des étudiants de l’Institut polytechnique national (IPN) pourrait bientôt changer la donne.
Élaboré à partir de maïs, ce polymère est non toxique, comestible, et il se décompose dans la terre ou dans l’eau en quelques secondes seulement. Selon ses créateurs, il peut aussi servir à fertiliser le sol, à la différence d’autres matériaux toxiques qui nécessitent plusieurs années avant de disparaître. Selon des chiffres de l’ONU, 70% des déchets produits à l’échelle de la planète proviennent des polymères
Pour limiter la pollution engendrée par ces matériaux, on trouve depuis plusieurs années dans les supermarchés des sacs dégradables en deux ou trois ans. Mais les scientifiques mexicains promettent de faire mieux encore grâce à leur invention.
Tour de magie
Au cours du processus d’élaboration de leur nouveau plastique, il est possible de programmer à l’avance sa durée de vie, afin qu’il puisse se décomposer en quelques secondes, en quelques jours ou au bout de plusieurs années.
Cette prouesse technologique a fait l’objet de démonstrations surprenantes lors du Salon des prototypes organisé par l’IPN. Il a suffi aux chercheurs d’introduire un morceau de plastique dans une bouteille d’eau, puis de la secouer, pour que le polymère se désintègre sous les yeux du public. Après quoi ils ont simplement bu le mélange obtenu afin de prouver son innocuité.
Des tests ont confirmé la non-toxicité de ce matériau, qui apparaît dorénavant comme le candidat idéal pour la fabrication de jouets pour enfants. Grâce à l’extrême souplesse du polymère de maïs, il est aussi possible de fabriquer du plastique à mémoire de forme (capable de retrouver son apparence initiale après un choc), susceptible d’intéresser le secteur automobile.
Source:Green et vert
Publié le 14 septembre
ROULER DURABLE
Rouler au gaz naturel comprimé (GNC), rien de plus facile en Argentine ! Avec un coût au kilomètre divisé par trois par rapport à l’essence et des bénéfices environnementaux importants, cette technologie séduit un nombre croissant de conducteurs. Ceux-ci peuvent compter sur près de 2000 points de vente partout à travers le pays.
Bien sûr, il y a quelques inconvénients. Comme l’autonomie réduite qui oblige à des visites répétées à la pompe, et le volume occupé dans le coffre par le réservoir de gaz. Mais l’ampleur des économies réalisées fait vite oublier ces petits désagréments. D’autant que le prix de conversion du véhicule reste très abordable…
Les constructeurs s’adaptent
Celui-ci varie en effet entre 3500 pesos [600 €] et 6000 pesos [1000 €], selon que le moteur soit équipé d’un carburateur conventionnel ou d’un système d’injection. La transformation est effectuée avec des composants conçus et fabriqués en Argentine, où cette technologie est utilisée depuis 1984. Fausto Maranca, président de la Chambre argentine du GNC (CAGNC), estime que l’investissement est généralement récupéré en moins d’un an.
Face au regain d’intérêt des consommateurs pour le gaz naturel, l’industrie automobile nationale commence même à équiper ses véhicules directement en usine. Fiat propose déjà quatre modèles grand public roulant au GNC, et d’autres constructeurs comme Renault et Peugeot-Citroën pourraient bientôt lui emboîter le pas.
Ni soufre ni plomb
Alors que les prix du gasoil et de l’essence ne cessent de grimper, et que les stations-service connaissent des problèmes d’approvisionnement répétés, les Argentins se tournent massivement vers le gaz naturel. Selon les chiffres de la CAGNC, le nombre de conversions a augmenté de 20% en 2011 par rapport à l’année précédente, et l’on dénombre aujourd’hui 1 461 000 véhicules équipés de cette technologie dans le pays.
Au niveau environnemental, le principal avantage du gaz par rapport aux carburants conventionnels réside dans l’absence de particules solides produites lors de sa combustion. Le gaz naturel ne contient ni soufre ni plomb et permet de réduire par quatre les émissions de monoxyde de carbone (CO). Brûlé dans de bonnes conditions, le GNC n’émet pas de fumée ; il ne produit que du CO2 et de l’eau.
Source:Green et vert
Publié le 13 septembre
GREENPEACE CONTRE VOLKSWAGEN
Après ses parodies de films publicitaires lancées fin juin sur Internet pour stigmatiser l'action du constructeur allemand en matière de changement climatique, Greenpeace franchit un cap en envoyant des militants à l'assaut de concessions Volkswagen.
A la veille de l'ouverture du salon automobile de Francfort, Greenpeace ne désarme pas. Une soixantaine de concessions Volkswagen en Europe ont été envahies par des militants au cours du week-end, dont près de vingt en France. L'ONG poursuit ainsi son offensive contre le premier constructeur automobile européen (une voiture sur cinq vendue sur le Vieux continent sort de ses usines).
Cette opération fait suite à une initiative entamée au début de l'été dans le registre publicitaire. Profitant du succès sur Internet du film de Volkswagen "La force" parodiant Star Wars, diffusé lors du Superbowl (grand-messe du football américain) puisvisionné par quelque 42 millions d'internautes, Greenpeace a conçu deux "épisodes" soulignant "le côté obscur" de Volkswagen. L'ONG est déjà parvenue à rallier 370.000 "jedis" prêts à faire pression sur le deuxième constructeur mondial. Courroucée par l'inertie du constructeur allemand en matière de véhicules sobres en carburant, Greenpeace accuse même Volkswagen d'être un des lobbyistes les plus actifs à Bruxelles pour s'opposer au passage de - 20% à - 30% des objectifs de réduction des émissions de gaz à effet de serre européens d'ici à 2020.
Concernant l'automobile plus spécifiquement, le groupe allemand serait opposé, selon Greenpeace, à l'adoption de normes de performance énergétique des véhicules plus strictes. L'ONG reproche au constructeur de dépenser des fortunes en communication pour masquer son inaction en matière d'environnement. Il disposerait bien de technologies très économes en carburant mais n'en équiperait que 6% de sa production, des modèles vendus en outre à des prix dissuasifs.
Pendant ce temps, son concurrent BMW vient d'être couronné pour la septième année consécutive "constructeur le plus performant au monde en termes de développement durable" dans l'indice Dow Jones.
Source:La Tribune
Publié le 12 septembre
Guatemala : Quand la forêt avance, la faim recule…
En mélangeant forêts, cultures et élevage, les techniques d’agroforesterie ont fait baisser la pauvreté et la malnutrition en zone rurale. Ces systèmes agricoles sont aussi plus résistants aux phénomènes climatiques extrêmes provoqués par le réchauffement climatique.
Les nouvelles techniques d’agroforesterie mises en place depuis six ans dans la région de Huité commencent à porter leurs fruits. Elles ont significativement amélioré la sécurité alimentaire, faisant passer l’indice de malnutrition aiguë de 5,8% à 1% entre 2009 et 2010.
À travers une initiative baptisée PESA (Programme spécial de sécurité alimentaire), l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) encourage les paysans à conserver la couverture forestière naturelle ou à replanter des arbres et des arbustes. Cela afin de développer des systèmes de production mixtes capables de résister aux effets du changement climatique.
Au cours de la sécheresse de 2009, les 400 familles de Huité ayant adopté les techniques de l’agroforesterie ont connu des pertes de récoltes inférieures de 40% à 50% à celles subies par leurs voisins pratiquant l’agriculture conventionnelle production mixtes capables de résister aux effets du changement climatique. José Graziano da Silva, représentant local de la FAO, explique :
Ces systèmes sont un ensemble de techniques de gestion des sols, de l’eau, des nutriments et de culture agricole et forestière qui permettent de réduire les risques et la vulnérabilité pour les familles rurales, en garantissant la production durable de céréales de base, grâce à une utilisation plus efficace du peu de ressources disponibles.
En protégeant les sols et en améliorant leur capacité à emmagasiner l’eau, les arbres limitent les risques de baisse de la production en cas de pluie excessive ou de chaleur extrême, tout en augmentant la disponibilité en eau des micro-bassins.
Mario Chamalé, coordinateur du PESA au Guatemala, signale que la consommation hebdomadaire de fruits et légumes a augmenté de 17% au sein des familles concernées et que les maladies respiratoires et la diarrhée infantile ont reculé de 70% grâce au programme de sécurité alimentaire.
Ces bons résultats ont suscité l’engouement de toute la communauté pour l’agroforesterie. Le maire de Huité compte planter 250 000 cacaoyers au cours de l’année pour répondre à la demande de la population rurale.
Source:Green et vert
Publié le 11 septembre
HUILE DE FRITURE
Un couple britannique vient de finir le tour du monde dans un bus fonctionnant à l'huile de friture. Ca marche, mais ça sent le barbecue. Et visiblement, les Français n'aiment pas donner leur huile usagée...
Il aura mis un an de plus que prévu, aura été arrêté pour suspicion de terrorisme, et aura dû réchauffer son moteur en y mettant le feu, mais il a réussi. Andy Pag, un aventurier britannique, a terminé ce vendredi son tour du monde dans un vieux bus retapé, qui fonctionnait à l'huile de friture. C'est juste : pour le faire fonctionner, il suffit d'y verser des restes d'huile de cuisson, directement dans le réservoir, sans traitement particulier.
A en croire ce passionné de moteurs, la technologie n'a rien d'exceptionnelle. « Le moteur diesel avait à l'origine été inventé pour fonctionner à l'huile. Il avait seulement dans un deuxième temps été transformé pour utiliser du diesel. C'est donc une technologie vieille de 100 ans. »
L'aventure commence en 2009 avec un vieux bus scolaire à bout de souffle. Le vendeur lance à Andy qu'il n'arrivera sans doute pas à faire les cent kilomètres jusqu'à chez lui. Non seulement il a réussi, mais il a ensuite pratiquement tout démonté pour en faire l'équivalent d'une caravane dans laquelle vivre, en utilisant exclusivement des matériaux recyclés. Quant au moteur, il l'a entièrement transformé. « Le problème, c'est que l'huile est plus épaisse que le diesel », explique-t-il. Il lui a donc fallu utiliser des tuyaux plus larges, changer les filtres, et installer un réservoir de 1200 litres !
Puis, de pays en pays (d'ouest en est, de l'Europe jusqu'aux Etats-Unis), Andy - rejoint à mi-chemin par Christina Ammon, une journaliste devenue sa compagne- est frapper à la porte des cantines et des restaurants du monde entier, pour leur demander d'utiliser leur huile usagée.
Le pire pays où il est passé ? « J'ai eu beaucoup de problèmes en France, explique-t-il. Les gens à qui je demandais de l'huile se demandaient si ce n'était pas une ruse des autorités sanitaires pour voir ce qu'ils faisaient de leur huile de cuisson. » Et c'est sans compter le problème des taxes : « en France, il est interdit de rouler avec autre chose qu'un carburant officiel, parce que ceux-ci sont taxés. Cela revient donc à contourner les impôts, contrairement au Royaume-Uni, où une exception permet d'utiliser un maximum de 2.000 litres de carburant alternatif par an. » Résultat, les douaniers à la frontière suisse ont regardé d'un drôle d'œil Andy, Christina et leur « Biotruck » quand ils ont voulu rentrer en France. « Ils m'ont dit que c'était illégal, mais comme j'étais un étranger, ils acceptaient de fermer les yeux. »
Source : La Tribune
Publié le 10 septembre
LE MIEL VICTIME DU MON810
L'Union européenne a annoncé le 7 septembre vouloir reconsidérer les règles d'importation du miel comportant des traces, même faibles et fortuites, d'OGM.Cette décision est la conséquence d'un arrêt de la Cour de justice de l'union européenne, rendu la veille-la faute à un agriculteur allemand<.Ses ruches étaient situées près d'un champs ou sont menées des recherches sur l'OGM monsanto810.Son miel aété contaminé et détruit.Voulant obtenir un dédomagement,il a entrepris un combat juridique qui vient d'aboutir devant la CJUE et risque d'avoir des répercussions jusqu'en Chine.
Source: Le Monde
Publié le 9 septembre
A SINGAPOUR,ON LAVE SANS EAU !
Firdaus Iqbal a abandonné son travail de steward pour se lancer dans l’éco-business, après avoir découvert une technologie américaine qui promet des économies importantes d’eau pour le lavage des voitures.
Selon ses chiffres, une personne qui lave sa voiture elle-même à domicile utilise environ 400 litres d’eau. Il en faut 120 pour un lavage dans une station classique. Son procédé n’utilise pas une seule goutte.
Réduction pour les voitures “vertes”
Avec des ingrédients naturels, il s’agit de pulvériser un produit qui s’accroche aux saletés sur la carrosserie du véhicule. L’agglomérat formé est ensuite retiré grâce au passage d’un chiffon en microfibres.
Il faut 16 dollars [environ 9,3 euros] pour nettoyer son véhicule chez Grienwash. Les propriétaires de voitures hybrides ou à très basse consommation bénéficient de réductions. Ça reste plus cher que les 6 dollars [environ 3,5 euros] demandés par une station classique, mais cela vaut le coup !
Et la réaction du public ne doit pas être mauvaise, car Iqbal a déjà planifié des nouvelles ouvertures dans des centres commerciaux responsables, des hôpitaux et autres services publics.
Source:Green et vert
Publié le 8 septembre
PORTABLES DURABLES
En partenariat avec Eco systemes, organisme de collecte des déchets électriques et électroniques, les compagnons d'Emmaüs étendent leur activité de recyclage aux téléphones mobiles. Un modèle exemplaire de développement durable.
Le modèle pourrait (devrait) faire école. Créé en 1949 par l'abbé Pierre, le mouvement Emmaüs, qui a bâti sa réputation sur l'aide aux plus démunis, se lance désormais dans une nouvelle activité : la réhabilitation des vieux téléphones portables. C'est par le biais de deux entreprises d'insertion "Envie" et "les ateliers du bocage" associées à l'organisme de collecte des déchets d'équipements électriques et électroniques (DEEE) Eco systemes que l'affaire, exemplaire en termes de développement durable, s'organise.
Envie est une structure d'insertion créée par Emmaüs qui, depuis sa création en 1984 rénove, répare et réhabilite toute sorte d'appareils du lave-vaisselle au réfrigérateur en passant par les chaines hi-fi ou autres outils de bricolage. Le travail est réalisé par des personnes formées par l'entreprise d'insertion qui, après avoir été sorties de la grande misère "retrouvent à la fois une dignité et un métier" explique Richard Debauve, président d'Envie. La structure a permis la réinsertion de plus de 6.500 personnes dans de vrais emplois c'est à dire à temps plein et en CDI», indique Laurence Lavens-Guyot déléguée générale d'Envie. Les appareils sont mis en vente à un prix au moins un tiers inférieur au prix du marché et sont, gage de qualité, garantis un an. Bref, réduire le volume des déchets, éviter des pollutions que peuvent générer les multiples composants que contiennent ces machines, proposer de véritables emplois à des personnes en difficultés et vendre à moindre coût des appareils «qui améliorent le confort des familles modestes sans pénaliser leur pouvoir d'achat», les objectifs que remplit Envie collent parfaitement au concept de développement durable.
Le partenariat avec Eco systemes permet à Emmaüs, qui pour le coup mobilise le réseau des 230 ateliers du bocage, d'élargir son champ d'intervention aux téléphones portables. Selon diverses évaluations chaque foyer recèlerait entre 3 et 5 vieux téléphones mobiles, conséquence d'un marché basé sur le principe de la surconsommation : un mobile est utilisé en moyenne 18 mois avant d'être remplacé. Cette «ressource» a permis a Emmaüs de réhabiliter quelque 290.000 mobiles depuis le début de l'année, soit en six mois, l'équivalent de toute l'année 2010. Un volume d'appareils certes important mais qui représente «un taux de collecte encore trop faible», déplore Dominique Mignon directrice du développement chez Eco systemes. La raison ? La crise et l'augmentation de la précarité qui font que «ce qu'on récupère en dons diminue en quantité et qualité, car les gens gardent leurs affaires plus longtemps et ne se débarrassent que de leurs camelotes», explique Valérie Fayard déléguée générale adjointe de l'association.
Les appareils rénovés, soit entre 20% et 30% de la collecte, suivent un parcours imposé par un cahier des charges pointilleux. Toutes les données personnelles sont effacées, tous les composants et applications sont testés et les réparateurs en garantissent la traçabilité. Tout comme pour l'électroménager ce travail de réhabilitation de nos "vieux" portables concilie les trois piliers du développement durable : économique, social et environnemental. Economique puisque les entreprises d'insertion ne sont subventionnées par l'Etat qu'a hauteur de 18% du coût de chaque salarié en réinsertion. Le reste provient entièrement de la commercialisation des appareils recyclés donc du chiffre d'affaires des entreprises impliquées. Social puisque sur quelques 13.000 personnes qui sont passées par les entreprises d'insertion gérées par Emmaüs, "plus de 50% se sont réinsérées professionnellement", indique Laurence Lavens-Guyot, déléguée générale d'Envie. Environnemental enfin, puisque pour chaque appareil repris par Emmaüs, c'est autant d'appareils en moins dans les décharges, et par conséquent autant de pollution évitée, portables comme appareils électroménagers recelant nombre de composants et matériaux dangereux pour l'environnement et la santé. Ca fait des années qu'à l'instar de M.Jourdain qui faisait de la prose sans le savoir, nous faisons du développement durable" c'est félicité en guise de conclusion, Bernard Arru, le directeur des Ateliers du bocage.
Source : La Tribune
Publié le 7 septembre
DEVELOPPEMENT CONTRE ECOLOGIE
C'est un combat majeur qui se déroule en Amazonie depuis de nombreuses années : la bataille autour du Belo Monte, cet immense barrage qui doit voir le jour dans le nord-ouest du Brésil, sur le fleuve Xingu. Le feu vert définitif pour la construction de l'édifice hydroélectrique a été donné le 1er juin dernier par l’Institut brésilien de l'environnement. Mais les opposants au projet ne baissent pas les bras.
Car le Belo monte, c’est un barrage de 6 km de large avec ses canaux de dérivation et une zone d’inondation estimée à 500 km2 sur les berges du Xingu, dans l’ouest de l’Etat amazonien du Para. Conséquence : 16 000 personnes devront quitter leurs terres. L'ouvrage va par ailleurs porter un coup supplémentaire à la forêt amazonienne, déjà fortement touchée par la déforestation massive qui l'affecte depuis des années, menaçant la survie de centaines d'espèces animales et végétales. Enfin, le barrage devrait provoquer un dérèglement de l’équilibre du fleuve.
Selon les associations écologistes, le gouvernement brésilien bafoue par ailleurs la Constitution du pays et la Déclaration sur les droits des peuples autochtones des Nations Unies, qui affirment notamment que tout projet ayant un impact sur des territoires indigènes doit s’établir en concertation avec la population y vivant.
Mais pour l'Etat brésilien, pas question d'abandonner un barrage qui, avec une puissance prévue de 11 000 mega-watts, devrait générer 11 % de l’électricité du pays et créer des dizaines de milliers d'emplois. Afin d'accompagner la croissance économique, le gouvernement s'est en effet fixé pour objectif de doubler la production nationale d'électricité d'ici 2019 — date à laquelle le barrage est censé être achevé. La capacité énergétique installée, qui est actuellement de 112 000 MW devrait ainsi atteindre 240 000 MW d'ici huit ans. D'un coût évalué à 11 milliards de dollars, Belo Monte sera le troisième plus grand barrage au monde, derrière celui des Trois-Gorges en Chine (18 000 MW) et celui d’Itaipu qui alimente le Brésil et le Paraguay (14 000 MW).
Source : Le Monde
Publié le 6 septembre
PETROLE VERT
Pomacle et Bazancourt (Marne) Envoyé spécial - Au coeur de la Champagne céréalière et viticole se dresse une usine chimique pas comme les autres : cuves, citernes, tubes et tuyaux font penser à une raffinerie. Mais, ici, pas de pétrole. La matière première transformée est entièrement végétale, et les produits qui en sont issus relèvent de la "chimie verte".
Pour l'INRA, l'enjeu n'est pas seulement économique, mais aussi sociétal. "La biomasse végétale est la seule ressource renouvelable qui permette de répondre aux besoins de l'humanité à la fois en énergie et en matériaux", souligne Michael O'Donohue, coordinateur de Biocore. L'avantage de la filière lignocellulosique est ne pas mettre en concurrence cultures énergétiques et cultures alimentaires - comme il en va pour les agrocarburants de première génération -, puisqu'elle utilise non pas les cultures elles-mêmes, mais leurs sous-produits, souvent traités comme des déchets ou brûlés.
Toutefois, ajoute le chercheur, deux obstacles freinent le développement de cette filière. D'abord, "les investissements très lourds" qu'exige une technologie plus complexe que celle employée pour les biocarburants issus de cultures agricoles. D'où l'intérêt de valoriser la lignine, à forte valeur ajoutée. Ensuite, "les incertitudes sur l'approvisonnement en matière première". Même avec des fournisseurs locaux : pour preuve, le déficit de fourrage et de paille provoqué, en France, par la sécheresse du printemps et du début de l'été.
Dans le monde, plus de 150 unités pilotes de production de biocarburants de deuxième génération sont pourtant en fonctionnement ou en projet, principalement en Amérique du Nord et en Asie. Mais beaucoup souffrent de retards, et aucune n'a atteint l'échelle industrielle. En France, les projets se comptent encore sur les doigts d'une seule main.
Source : Le Monde
Publié le 5 septembre
ECONOMIES SUR LE VERT.
A la recherche de nouvelles économies budgétaires, le gouvernement envisage de rogner les niches fiscales vertes.
Les niches fiscales écologiques, nées du Grenelle de l'environnement seront concernées en cas de "coup de rabot général", a prévenu la ministre de l'Ecologie, Nathalie Kosciusko-Morizet mardi, interrogée sur France Info sans toutefois préciser quelles pourraient être les dispositions concernées ni dans quelle mesure elles le seront.
"On comprend bien que c'est plus facile de dépenser 10 milliards que d'économiser 10 milliards. Et quand il faut économiser 10 milliards il faut bien que tout le monde s'y mette", s'est justifiée la ministre. "Je pense que, s'il y a un coup de rabot général, les niches issues du Grenelle de l'environnement seront aussi concernées", a-t-elle ajouté, tout en soulignant défendre leur "efficacité". Plusieurs dispositions sont dans le collimateur de l'Etat dont le crédit d'impôt développement durable qui concerne par exemple les équipements producteur d'énergie propre (mini-éolienne, chauffe-eau solaire) aujourd'hui fixé à 45% du montant hors taxe des équipements (50% en 2010) et qui pourrait être abaissé à 40% voire moins.
Les particuliers qui installent des panneaux photovoltaïques sur leur toit et bénéficient jusqu'à présent d'un crédit d'impôt à hauteur de 22% tout comme les foyers s'équipant d'appareils de chauffage au bois ou à la biomasse, devraient également voir cette niche fiscale affectée par la rigueur.
Ce n'est pas la première fois que la fiscalité verte est rognée par la rigueur bugétaire. La loi de finances 2011, avait déjà donné un sérieux un coup de rabot aux aides fiscales "vertes", notamment au crédit d'impôt sur les équipements en faveur du développement durable mais également aux déduction fiscales portant sur les installations photovoltaïques. Ces dernières, avaient vu les aides de l'Etat baissées permettant une économie de 150 millions d'euros.
Parallèlement, dès mars 2011, une baisse sensible des tarifs de rachat imposés à EDF a sérieusement affecté la filière de l'électricité solaire. Le coup de rabot en préparation frappera une nouvelle fois directement les aides aux particuliers qui installent des panneaux photovoltaïques sur leur toit avec le risque "de voir un marché déjà en pleine déconfiture subir une nouvelle dégradation", s'inquiète les syndicat des énergies renouvelables (SER) qui rassemble plus de 500 professionnels du secteur.
Source: La Tribune
Publié le 4 septembre
TOUJOURS L'ECONOMIE
Cédant aux inquiétudes de l'industrie, le président américain a contre toute attente demandé vendredi à l'Agence de protection de l'environnement (EPA) de retirer un projet visant à lutter contre la pollution atmosphérique.
Cette décision, explique-t-il dans un communiqué, s'inscrit dans une volonté d'alléger le poids des réglementations pesant sur l'activité des entreprises.
Le projet était dénoncé par les industriels qui affirmaient que sa mise en oeuvre entraînerait la perte de milliers d'emplois et une facture de plusieurs milliards de dollars à un moment où l'économie américaine continue de se débattre pour renouer avec une croissance solide.
Diffusées peu de temps avant l'annonce d'Obama, les statistiques de l'emploi ont révélé vendredi que le chômage était resté inchangé en août, à 9,1% de la population active.
Mais ce virage à 180° a été sévèrement jugé par les associations écologistes. "L'administration Obama cède face aux gros pollueurs au détriment de la protection de l'air que nous respirons. C'est une énorme victoire pour les pollueurs industriels et une énorme perte pour la santé publique", a déploré Gene Karpinski, président de la League of Conservation Voters.
Source : La Tribune
Publié le 3 septembre
VOITURE ELECTRIQUE
Le véhicule fabriqué par la firme française ORA a établi un premier record du monde de la distance parcourue avec une voiture électrique en couvrant sans recharge 361,3 km sur la piste d'essais du musée de l'Automobile de Mulhouse (est), jeudi et vendredi, selon ses concepteurs. Il n'existait pour l'heure aucune référence en la matière et le record a été établi sous l'œil d'un huissier mandaté par le Livre Guinness des records.
L'ORA, un quadricycle équipé de batteries au lithium, a parcouru sans aucune recharge 361,3 kilomètres en un peu plus de dix-sept heures à une vitesse moyenne d'environ 20 km/h. Ce véhicule, qui est déjà disponible à la vente pour environ 6 000 euros, peut être adapté à de multiples usages, selon Alde Ohrel, l'un des tenants du projet avec Jean-Michel Ritter.
Selon M. Ohrel, La Poste française est notamment intéressée par l'ORA, qu'elle va tester dans les prochaines semaines. A terme, elle pourrait remplacer ses nombreux cyclomoteurs pour livrer le courrier par cette voiture électrique moins coûteuse en terme d'entretien et beaucoup moins accidentogène.
Ohrel évoque également des utilisations possibles en matière d'écotourisme, alors que la version biplace de l'ORA est particulièrement adaptée aux personnes à mobilité réduite. Le temps de charge va de deux à quatre heures, en fonction du pack de batteries utilisé, et la vitesse de la voiture est bridée.
Source : Le Monde
Publié le 2 septembre
HYDROLIEN
La première turbine sous-marine qui va être immergée au large des Côtes-d'Armor préfigure la création d'une filière industrielle.
16 mètres de large, 21 mètres de hauteur, une masse de 1.000 tonnes... les caractéristiques de l'hydrolienne sont impressionnantes, à la mesure de ses larges haussières d'amarrage. Assemblée sur le port de Brest cet été, elle est aussi haute qu'un immeuble de sept étages. On ne peut l'immerger ou la sortir de l'eau qu'à l'aide de puissants treuils. Une barge spécialement conçue pour son transport par les chantiers navals STX l'a acheminée mercredi dans la baie de Douarnenez (Finistère) pour des essais techniques. Elle sera mise à l'eau dans le courant de la semaine prochaine pour une période d'essais au large de Bréhat (Côtes-d'Armor), le site d'expérimentation dédié à l'hydrolien dans le cadre du plan de développement des énergies marines.
Cette turbine constitue l'amorce de la première ferme mise en place au niveau mondial. Imaginée par la société irlandaise OpenHydro, dont DCNS est l'un des actionnaires de référence, elle affiche une puissance nominale de 0,5 mégawatt (MW). Posée par 35 mètres de fond, elle capte les courants marins et grâce à une turbine de 16 mètres de diamètre les transforme en énergie électrique. « Au total, le parc comptera quatre hydroliennes et pourra alimenter un peu plus de 2.000 habitants ; elle sera raccordée au réseau à l'automne 2012 par un câble de quinze kilomètres de long », affirment Xavier Ursat et Cyril Abonnel, responsables du projet pour EDF. L'énergéticien français, qui investit 40 millions d'euros dans ce projet espère « le démarrage d'une filière industrielle prometteuse ». À terme, 50.000 emplois pourraient être créés en France grâce aux énergies marines, dans la construction - 70 % de l'hydrolienne d'EDF ont été fabriqués en France - et dans la maintenance des parcs.
Source: La Tribune
Publié le 1 septembre
Chine : Alibaba investit dans son personnel
La plus grande plateforme d’e-commerce de Chine va consacrer 3 milliards de yuans à des emprunts à taux zéro pour ses employés, et donner 500 millions pour les aider à scolariser leurs enfants. Une première pour une société privée chinoise.
Alibaba a annoncé qu’elle investirait 3 milliards de yuans (environ 324 millions d’euros) pour permettre à ses employés d’acheter leur premier logement. Conditions : avoir deux ans au moins d’ancienneté dans la société, acheter dans la ville où l’acquéreur travaille, et pour usage personnel.
Alibaba a aussi prévu 500 millions de yuans (environ 54 millions d’euros) pour aider son personnel à scolariser ses enfants dans des établissements de qualité. Avec la difficulté de se loger, le prix des crèches est un des autres sujets de préoccupations économiques des salariés chinois.
Jack Ma Yun a vu juste, et on espère que sa société sera imitée par les autres employeurs chinois. Qui, à l’exception des sociétés d’État, sont souvent réputées pour le manque de respect qu’elles portent à leur personnel…
Publié le 31 août
Afrique : Le continent noir protège ses sanctuaires écologiques
Un traité signé le 18 août à Luanda scelle l’accord entre cinq pays africains – Angola, Botswana, Namibie, Zambie et Zimbabwe - pour créer le plus grande zone écologique protégée au monde. En superficie, celle-ci représente la moitié de la France.
“C’est la plus grande zone protégée à vocation touristique du monde”, affirment les représentants des différents pays concernés, lors de la signature du document, en marge d’un sommet de la Communauté de développement de l’Afrique australe (SADC).
L’endroit, susceptible de se transformer en un véritable paradis pour l’écotourisme, englobe les bassins des fleuves Zambèze et Okavango. La zone protégée empiète sur les territoires de l’Angola, du Botswana, de la Namibie, de la Zambie et du Zimbabwe. Elle permet de relier entre eux 14 parcs nationaux et réserves naturelles de ces différents pays, notamment les chutes Victoria et le delta de l’Okavango.
Le projet a pour objectif de préserver la biodiversité locale, de mettre en place les bases d’un développement durable pour les communautés locales, de développer l’écotourisme, et de partager les ressources. La région, riche en espèces rares comme le léopard, le chien sauvage d’Afrique, le rhinocéros ou l’antilope noire, compte également une population de 250 000 éléphants.
Publié le 30 août
RENTREE DURABLE
USA : Préparez un cartable écolo pour la rentrée !
A quelques semaines de la rentrée, un guide rappelle les dangers du PVC pour les enfants et suggère des alternatives pour un cartable sans risques. Le Centre américain pour la Santé, l’Environnement et la Justice (CHEJ) publie son quatrième guide de rentrée “Back to School Guide to PVC-Free School Supplies” sur les risques environnementaux et sanitaires associés à la présence de PVC dans les fournitures scolaires. Des classeurs aux boîtes à sandwiches en passant par les trombones, le danger du PVC peut être partout !
Le PVC contient du plomb, du cadmium et des phtalates, composants toxiques qui s’évaporent facilement. Les phtalates ont d’ailleurs été interdits pour la fabrication de jouets mais ils restent encore largement présents dans les plastiques. Les produits contenant ces composants sont identifiables par le code 3 dans le symbole de recyclage.
Excréments d’éléphant
Les alternatives écologiques pour les fournitures scolaires ne manquent pas et ne coûtent pas plus cher que les produits classiques. On trouve maintenant des stylos en amidon de maïs, biodégradables en 8 mois après usage, pour moins de 2 dollars. Plus chers (10 dollars, soit environ 6,90 euros) mais plus originaux, des cahiers 50% papier recyclé et 50% fibres d’excrément d’éléphant, sans acides, sont fabriqués au Sri Lanka par une organisation environnementale qui tente de réconcilier humains et éléphants.
Les pneus usagés font aussi leur rentrée. Vulcana fabrique des sacs à dos résistants, étanches et sans PVC, à partir de pneus recyclés récupérés dans les décharges de Floride. Enfin, Sierra Magazine publie une liste des universités et campus les plus verts. L’université de Washington arrive en tête du classement.
Source:Green et vert
Publié le 29 août
RECHAUFFEMENT CLIMATIQUE ET FORÊT:
Le couvert boisé de France, et plus largement les zones tempérées, est vulnérable à l'évolution des climats. La forêt française est la troisième d'europe, derrière la Suède et la Finlande.
Mais la production va chuter après 2030. Le chêne vert va remonter vers la Loire, le hêtre et le chêne vont être en difficulté, les incendies vont croitre de 30%.
Face au changement climatique, la meilleure garantie est la diversité génetique, car les arbres représentent une extraordinaire diversité génetique, supérieure à ce que l'on trouve chez les humains. L'INRA et l'ONF mènent des expérimentations.
Source:Le Monde 27 août
Publié le 28 août
Un milliard de voitures dans le monde, la Chine fait la course en tête
Il y a des caps qu’il ne vaut mieux pas franchir. Celui des 7 milliards d’êtres humains que la Terre devra supporter à la fin octobre, des 20 000 espèces animales et végétales menacées d’extinction d’ici un an, ou, tout récemment, du milliard de voitures circulant dans le monde. En réalité, pour être précis, la barre a été passée l’an dernier. Mais ces chiffres viennent tout juste d’être publiés par le journal économique Ward's Auto : en 2010, 1 015 millions de voitures ont été recensées aux quatre coins du monde, contre 980 millions en 2009. Soit 35 millions de véhicules supplémentaires en un an – 95 500 chaque jour ! –, la seconde plus forte hausse du parc automobile jamais enregistrée.
A l’origine de ce boom, vous vous en doutez, l’explosion du marché chinois, qui contribue pour près de moitié à la croissance du secteur. Là-bas, l’auto ne connaît pas la crise, avec pas moins de 78 millions de véhicules circulant l’an dernier, contre 61 millions en 2009. Pékin fait ainsi une entrée fracassante sur le podium des pays comptabilisant le plus de quatre roues, devant le Japon (74 millions d'unités) mais toujours loin derrière les Etats-Unis (240 millions).
Surtout que le pire est à venir. Seul un Chinois sur 17 possède actuellement une voiture, soit à peine la moitié de la moyenne mondiale, et bien moins qu’aux Etats-Unis, royaume de la motorisation, où ce ratio culmine à 1 véhicule pour 1,3 Américain. Si la Chine se rapprochait de ce taux, il faudrait compter sur un milliard de voitures supplémentaires. Et une quantité astronomique d’émissions de gaz à effet de serre en perspective.
Source : Le Monde 29 août
Publié le 27 août
Chine : Une voiture solaire s’apprête à entrer en production à Dalian
Le véhicule de 8 places est destiné aux golfs, aux visites de projets immobiliers ou aux parcs d’attractions… Avec son toit en panneaux solaires, il promet zéro émission de CO2 pour une autonomie de 100 kilomètres environ.
Xiong Xiaowei, le fondateur de la société Sengu énergies nouvelles, est très fier de son nouveau produit. Il l’a déjà mis en service sur le site de l’Exposition internationale des jardins de Xian. Les 3 véhicules qui y sont utilisés font la curiosité du public.
Monsieur Xiong a la ferme intention de déployer son produit à grande échelle. Il a établi un centre de production de 10 000 mètres carrés à Dalian (nord-est du pays). Cette usine va pouvoir dès la fin de l’année produire 2000 véhicules par an. L’objectif suivant sera d’atteindre une capacité annuelle de 10 000 véhicules.
Ce vehicule propose en une vitesse maximale de 25 km/h, avec une vitesse d’utilisation recommandée de 20 km/h. L’autonomie est de 100 kilomètres dans des conditions météorologiques qui ne permettent pas le rechargement des batteries en cours d’utilisation. Elle est supérieure sinon.
Source:Green et vert
Publié le 26 août
Mozambique : Des terres offertes aux agriculteurs brésiliens
Le gouvernement mozambicain offre pas moins de 6 millions d’hectares dans le nord du pays pour que des agriculteurs brésiliens y plantent du soja, du coton et du maïs. Dès le mois prochain, 40 agriculteurs de la région du Mato Grosso rejoindront cette nouvelle frontière agricole du Brésil. Les conditions? Investir et employer 90% de main-d’œuvre locale.
Les terres mozambicaines sont proposées sous forme de concessions renouvelables de 50 ans, moyennant une somme modique de 37,50 meticais (environ 9 euros) par hectare et par an. Ce système de concession est pratiqué par de nombreux pays en Afrique. Il offre l’avantage de ne pas demander un fort investissement initial d’achat qui serait dissuasif. En effet, le projet s’inspire du programme “Prodecer” de coopération entre le Japon et le Brésil pour le développement du Cerrado, un type de savane très présent au Brésil. Dans les années 70 l’aide japonaise a permis au Cerrado de devenir une des régions agricoles les plus productives. L’idée est donc de répliquer cette coopération dans la savane mozambicaine.
Source : Green et vert
Pas de chauves-souris, pas de fruits !
On détruit leur habitat, on les chasse… En Indonésie, ces mammifères volants disparaissent. Et avec eux la production de mangoustans et de durians. Personne ne sait pourquoi la production de ces fruits a chuté dans la région. Iding évoque, sans vraiment y croire, quelques pluies torrentielles qui auraient fané les fleurs de durian et de mangoustanier.
Ibnu Maryanto, chercheur au Centre indonésien de recherches biologiques, diplômé en biologie de l’université d’Hokkaido, connaît la réponse : les arbres sont devenus stériles car les chauves-souris ont disparu. Selon lui, ces mammifères volants sont la clé de la fécondation de beaucoup d’espèces d’arbres fruitiers, dont les bananiers, les goyaviers, les kapokiers, les petais, les cocotiers, les jacquiers, les durians et les mangoustaniers. Les fleurs de ces arbres s’ouvrent au crépuscule, lorsque les chauves-souris frugivores commencent leur ronde de nuit à la recherche de nourriture. Les différentes espèces de chiroptères présentes dans cette région ne se contentent pas de manger les fruits, elles aspirent le pollen de fleur en fleur. “Et leur salive transfère le pollen de l’étamine au pistil”, explique Ibnu Maryanto. Par exemple, l’éonyctère des cavernes (Eonycteris spelaea) féconde les durians et le petit macroglosse (Macroglossus minimus) les bananiers. Leur action nocturne est essentielle, car les insectes pollinisateurs, comme les papillons, sont peu efficaces sur ces arbres-là parce qu’ils sont actifs pendant la journée. Or, à ce moment-là, les fleurs sont déjà écloses depuis près de douze heures. “Elles ne sont plus vraiment fraîches et attirent beaucoup moins les insectes”, précise le chercheur, qui étudie les chauves-souris depuis vingt-cinq ans sur quarante-deux îles de l’archipel indonésien.
Source : Courrier international
Publié le 24 août
USA : Puma fait disparaître ses sacs plastiques en 3 minutes,
1. videz votre sac de vos achats
2. remplissez un bol d’eau chaude (65°C)
3. placez le sac dans le bol
4. touillez
5. après 3 minutes, videz le contenu du bol : le sac a disparu !
Puma a tout récemment lancé son sac fait à 100% de farine de maïs, qui se décompose en trois mois dans le compost et en trois minutes dans l’eau chaude. Une fois dissout, il suffit de jeter l’eau du sac. Sa teinture écologique est sans risque pour l’environnement.
C’est dans la suite logique de leur première innovation en novembre dernier, où la traditionnelle boîte à chaussures s’est vue remplacée par un sac réutilisable, économisant 65% du carton utilisé.
Cette invention leur permet de réduire les déchets de plastique de 192 tonnes et économise 293 tonnes de papier par an. Pas mal, cette recette ?
Source : Green et vert
Publié le 23 août
AQUACULTURE
Amérique latine : Quand les crevettes font disparaître la mangrove
Un rapport de la FAO met en évidence la destruction accélérée des zones humides côtières dans le monde au cours des dernières décennies, principalement à cause de l’aquaculture. Une menace directe pour des milliers de familles latino-américaines dont la subsistance dépend directement de ces écosystèmes complexes.
Loin d’être gérées durablement, ces activités entraînent la destruction des mangroves, qui sont d’importance capitale pour l’environnement et pour les populations locales. Ces écosystèmes, s’ils ne représentent que 1% de la surface totale des forêts mondiales, constituent néanmoins de véritables réservoirs de biodiversité. Si l’aquaculture représente une piste intéressante pour nourrir une planète qui sera vraisemblablement surpeuplée au cours du 21eme siècle, elle devra néanmoins cesser de se développer au détriment des mangroves.
Telle est en substance l’avertissement lancé par l’Organisation des Nations Unies pour l’Alimentation et l’Agriculture (FAO). L’organisme s’inquiète de la disparition des forêts de palétuviers un peu partout sur la planète, dans un rapport intitulé “État de la pêche et de l’aquaculture 2010″ :
“L’Amérique latine et les Caraïbes ont connu la croissance aquicole mondiale la plus importante au cours de la période 1970 – 2008, avec une moyenne annuelle de 21,1%, suivies par le Moyen-Orient avec 14,1% et l’Afrique avec 12,6%. […] Le Brésil, le Mexique, l’Équateur et le Chili sont les principaux producteurs de la région et génèrent des quantités croissantes de crevettes et d’autres espèces comme le saumon, la truite, le tilapia et les mollusques.”
Biodiversité en danger
Les nombreuses espèces d’oiseaux, de crustacés et de mollusques qu’ils abritent servent de source d’alimentation et de travail à des milliers de familles. Tandis que les palétuviers et leurs racines enchevêtrées purifient l’eau et protègent la côte des phénomènes climatiques les plus violents.
En Équateur, leur surface aurait diminué de 70% entre 1970 et 2008. Année où le président Rafael Correa, plutôt que de mettre un frein à cette destruction, a autorisé par décret le développement de nouveaux élevages de crevettes dans des secteurs jusque-là épargnés. Au Brésil – pays qui abrite à lui seul 9% des mangroves de la planète – Carlos Alberto Santos, du Mouvement des pêcheurs artisanaux brésiliens, s’inquiète :
Les grandes multinationales veulent abattre les palétuviers pour installer des fermes d’élevage de crevettes, mais ces espaces sont extrêmement importants pour nous, les pêcheurs, qui dépendons de ces écosystèmes pour vivre.
Malgré l’opposition du secteur industriel, cet organisme réclame une modification du Code forestier brésilien, afin d’interdire les coupes dans ces zones.
Poudre verte aux yeux
La mangrove doit faire face à d’autres menaces comme la pollution des cours d’eau, la privatisation des terres, les changements d’utilisation des sols et d’autres activités humaines. Mais l’élevage de crevettes reste pour l’instant la préoccupation majeure des écologistes.
Carlos Salvatierra, secrétaire général du “Réseau mangrove international”, signale la mise en place d’une campagne de lutte contre les fermes de crevettes et met en garde contre les stratégies des multinationales qui projettent de faire certifier cette activité.
Pour l’écologiste guatémaltèque, l’élevage de crevettes n’est soutenable ni sur le plan environnemental, ni sur le plan social, et l’initiative reviendrait uniquement à “maquiller cette activité en vert.”
Source:Green et vert
Publié le 22 août
MONSANTO
L'Autorité indienne de la biodiversité a annoncé, le 11 août, qu'elle allait engager des poursuites judiciaires à l'encontre du semencier américain Monsanto pour avoir mis au point une aubergine génétiquement modifiée à partir de variétés locales sans en avoir demandé l'autorisation. L'Inde, qui abrite 7,8 % des espèces animales et végétales de la planète sur seulement 2,5 % des terres émergées, est très exposée aux risques de biopiraterie. Le sujet y est particulièrement sensible depuis qu'en 1997, des paysans du nord du pays avaient violemment protesté contre le brevetage, par le semencier américain RiceTec, d'une variété de riz basmati appelée "kasmati".
Afin de disposer de tous les éléments nécessaires, le gouvernement a démarré un projet pharaonique de recensement du savoir-faire en matière de médecine traditionnelle : 200 000 traitements – y compris les postures de yoga – ont déjà été répertoriés. Des centaines de scientifiques épluchent les traités anciens de médecine ayurvédique pour y recenser les vertus déjà éprouvées de fruits ou de plantes médicinales.
Cette "bibliothèque numérique du savoir traditionnel", qui compte 30 millions de pages et a été traduite en cinq langues, a déjà permis d'annuler de nombreux brevets. Celui déposé par une université américaine sur le curcuma pour ses vertus dans la lutte contre le cancer a été annulé à la suite d'une plainte du gouvernement indien. Et la demande de brevet déposée en 2007 par le laboratoire pharmaceutique chinois Livzon, auprès de l'Union européenne, sur la menthe et l'Andrographis (échinacée d'Inde), utilisées notamment comme traitement contre la grippe aviaire, a été rejetée.
Source:Le Monde 18 Août
Publié le 7 août
SOCIAL : BIENVENUE AU SWAZILAND
Dernière monarchie d'afrique, c'est le pays des records :
-Mswati III a 14 femmes, logées dans un palais différent.
-26% de la population est infectée par le virus du sida.
-L'espérance de vie moyenne est de 31 ans.
-70% de la population vit au-dessous du seuil de pauvreté.
-La liste civile du roi est de 21 millions d'euros.
-Le FMI a conseillé de baisser de 10% le salaire des fonctionnaires, provoquant des émeutes sévèrement réprimées.
-Prétoria vient d'octroyer un prêt de 250 millions d'euros par peur d'un afflux d'émigrès.
Source : Le Monde 7 août
Publié le 6 août
Brésil : Le bio en passe de devenir un véritable marché
Le marché de l’alimentation organique prend de plus en plus d’importance au Brésil. Où il emploie, nourrit, et donne surtout beaucoup d’espoirs pour le développement économique et durable du pays.
Le marché des produits organiques croît au Brésil à un rythme de 20 à 30% par an. Or ce segment de production est fortement lié à l’agriculture familiale. Selon le Ministère du développement agraire, celle-ci représente 4 millions d’unités de production et 70% des aliments consommés quotidiennement par les Brésiliens. Au total, l’agriculture familiale contribue au PIB national à hauteur de 10% et emploie 12 millions de personnes.
Pour Rogério Dias, qui coordonne le bio au sein du Ministère de l’agriculture, ce marché représente même une bonne alternative à la production d’aliments pour l’humanité toute entière. Selon lui, la dépendance de l’agriculture traditionnelle vis-à-vis de composants importés est une menace pour la société :
Quand on sait que 70% des fertilisants utilisés par l’agriculture traditionnelle au Brésil sont importés, on se rend compte de notre dépendance au marché externe. En cas de problème avec ces composants, on ne pourrait plus produire.
Le Sebrae soutient actuellement 31 projets d’agriculture biologique se répartissant sur 18 États brésiliens et couvrant 203 villes. D’après l’institution, 22 000 agriculteurs en ont bénéficié directement et indirectement. 15 millions de R$ (près de 7 millions d’euros) ont été investis.
Publié le 5 août
AMI
Après le photovoltaïque, le solaire thermique, les services d'éco-mobilité ou encore les infrastructures de recharge pour les véhicules électriques et hybrides, l'Etat lance un nouvel appel à manifestations d'intérêt (AMI) dans les cleantech dans le cadre des « Investissements d'avenir ». Il cible cette fois les « biocarburants avancés », c'est-à-dire de deuxième et troisième générations.
Piloté par l'Ademe, cet AMI s'intéresse aux biocarburants qui épargnent les cultures vivrières et peuvent être produits à partir de la biomasse lignocellulosique (bois, paille...), des algues ou de manière plus générale du « vivant ». Seuls les biocarburants entraînant une réduction importante d'émissions de gaz à effet de serre par rapport aux carburants fossiles ou mieux adaptés à certaines utilisations (transport aérien, par exemple) seront pris en compte.
Le but est de rendre la production de ces biocarburants liquides ou gazeux opérationnelle et compétitive sur le plan commercial à l'horizon 2020.
Trois objectifs sont visés :
- Améliorer les bilans énergétiques, environnementaux et sociétaux des biocarburants ;
- Démontrer la faisabilité de nouveaux procédés de production ;
- Améliorer l'adéquation entre les biocarburants et les moteurs.
Cet AMI s'adresse aux constructeurs automobiles, fournisseurs d'énergie, développeurs de projets biomasse ou encore aux laboratoires de recherche. La date limite de dépôt des candidatures est fixée au 22 juillet 2011.
Comme d'habitude, l'Ademe ne dévoile pas l'enveloppe globale prévue pour se laisser une marge de manœuvre en fonction de l'intérêt des dossiers.
Source : La Tribune
Publié le 4 août
Mongolie : Le pays va-t-il devenir la poubelle nucléaire de la planète?
La rumeur circule depuis plusieurs mois ; les Chinois s’en inquiètent. Pour la première fois, la presse locale s’en fait l’écho. Et certains redoutent que ce soit vrai : le Japon et les États-Unis seraient sur le point d’enterrer leurs déchets nucléaires en Mongolie.
Il faudra attendre un peu pour en savoir plus sur ces projets étonnants. Les Chinois mettront certainement toute leur énergie à faire échouer l’entreprise. Déjà échaudée par la contamination venue de la catastrophe de Fukushima (sans que le Japon n’aie jamais trouvé bon de communiquer en toute transparence sur la situation), la Chine voudrait éviter de se retrouver à proximité de la poubelle nucléaire mondiale.
Publié le 3 août
ALERTE AU FRELON ASIATIQUE;
Ils attendent les butineuses devant la ruche et les tuent pour les ramener à leurs larves affamées. Venus de Chine, probablement dans des poteries, ils se répendent de plus en plus.
Trois nids en 2004 dans un département, 2000 en 2010 dans 39 départements. Leur impact est surtout ressenti par les apiculteurs amateurs. il est possible de les piéger, mais ces pièges détruisent aussi la faune auxiliaire. Des entreprises se sont spécialisées dans la destruction de nid. (120 à 350 euros selon l'emplacement, souvent en haut des arbres).
Source : Le Monde
Publié le 2 août
VOITURE ELECTRIQUE
La voiture électrique Leaf de Nissan pourra désormais alimenter les foyers japonais en électricité. En plus d'une sécurité de l'approvisionnement électrique pour deux jours, cette solution serait plus économique.
Actuellement, 35 des 54 réacteurs nucléaires japonais sont à l'arrêt et les Japonais subissent des pannes de courant chroniques. Nissan, groupe détenu à plus de 40% par le français Renault, a compris l'enjeu économique. Le constructeur automobile japonais a présenté ce mardi un système permettant d'utiliser la batterie de sa voiture électrique Leaf comme alimentation domestique. La batterie se recharge le jour via l'énergie solaire et sur le secteur pendant la nuit.
L'énergie accumulée dans la batterie de la voiture peut ainsi être mise à profit pour effectuer des tâches domestiques quotidiennes. Mais l'intérêt est aussi économique pour les foyers nippons, qui peuvent recharger leur batterie la nuit, lorsque l'électricité est moins chère pour l'utiliser aux heures de pics de consommation pendant le jour. Ce dispositif devrait assurer deux jours d'autonomie électrique pour un ménage japonais, soit une capacité de stockage de 24 kilowatts-heure. La batterie au lithium-ion de Nissan disposera d'une puissance de 6 kilowatts, ce qui sera suffisant pour alimenter les principaux appareils électroménagers du foyer, comme le réfrigérateur, le climatiseur et le lave-linge.
Les premiers exemplaires de la Leaf ont été livrés en décembre au Japon et aux Etats-Unis, où Nissan a reçu respectivement 6.000 et 20.000 précommandes. Le nouveau dispositif ne sera commercialisé qu'au printemps prochain, a précisé le constructeur, mais les modèles déjà en circulation pourront aussi en bénéficier.
Les autres constructeurs japonais s'y mettent aussi. Mitsubishi cherche à adapter la batterie de sa voiture électrique i MiEV pour qu'elle permette l'alimentation de petits appareils de la vie quotidienne, comme un cuiseur de riz ou un micro-ondes. Et le constructeur Toyota planche aussi sur le sujet avec son modèle hybride Prius.
Source : La Tribune
Publié le 1 août
La fondation Gates lance un programme de diffusion des toilettes sèches dans les pays en développement.
Aujourd’hui, plus d’un milliard de personnes font leurs besoins dans la nature… Mais cette pratique favorise le développement de maladies, avance la fondation Gates. Près de 1,5 million d’enfants meurent ainsi chaque année de diarrhées aigues provoquées par une utilisation d’eau contaminée par des excréments. Seulement un tiers de la population mondiale bénéficie de toilettes décentes. Fort de ce constat, la fondation Gates tente de démocratiser les toilettes. Au total, 42 millions de dollars devraient être investis dans ce projet.
Dès le XIX ème siècle la généralisation des toilettes à eau a permis d’améliorer significativement les standards sanitaires en Europe. « Au cours des deux derniers siècles, aucune innovation n’a permis de sauver autant de vies et n’a autant contribué à améliorer la santé que la révolution sanitaire initiée par l’invention des toilettes » a expliqué Sylvia Mathews Burwell, présidente du programme de développement international de la fondation Gates. Mais cet équipement basique est loin d’être disponible partout dans le monde.
Le projet vise à réinventer les toilettes pour permettre aux populations les plus pauvres de disposer de toilettes hygiéniques, abordables et qui ne gaspillent pas d’eau. Le but est d’améliorer la gestion et le stockage des excréments grâce à des projets innovants. Certaines initiatives développent des alternatives propres au stockage. L’utilisation des excréments comme carburant pour les communautés locales, comme fertilisant ou même pour fabriquer de l’eau potable est envisagée.
La fondation a confié le défi à huit universités, dont l’université de Stanford, l’université nationale de Singapour et l’université de KwaZulu-Natal en Afrique du Sud. Dotées de 3 millions de dollars, elles seront chargées de réinventer les toilettes. La solution ne devra pas coûter plus de 3,5 centimes d’euros pour utilisateur et par jour et devra être facile à installer, à utiliser et à maintenir. L’Agence internationale pour le développement aux Etats-Unis et la banque Africaine pour le développement recevront également le soutien financier de la fondation pour ce projet.
Source : La Tribune
Publié le 31 juillet
La Chine crée plus d'emplois verts qu'elle ne peut en compter
Les chercheurs américains du Worldwatch Institute révèlent l'incroyable dynamisme de l'économie verte en Chine, ainsi que la difficulté de mesurer précisément ce dynamisme.
En Chine, dans les seuls secteurs de l'énergie, du transport et de l'exploitation forestière, on pourrait trouver au moins 4,5 millions d'emplois en lien avec le développement durable dès 2020, selon un rapport du Worldwatch Institute publié en juillet. Ce rapport se veut l'initiative la plus poussée pour étudier le potentiel de la Chine en matière d'emplois verts.
En particulier, le Worldwatch Institute anticipe la création de 1,2 million d'emplois verts dans le secteur des véhicules hybrides et électriques d'ici à 2020, en tablant sur une mise en circulation de 16,7 millions de tels véhicules (sur un total de 220 millions, tous véhicules confondus). Dans le secteur du reboisement, qui selon le rapport a employé 1,8 million de personnes à plein temps en 2010, ce sont 1,1 million d'emplois supplémentaires (directs et indirects) qui sont attendus entre 2011 et 2020. Encore un million d'emplois verts devraient être créés dans le secteur du tourisme de parcs forestiers.
Cette enquête révèle néanmoins les importantes lacunes de la Chine dans la comptabilisation de la création d'emplois, et à plus forte raison d'emplois verts. Les méthodes de comptage utilisées par les gouvernements central et régionaux sont hétérogènes. Les autorités peinent à suivre le rythme des petites entreprises, sans doute à l'origine de très nombreux emplois. Le pays ne dispose pas des organisations professionnelles qui permettent de superviser l'emploi dans la plupart des pays industrialisés.
Si le pays a été en 2010 le premier marché mondial pour l'éolien, le solaire thermique et l'hydraulique, avec près d'un quart des investissements mondiaux dans les énergies renouvelables, l'efficacité des projets durables laisse parfois à désirer. Le rapport révèle par exemple qu'un tiers environ de la capacité électrique éolienne en Chine est mal connectée au reste du réseau, ce qui cause des pertes de plusieurs millions de dollars. Enfin, la priorité donnée à la croissance économique par les autorités locales handicape parfois la mise en œuvre des projets du gouvernement central.
Les chercheurs du Worldwatch Institute se montrent toutefois confiants dans la capacité de la Chine à atteindre les objectifs qu'elle s'est fixée. Ces objectifs ambitieux seraient même une des raisons de la croissance plus rapide de l'économie verte en Chine qu'aux Etats-Unis, à en croire le centre de recherche sur les technologies vertes Clean Edge. La Chine a notamment prévu d'atteindre un taux de 15% d'énergies renouvelables avant 2020.
Publié le 30 juillet
Chine : Une entreprise qui révolutionne l’installation des éoliennes offshore
Une société chinoise a conçu un navire d’installation d’éoliennes en mer. Son originalité : il va pouvoir opérer en une seule étape, en “plantant” les éoliennes dans le fond marin. Après le montage à terre, l’installation en mer ne devrait plus prendre que quelques heures…

Avec la nouvelle technologie développée par Daoda, l'assemblage complet d'une éolienne offshore se fera désormais au sol, avant transport et installation en mer.© DaoDa Heavy Industry(Group) Co.,Ltd
Daoda, une société basée à Qidong dans la province du Jiangsu, a organisé le 15 juillet dernier une cérémonie pour le lancement de la construction d’un navire très spécial. Il pourra soulever, transporter et installer les éoliennes offshores dans un temps record.
Le manque de navires spécialisés dans l’installation de ces turbines est un des goulets d’étranglement de la filière. Même les rares vaisseaux équipés tels que le “MSI Résolution” doivent s’y prendre en plusieurs étapes pour installer une éolienne : ancrage des fondation, installation d’une colonne intermédiaire puis du mât, enfin de la turbine et des pales. Daoda espère révolutionner ce mode de travail.
“Comme on plante un arbre”
Li Aidong, PDG de la société, explique que son navire va “planter les éoliennes comme on plante un arbre“. Les éoliennes seront complètement assemblées au sol, embarquées sur le navire et plantées sur les fonds marins.
Selon les données de l’entreprise, le temps total d’installation pourrait être divisé par 5, le coût d’installation réduit de 30%. Le navire pourra soulever des unités de 7000 tonnes, pouvant ainsi prendre en charge les éoliennes de 5 MW et plus
Source : Green et vert
Publié le 29 juillet
SECHERESSE, FAMINE, SPECULATION
Depuis 2008, le gouvernement éthiopien s'est engagé dans une politique de cession massive de terres agricoles, pour selon lui contribuer à la sécurité alimentaire sur le long terme.
Un milliardaire saoudien a acquis 10 000ha à l'ouest du pays et envisagerait d'acheter 500 000 autres ha. Les petits villages ont été déplacés. Malheureusement, les bénefices attendus (emplois) ne sont pas au rendez-vous et la majorité de la production est exportée pour le marché saoudien.
Au Soudan, une société texane a décroché un bail de 49 ans pour 600 000ha pour 17400 euros!
Source : Le Monde 29 juillet
Publié le 27 juillet
DECHETS : LE DEFI :
A Austin, quatre familles ont accepté de relever le défi Dare to Go Zero (“Cap’ d’atteindre zéro”) et d’être filmées dans leur vie quotidienne pendant 5 semaines. L’émission a été financée par le programme de gestion des déchets de la ville d’Austin. Et le prix pour la famille gagnante consistait en une rénovation de leur maison façon développement durable, d’une valeur de 2.000 dollars.
Chaque semaine, les déchets de chaque famille étaient pesés en fin d’émission. Au bout de 5 semaines, la famille ayant le plus réduit ses déchets (proportionnellement à la quantité de départ) remportait le défi. La famille Tompkins/Johnson l’a gagné, avec un taux d’élimination de 89%.
La télé, puis la réalité?
L’émission a été diffusée sur la chaîne gouvernementale de la ville d’Austin au Texax, et ses 5 épisodes sont désormais disponibles dans leur intégralité sur Youtube.
La ville a lancé ce programme, le premier du genre aux États-Unis, pour inciter ses habitants à agir par mimétisme en regardant leurs voisins. Une façon ludique de mettre en application la règle des trois R (Réduire, Réutiliser, Recycler). Les participants ont donc été amenés à repenser leurs habitudes du quotidien, tout en inspirant leur entourage.
Dare to Go Zero s’inscrit dans un plan plus large de la ville d’Austin, qui a adopté un plan “zéro déchets” en 2009. La capitale de l’État du Texas veut réduire de 90% le volume de déchets dans ses décharges publiques d’ici 2040.
Publié le 26 juillet
AGRICULTURE URBAINE
La sécurité alimentaire de la Chine est au centre des préoccupations des cercles du développement durable. Alimenter 1,3 milliards de Chinois qui s’enrichissent sans affamer le reste de la planète est un sujet délicat. D’autant plus qu’avec le développement galopant des centres urbains, les terres cultivables n’en finissent plus de se réduire.
Si la population s’alimente en partie grâce à sa propre production – provenant de terrasses d’appartements par exemple – le problème pourrait être minimisé. He Yuxia fait partie de ce bataillon d’agriculteurs des villes:
"Faire son jardin en terrasse, ça permet de faire un peu d’exercice en plein air, ça procure le grand bonheur de voir pousser les fruits de son travail, c’est bon pour l’environnement, c’est à la mode, ça permet de réduire la facture dans une période d’inflation importante. Avant, je plantais des fleurs, mais je ne regrette pas de m’être mise aux légumes…
La mode prend fortement au niveau des cols blancs de classe sociale moyenne. Dans des proportions inimaginables depuis peu. A tel point que les autorités sanitaires de Wuhan doivent veiller à ce que la pratique ne dérape pas :
"Nous appelons le public à rester raisonnable en matière d’agriculture urbaine. Certains cas d’élevages de poules en appartement nous ont été relatés. L’agriculture urbaine, c’est bien, mais il faut le faire dans le respect du reste de la communauté…
Source : Green et vert
publié le 25 juillet
MONTEE DES EAUX
Bangkok est condamnée. «Le mal progresse vite. Très vite», met en garde le météorologue Smith Dharmasaroja. La capitale thaïlandaise «aura les pieds dans la mer d'ici à vingt ans. Et en 2100, elle sera l'Atlantide asiatique», estime-t-il. Les Bangkokiens auraient fini par s'accommoder des déluges, des crues fluviales du Nord et des mascarets du Sud, s'ils n'avaient à faire face au redoutable «effet ciseaux» : un affaissement des sols argileux de 1,5 à 5,3 cm par an parallèlement à l'élévation du niveau de la mer.
Les spécialistes ne s'accordent pas sur la date à laquelle Bangkok, fondée en 1782, boira la tasse mais tous dépeignent des scénarios cauchemardesques. Pour l'océanographe Anond Snidvongs, directeur d'un centre de recherche sur le changement climatique, si la submersion complète n'est pas imminente, les inondations occasionnelles pourraient concerner la moitié de la région de Bangkok, soit plusieurs centaines de kilomètres carrés, inhabitable pendant soixante jours par an. La Banque mondiale estime qu'un million de personnes vivront dans des zones inondables à Bangkok en 2050. D'autres attirent l'attention sur la santé de millions d'individus, menacée par le cocktail de virus qui prospèrent dans les eaux fétides où macéreront pendant des moisdes quartiers entiers.
Source : Le Figaro
Publié le 24 juillet
Australie : Des avions propulsés à l'eucalyptus ?
Les koalas en raffolent. Mais Virgin Australia pourrait leur faire concurrence. Car la compagnie aérienne numéro 2 dans le pays envisage de remplacer le carburant traditionnel par un carburant à base d’eucalyptus. Dans cette optique, elle s’est associée avec Dynamotive Energy Systems, et Renewable Oil Corporation en Australie.
La première, établie au Canada, a d’ores et déjà investi 100 millions de dollars sur 10 ans en vue de la production commerciale de carburant à partir d’eucalyptus australien. D’ici un an, Virgin veut avoir mis en place une unité de démonstration. Le passage à la production commerciale est quant à lui espéré pour 2014.
Ce projet est une aubaine pour l’économie australienne, et bien sur pour la protection de l’environnement également. Les agriculteurs participeront à une plantation plus étendue des eucalyptus, lesquels ont pour propriété de diminuer l’érosion des sols ainsi que sa salinité. Leur vaste feuillage permet en plus au bétail de se protéger du soleil.
Outre l’eucalyptus, on y étudie aussi la possibilité d’exploiter les algues, les déchets urbains, les résidus de forêt… On peut dire que les options en matière de biomasse ne manquent pas ! D’autant plus que Qantas, première compagnie aérienne du pays, étudie aussi la faisabilité des biocarburants.
Source : green et vert
Publié le 23 juillet
ABEILLES :
Avec 26,86 kg d'abeilles sur le corps, Wang Dalin l'a emporté sur son concurrent Lu Kongjiang, couvert seulement de 22,9 kg d'insectes, rapporte le site de radio chinois cnr.cn .Debout sur une balance, les 2 apiculteurs chinois se sont affrontés pendant une heure à Shaoyang, dans la province de Hunan. Pour attirer tous ces essains, chacun s'était muni d'une reine.
Source : Courrier International
Publié le 22 juillet
CO2 :
L’Amazonie occupe 6% de la surface de la planète et abrite plus de la moitié de la forêt tropicale humide mondiale. Elle est le siège de 15% du processus global de photosynthèse et représente 20% des réserves d’eau douce mondiales.
Mais une étude publiée le 14 juillet par la revue américaine Science révèle qu'en raison de la déforestation, le bilan carbonne est quasi nul. Pression démographique, expansion des terres agricoles, industrie minière et exploitation forestière clandestine… Si tout le monde s’accorde à peu près sur les causes de la déforestation et sur les mesures à prendre, il reste difficile à l’heure actuelle de déterminer l’efficacité des politiques mises en œuvre, chaque pays possédant ses propres critères pour évaluer le niveau de dégradation des écosystèmes de la forêt.
L’Atelier des pays amazoniens pour la stratégie régionale de la biodiversité, qui s’est tenu à Quito (Équateur) du 11 au 15 juillet aura été l’occasion pour les huit pays membres de l’OCTA (Bolivie, Brésil, Colombie, Équateur, Guyane, Pérou, Surinam et Venezuela) de manifester leur volonté de coopérer et d’agir rapidement afin de garantir l’exploitation durable des richesses de l’Amazonie.
Source : Green et vert
Publié le 21 juillet
500 EUROS :
Tata avait lancé il y a deux ans la voiture la moins chère du monde (2500$ ou 1780€), la Nano, sans rencontrer de véritable succès commercial en raison de délais de fabrication et de problèmes de sécurité. Après une série de test dans l’Etat du Bengale occidental, la maison low cost devrait être à son tour commercialisée d’ici six à huit mois sur le marché national.
D’une superficie de 20 mètres, elle sera fournie avec portes, fenêtres et toit. Les murs intérieurs seront recouverts soit de jute soit de fibre de coco. Les propriétaires pourront la monter eux-mêmes, en l’espace d’une semaine. La maison sera disponible également dans une version plus « haut de gamme » de 30 m2 avec des options supplémentaires : panneaux solaires, véranda.
Tata espère vendre ses maisons à des particuliers mais aussi à des gouvernements d’États. Le but : rendre les habitations situées en zones rurales, moins chères et plus acceptables.
Publié le 20 juillet
TROP DE VIANDE :
RAPPORT ENVIRONNEMENT WORKING GROUP 18 juillet
Nous consommons trop de protéines animales au détriment des végétales, et, surtout, trop de protéines trop court. Aux Etats-Unis en particulier, les enfants mangent le quadruple, et les adultes le double, de la quantité recommandée de protéines, selon Hamerschlag Kari, auteur du rapport. "Bien que cela fasse un moment que les scientifiques et ONG soulèvent le problème, les Américains continuent à avoir des taux de consommation de viande très élevés. Notre pays produit et consomme, par personne, 60% de viande de plus que les Européens", explique la scientifique.
En conclusion, le rapport ne nous incite évidemment pas à tous devenir végétariens mais à moins et mieux consommer des protéines animales. L’étude confirme ainsi ce que prônent les associations écolos depuis des années : si chaque Américain ne mangeait pas de viande ni de fromage un jour par semaine pendant un an, le gain en termes d’émissions de gaz à effet de serre serait équivalent celui provoqué par 7,6 millions de voitures en moins sur les routes. Et à défaut de réduire sa consommation de protéines, mieux choisir leur type et leur origine permettrait de réduire notre empreinte carbone de manière significative.
Source : Le Monde
publié le 19 juillet
GOLF EN CHINE
Chine : Des centaines de terrains de golf illégaux et gourmands en ressources
Ce chiffre étonnant est avancé par le manager d’un golf de Pékin. La capitale compte environ 70 terrains, dont plus d’une dizaine dans le ‘couloir du golf’ situé le long de la rivière Yongdinghe, au sud-est de la ville. Les journalistes du Quotidien du Peuple (le Renmin Wang) se sont rendus dans plusieurs de ces clubs pour comprendre leur fonctionnement,
C’est que depuis 2004, le conseil des affaires d’Etat a formellement interdit la construction de terrains de golf (sauf sur l’île de Hainan, qui doit devenir le Hawaï chinois). Il y en avait à l’époque 170. La Chine en compte désormais plus de 600. En 7 ans d’interdiction, plus de 400 terrains sont donc sortis de terre. Et sur les 170 terrains de 2004, seulement une dizaine avaient obtenu les autorisations nécessaires à l’époque.
Fortes consommations d’eau et craintes pour la biodiversité
La raison de cette interdiction est assez claire. Dans un pays qui voit avec anxiété la surface de ses terres cultivables se rétrécir comme peau de chagrin sous l’effet du développement urbain, nul besoin de créer des courses qui peuvent atteindre des surfaces de plusieurs millions de mètres carrés (le plus grand golf de Pékin occupe 5 000 mus, soit environ 3,3 kilomètres carrés).
D’autre part, les quantités d’eau phénoménales nécessaires pour l’entretien des pelouses ajoutent à la charge d’une capitale assoiffée. Enfin, certains s’inquiètent de la perte de la biodiversité qui vient avec une végétation uniforme.
Quand on propose au visiteur une inscription à vie, s’il s’interroge sur la viabilité des clubs, il se voit répondre : « nous avons plus de 2000 membres qui sont tous des personnes aisées ayant des relations. Totalement impossible que notre établissement soit fermé par l’administration ».
Source:Green et vert
Publié le 18 juillet
ECO ENERGIE:
Le ministère des Transports belge entend baisser de 50% l'éclairage du parc autoroutier national. Objectif : réduire la facture et la mortalité de nuit.
C’est la fin d’une ère pour la Belgique qui restait l’un des rares pays à éclairer la quasi-totalité de son réseau autoroutier la nuit. Les autoroutes belges vont désormais rester dans le noir, ou presque… "L'éclairage va être définitivement supprimé sur près de 50% des routes concernées, pour l'autre moitié l'éclairage restera permanent ou sera mis par alternance, lorsque la météo est mauvaise, qu'il y a beaucoup de trafic ou un accident", indique Cybelle-Royce Buyck, du ministère régional des transports,
La France suit le mouvement, bien que le parc autoroutier français soit moins éclairé que celui son voisin belge. Les compagnies d’autoroutes françaises tentent de réduire la facture, mais pas seulement. L’éclairage la nuit s’avère contreproductif dans la lutte pour réduire la mortalité au volant, signale Patrick Pioger, chef du département équipement chez Area, filiale du groupe APRR, quatrième groupe autoroutier européen. "Plus les routes sont éclairées, plus les gens roulent vite et plus les accidents sont mortels. Nous voulons réduire la dangerosité des accidents sur notre réseau", affirme-t-il. Mais éteindre les ampoules permet également de réduire un poste de coûts non négligeable - près de 10% des frais d’entretien des autoroutes d’Area dans la région Rhône Alpes.
Source: La Tribune
Publié le 17 juillet
RECHAUFFEMENT CLIMATIQUE :
L'Australie est un pays qui affiche un taux d'émission de CO2 par habitant parmi les plus élevés de la planète. Pour réduire ces émissions de gaz à effet de serre, le parlement australien propose d'éradiquer les camélidés en échange de crédits carbone négociables sur les marchés internationaux. Son but est d'atteindre un taux de 5% inférieur au taux de 2000 d'ici 2020. Ces animaux n'ont vraiment rien pour plaire au gouvernement. En plus de leur imputer le réchauffement de la planète, le gouvernement estime que leur population doublera en l'espace de 9 ans ; ce qui représente un véritable danger pour l'écosystème et pour les espèces endémiques avec lesquelles ils entrent en compétition. Déjà pris pour cibles lors de la sécheresse de 2009, 6000 dromadaires qui cherchaient à s'abreuver au sud-ouest d'Alice Springs, avaient été abattus.
Le gouvernement précise que les animaux seront abattus par des tireurs confirmés et « soucieux du bien-être animal », depuis des 4X4 ou des hélicoptères ! Ces « opérations massacre », additionnées au transport et à l'évacuation des carcasses, risquent de se révéler très coûteuses tant financièrement qu'en terme de CO2.
Source : Notre-planète.info
publié le 16 juillet
Publié le 15 juillet
MONDIALISATION
Si d’aventure vous grimpez sur les hauteurs de l’Everest, ne consommez pas la neige que vous y trouverez. Une étude américaine relève de fortes teneurs en arsenic et cadmium dans des échantillons de neige et de sol récupérés entre 5334 et 7772 mètres d’altitude. Des teneurs qui excèdent les normes américaines, rapporte New Scientist, qui cite des travaux récemment rendus publiés. Les poussières inhalées par les alpinistes pourraient également poser un risque. L’étude relève que cette pollution provient probablement de sources anthropogéniques, et constate que la concentration en arsenic et cadmium a brutalement grimpé après des épisodes de tempêtes en altitude. D’autres produits sont présents (nickel, chrome, cuivre, manganèse) mais en très faibles concentrations.
Publié le 14 juillet
LA CENTRALE ET LES BALEINES:
Mi-juin, 17 baleines ont été abattues au large d'Hokkaido dans le cadre du « programme de recherche » japonais sur les cétacés – une couverture pour de la chasse commerciale. Après analyse de 6 d'entre elles, 2 se sont révélées contaminées au césium. Le gouvernement a interdit la pêche autour de la centrale. Les autorités et les responsables des pêcheries effectuent des contrôles du niveau d'irradiation de la pêche le long de la côte.
Alors que se tient ces jours-ci la 63e commission baleinière internationale, on peut ironiquement noter que pour une fois, les fameux prélèvements scientifiques de baleines du programme de recherche japonais auront servi à quelque chose
source : Agora vox
Publié le 13 juillet:
EOLIEN
L'appel d'offre a été officiellement lancé le 11 juillet 2011 : 600 éoliennes seront installées au large des cotes françaises
Ce lourd engagement français fait écho au fort dynamisme du secteur puisque l'Association européenne de l'énergie éolienne (EWEA) a annoncé il y a quelques jours que 308 nouvelles turbines ont été installées sur les côtes européennes en 2010. Cela représente 883 MW supplémentaires, soit une augmentation de plus de 50% de la capacité installée évaluée à près de 2964 MW fournis par 1136 éoliennes offshores. Actuellement, le Royaume-Uni est en tête avec 1341 MW installés, suivi par le Danemark (854 MW), les Pays-Bas (249 MW), la Belgique (195 MW), la Suède (164 MW), l'Irlande (25 MW), la Finlande (26 MW) et la Norvège (2,3 MW).
En moyenne, ces turbines produisent 11,5 TWh d'électricité par an, ce qui permet de fournir en électricité l'équivalent de 2,9 millions de logements, c'est à dire la consommation électrique de Berlin et Bruxelles réunis.
Avec une puissance de 3000 MW, le futur parc français devrait, à lui seul, dépasser la totalité de la capacité installée des pays européens. Toutefois, d'ici sa mise en service, de nombreux projets auront été réalisés. En effet, entre 1000 et 1500 MW supplémentaires sont attendus en 2011 et 10 fermes éoliennes européennes sont actuellement en construction pour un total de 3000 MW.
Source : Notre-planete-info
publié le 12 juillet
ET TIC !
Envoyer des courriers électroniques, surfer sur Internet... Qui imaginerait que ces gestes quotidiens, machinaux, polluent l'environnement dans les mêmes proportions que le trafic aérien ? Pourtant, "les technologies de l'information et de la communication (TIC) pourraient être responsables de près de 4% des émissions de gaz à effet de serre en Europe, en 2020, contre 2% en 2005", a affirmé jeudi l'Ademe (Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie), lors d'une conférence sur l'impact environnemental des TIC. Un impact plus important encore que celui du transport aérien, lequel représente 2% à 3% des émissions européennes de gaz à effet de serre.
Contrairement aux idées reçues, l'envoi d'un e-mail d'un poids de 1 mégaoctet génère près de 20 grammes équivalent CO2, en raison de l'énergie consommée par les ordinateurs de l'expéditeur et du destinataire, à laquelle s'ajoute celle des serveurs stockant les données informatiques ainsi échangées. Sachant qu'un salarié français reçoit en moyenne 58 e-mails par jour et en envoie 33, les courriels gérés par une entreprise de 100 personnes entraînent l'émission de 13,6 tonnes équivalent CO2 par an, soit l'équivalent, en termes de pollution, de près de 14 allers-retours en avion entre Paris et New York, selon l'Ademe.
Source:La Tribune
Publié le 11 juillet
ABEILLES : EFFET COCKTAIL
On le soupçonnait, cela semble vérifié. Les abeilles qui sont infectées par un parasite alimentaire très courant sont décimées par les pesticides, même à doses très faibles. C'est ce qu'on appelle l'effet cocktail. Selon le chercheur qui a mené l'étude, il est plus difficile pour une espèce de s'adapter à une pression qui résulte de deux facteurs que lorsque un unique facteur entre en jeux.
Source Le Monde 9 juillet
Publié le 10 juillet
POISSONS ROUGES :
La possession de tout animal, même un poisson, doit en effet rester un "acte responsable et écologiquement éducatif" écrit Michel Zumkeller, député, à Bruno Le Maire, ministre de l'agriculture.
Dix euros suffisent pour acquérir un aquarium boule, et son locataire, le poisson rouge. Les enfants en raffolent, et les parents l'adorent : aucune contrainte, le poisson rouge n'a pas de poils, et il n'a pas besoin d'être sorti plusieurs fois par jour. Mais est-il heureux ?
Comme c'est déjà le cas en Allemagne, en Italie ou encore aux Pays-Bas, où ces bocaux sont interdits, il se prononce très clairement en faveur d'une législation en France.
Source : Rue 89
EOLIEN
Le gouvernement compte mettre en place avant les prochaines échéances électorales un important plan d’investissement dans le domaine des infrastructures offshore afin de développer l’énergie éolienne et de créer une véritable filière en France.. Cette dynamique pourra profiter à l’énergie éolienne en général ainsi qu’aux énergies marines. Ce programme vise également à contribuer au respect des engagements du Grenelle de l’Environnement et des objectifs européens de réduction des GES.
Source : Agora vox
Publié le 8 juillet
CROTTES DE CHIEN :
A compter du premier août, les habitants d'une résidence de Floride devront payer 200 dollars pour faire enregistrer le profil génétique de leur chien sur un fichier ADN. Les déjections canines seront envoyées pour analyse à la DNA World Pet Register, qui identifiera les coupables.
Les propriétaires risquent 1000 dollars d'amende, leur logement pourra être hypotéqué, et les chiens récidivistes saisis. Il s'agit de diminuer les frais de nettoyage.
Source : Courrier international
Publié le 7 juillet
BRETAGNE : LES ALGUES TOUJOURS
D’où viennent les algues vertes ?
Ces algues existent depuis toujours dans la flore sous-marine. Mais elles prennent une ampleur particulière lorsque trois facteurs sont réunis : des fonds faibles et une eau claire, ce qui est le cas des plages bretonnes, un confinement naturel de la biomasse et surtout, une source d’azote minéral sous forme de nitrates ou d’ammonium.
Or, depuis 40 ans, l’apport d’azote dans la mer est très important en Bretagne en raison des nitrates dont sont gorgés les cours d’eau. En 2009, 9 % des stations de suivi des cours d'eau dépassaient le taux autorisé de 50 mg de nitrates par litre et 75 % avaient une qualité d’eau "médiocre", avec un taux situé entre 25 et 50 mg par litre, selon l’Observatoire de l’eau en Bretagne. Pourquoi ces nitrates ? En raison des engrais utilisés pour l’agriculture (100 000 tonnes d'azote produites chaque année dans la région) et des déjections du bétail et des cultures fourragères pour l’élevage (250 000 tonnes), soit un apport à la terre annuel de 350 000 tonnes d'azote, bien plus qu’elle ne peut en supporter. Résultat : plus d’un quart (80 000 tonnes) de cet azote est en trop et part à la mer, drainé par les rivières.
"Comme on ne peut pas utiliser d’herbicide en mer, qui tuerait la faune et la flore sous-marine, la seule solution pour lutter contre les algues reste donc de réduire l’excédent de fertilisation azotée des terres en diminuant soit la taille des cheptels, soit l’apport de nitrates dans l’agriculture", poursuit le scientifique. Mais ce retour à des pratiques agricoles moins intensives est délicat, car les autorités, qui n'ont jamais cessé de délivrer des permis d'élevage, se préparent à publier, selon l'association UFC-Que Choisir, des décrets et arrêtés permettant d’augmenter de 20 % les taux d'épandage du lisier, la limite étant pour l’instant fixée à 170 kg d’azote par hectare. "Tant que l’on ne touchera pas à l’économie de l’élevage, si sacrée en Bretagne, la mer continuera de vomir les excédents de nitrates", conclut André Ollivr
Source : Le Monde blog
La filière photovoltaïque pourrait coûter aux ménages français plus de deux milliards d'euros par an à l'horizon 2020, selon la Commission de régulation de l'énergie (CRE) qui présente cette future facture salée dans son rapport d'activité 2010.
Alors que la situation est à nouveau extrêmement tendue dans le secteur avec une offensive des entreprises et des organisations professionnelles contre le projet de cahier des charges des futurs appels d'offres solaires, ce document ne va pas contribuer à apaiser les esprits !
S'il n'évoque que très brièvement les futurs appels d'offres, le rapport de la CRE insiste sur le coût de l'énergie solaire pour les ménages via la contribution au service public de l'électricité (CSPE), payée par tous les consommateurs d'électricité. "La filière photovoltaïque aura un impact important sur les charges de service public financées par les consommateurs", indique le document. En 2011, 29% des charges prévisionnelles de service public sont dues au photovoltaïque, soit environ 1 milliard d'euros, chiffre la CRE.
Source:La Tribune
Publié le 28 juin
VOITURES EN CRISE...
Heurtés par la crise, les Américains optent pour les voitures d'occasion. Et se ruent même vers les hybrides pour économiser à la pompe. Résultat : les prix s'envolent. Les voitures ont à peine franchi la porte du concessionnaire qu’elles ont perdu 10% de leur valeur. Toutes ? Non. Pas les hybrides aux Etats-Unis qui tels le blé en ces jours d’inflation alimentaire affichent un prix qui n’en finit pas de croître, rapporte le quotidien américain The New York Times. Aux Etats-Unis, les voitures économes en énergie s’arrachent comme des petits pains, à l’heure où les prix de l’essence s’envolent. Mais la pénurie guette. La catastrophe de Fukushima qui a entraîné, pendant un mois, la fermeture de l’usine Toyota dédiée à leur fabrication a aggravé la tendance. Du coup, les Américains se rabattent vers le marché de l’occasion. Résultat : les hybrides « seconde main » s’achètent quasiment au prix de leurs consœurs neuves Mais les voitures moins gourmandes en pétrole ne sont pas les seules concernées. En fait, toutes les voitures d’occasion s’échangent à des prix proches de leur étiquette d’origine, souligne le quotidien. Les voitures âgées de un à cinq ans se vendent en moyenne 30% plus cher qu’il y a six mois, selon l’Association nationale des enchères automobiles.
Source:Terra eco
Publié le 27 juin
SIX MORTS :
C’est le nombre d’agriculteurs brésiliens assassinés en trois semaines, pour avoir lutté contre la déforestation.
Cette vague d’assassinats intervient alors que le Brésil s’est mis sur la voie d’un assouplissement de son code forestier, pour favoriser les propriétaires terriens. Le meurtre du paysan sans terre Obede LoylaSouza, dernière victime en date, coïncide avec un débat houleux au sénat sur ce sujet. Deux autres mesures au cœur des controverses, la légalisation des zones déboisées illégalement jusqu’à juillet 2008 et l’autorisation d’activités agricoles dans les zones sensibles, ont déjà été approuvées par les députés en mai.
Obede Loyla Souza aurait été tué parce qu’il dénonçait les bûcherons clandestins. Les soupçons se portent sur les grands propriétaires terriens, qui commanditeraient des assassinats de petits paysans dans l’impunité la plus totale. La Commission pastorale de la Terre, liée à l’Eglise catholique, a publié une liste de 125 autres agriculteurs menacés de mort à cause de leur engagement écologique.
Au Brésil, la forêt - qui couvre encore presque 2/3 du territoire -, part en fumée à grande vitesse : les terres cultivées ont augmenté de 21 % ces dix dernières années, le plus souvent au détriment des forêts selon le ministère de l’Agriculture. A la place, s’étendent de grandes cultures de soja et de céréales et des terres d’élevage, faisant du Brésil le premier pays exportateur de ces denrées. La déforestation, ralentie depuis 2004, est repartie de plus belle depuis le mois dernier.
(source : AFP)
Publié le 26 juin
SECURITE NUCLEAIRE :
C’est sans doute le sens de l’histoire : la sous-traitance a pris des proportions considérables dans l’industrie nucléaire de la planète. Au Japon comme ailleurs: l‘agence Reuters publie une enquête édifiante sur la manière dont Tepco a géré le personnel de Fukushima depuis quinze ans, et au cours de l’accident survenu en mars dernier. Cela fait vraiment froid dans le dos…
Reuters raconte qu’un liquidateur sexagénaire avait officiellement été recruté comme conducteur de camion. Une fois son contrat signé, il s’est retrouvé à patauger dans les eaux radioactives de Fukushima. Il n’a reçu son premier dosimètre qu’après quatre jours d’exposition… Pour acheter son silence, il était payé le double de ce qu’on lui avait promis, mais il cherche aujourd’hui à obtenir réparation.
Les pratiques douteuses de Tepco remontent loin, selon un ancien dirigeant d’une entreprise sous-traitante qui a raconté à Reuters ce qu’il a vu: en 1997, il avait fallu remplacer une pièce critique du réacteur numéro 3 de Fukushima, dans une zone lourdement contaminée. Des failles étaient apparues, qui ont été cachées aux autorités de sûreté pendant près de cinq ans. Pour les réparations, Tepco est allé chercher des soudeurs à bas prix en Asie du sud-est et en Arabie saoudite. D’autres ouvriers étaient venus des Etats-Unis. Personne ne sait ce qu’ils sont devenus, il n’y aurait aucune trace écrite de leur existence…
Source: Effets de terre
Publié le 24 juin
NOUVEAUX TERRITOIRES:
Le lave-vaisselle, abri rêvé d’extrémophiles
Votre lave-vaisselle héberge peut-être une sacré flore à votre insu: une étude internationale (1) a fait des prélèvements sur le joint des porte de 189 lave-vaisselles dans 8 pays, et fait incuber leurs récoltes. Verdict, il y avait des champignons dans 62% des appareils, et 56% des levures (noires) connues pour poser des soucis de santé. Température élevée, humidité et environnement alcalin sont des conditions rêvées ces organismes qu’un journaliste de Scientific American n’a pas hésité à qualifier d’«extrémophiles domestiques».
Source: Effets de terre
Publié le 23 juin
NEOCOLONIALISME:

© DR
GAZ DE SCHISTE : Loi adoptée le 21 juin
Le PS annonce qu'il va saisir le Conseil constitutionnel
le Parti socialiste, qui a voté contre le texte à l'Assemblée nationale, a annoncé vouloir saisir le Conseil constitutionnel pour ''incompétence négative''. Les socialistes contestent l'absence de définition de la fracturation hydraulique dans le texte de loi, définition qui, selon eux, revient au législateur et non à l'exécutif.
France nature environnement (FNE) soulignait déjà le 9 juin dernier qu' ''en s'abstenant de définir la 'fracturation hydraulique', la proposition de loi est une aubaine pour les exploitants qui auront toute liberté de plume pour déclarer recourir à des techniques alternatives d'extraction, telle que la 'stimulation hydraulique'''. Adeline Mathien, chargée de mission Energie, expliquait : ''au cours de plusieurs auditions avec les parlementaires, FNE s'est bien rendue compte que les parties prenantes de ce dossier ne parlaient vraisemblablement pas de la même chose. D'un côté on nous affirme que la France fait de la fracturation hydraulique depuis 50 ans sans que cela pose de problème, et de l'autre on nous assure qu'il n'y en a jamais eu dans notre sous-sol''. Conclusion : ''ce manque de définition claire de la technique compromet réellement l'applicabilité de la loi en l'état et ouvre la voie aux recours contentieux''.
Source : Actu-environnement
Publié le 21 juin
ECO-ENERGIE :
Un nouveau moyen d'économiser du carburant est en train d'être finalisé. Il s'agit d'équiper les trains d'atterissage des avions de moteurs électriques. Cela permettra de couper les moteurs pour les manœuvres au sol. Les économies seront surtout sensibles sur les appareils faisant plusieurs trajets courts dans la journée. Début de commercialisation en 2016.
Source : Le Monde 21 juin
Publié le 20 juin
VOITURE ELECTRIQUE :
En l'état des technologies et de leurs performances, un développement massif est peu envisageable à court terme, selon le Conseil d'analyse stratégique.
Et si la voiture électrique n'était qu'une fausse bonne idée? C'est en tout cas ce que laisse implicitement entendre le rapport réalisé sous la houlette de l'ancien directeur général de l'énergie et des matières premières (DGEMP), Jean Syrota, et que vient de rendre public le Conseil d'analyse stratégique (CAS).
L'étude « La voiture de demain, carburant et électricité », très exhaustive et fouillée, ne se veut pas foncièrement anti-véhicules électriques. Elle leur reconnaît d'ailleurs quelques qualités. « Ils n'émettent pas de polluants, sont silencieux, ne consomment pas de pétrole », admet Jean Syrota. Mais immédiatement un bémol : « Selon le mix énergétique avec lequel est produite l'électricité, certains véhicules électriques émettent plus de CO2 que leurs cousins thermiques. » Un premier accroc dans la belle ouvrage suivi d'une douche de reproches : faible autonomie, encore diminuée par l'utilisation des phares la nuit, des essuie-glaces en cas de pluie ou du chauffage pendant les périodes froides, sans parler des incertitudes sur la durabilité des batteries, leur temps de rechargement voire pire, la propension de certains accus à l'inflammation.
Le rapport de la mission Syrota, dont « La Tribune » avait révélé dès mars les premières conclusions, aboutit à parier d'abord sur les véhicules hybrides (carburant + électricité) avant d'espérer voir se développer un marché de masse des voitures électriques.
Source : La Tribune 20 juin
Publié le 19 juin
PHOTOVOLTAIQUE:
Un procédé unique au monde a été mis au point par des chercheurs montpellierains.Il s'agit d'installer des panneaux photovoltaiques à 4 mètres au dessus du sol, qui reste ainsi dévolu à la production agricole. Plusieurs projets sont en cours de réaliation avec des agriculteurs de la région.
Source: Le midi libre 26 mai
Publié le 18juin
ABEILLES DE VILLE
Les apiculteurs de France invitent les citadins dans 50 villes en France à découvrir l'abeille, "sentinelle" de l'environnement les 17 et 18 juin prochains à l'occasion de la 2e édition des "APIdays". (c) Afp
"On pourrait d'emblée penser que la ville n'est pas forcément le meilleur endroit pour mettre une ruche", souligne Olivier Belval, président de l'Union nationale des apiculteurs de France (UNAF).
"Pourtant on n'a pas de problème de disparition massive d'abeilles sur les villes alors que sur l'ensemble de la France un tiers des abeilles disparaissent tous les ans", rappelle-t-il dans un entretien à l'AFP.
Depuis 2005, les apiculteurs de l'UNAF ont installé des ruches en ville pour sensibiliser les Français à la situation de cet insecte indispensable à la pollinisation de 80% des fruits et légumes.
Avec les partenaires de l'opération dans 50 villes, les apiculteurs invitent ainsi, pour la deuxième année consécutive à travers des actions et événements festifs et ludiques (ateliers de récolte, fabrication de bougies etc), à se familiariser avec l'abeille.
Avec ce message pour le jeune public, relayé par M. Belval: "notre abeille est en danger, protégeons-la."
"Il y a une déconnexion des réalités agricoles de la part de nos concitoyens citadins", constate le jeune président de l'UNAF.
Selon l'organisation, les pesticides, dont la France reste le principal consommateur dans l'agriculture au niveau européen, sont les premiers responsables de la disparition massive des abeilles depuis quelques années.
L'an dernier la production moyenne par ruche en ville a atteint 18 kilos contre seulement 15 kilos pour une ruche à la campagne, selon M. Belval.
La production française de miel est estimée à 20.000 tonnes en 2010, soit la moitié de la quantité consommée par les Français cette année.
Source : AFP
Publié le 17 juin
Recyclé, le déchet toxique? Exporté en Afrique
Recyclez qu’ils disaient! Un trafic de déchets électriques et électroniques à destination du Ghana et du Nigeria a été découvert en Grande-Bretagne. Et pas par la police. C’est en effet une ONG, l’Agence d’investigation de l’environnement (EIA), qui a découvert le pot-aux-roses, raconte The Ecologist: soupçonnant EWC, l’une des entreprises les plus importantes du secteur du recyclage, des membres d’EIA on caché des traceurs dans des téléviseurs irréparables. Quelques semaines plus tard, l’un a été découvert au Nigeria, et un autre au Ghana. Là-bas, la récupération des métaux et autres matières valorisables se fait dans des conditions sanitaires déplorables.
L’exportations d’appareils d’occasion n’est pas contraire aux textes internationaux sur le commerce. Pourvu qu’il s’agisse bien d’appareils d’occasion, et donc en état de marche. Une faille qui est bien souvent exploitée pour se débarrasser de déchets encombrants dans des pays pauvres, et éviter de payer le prix fort pour en extraire les substances toxiques. Selon EIA, au moins 7 tonnes de téléviseurs à tube cathodique étaient revendus chaque semaine par EWC à une entreprise qui, au lieu de les démanteler, s’empressait de les expédier en Afrique de l’Ouest. EWC, qui a reconnu que des appareils collectés par ses soins ont pu quitter le pays pour l’Afrique, affirme ne plus travailler avec ce client indélicat.
En 2009, EIA avait créé une entreprise de négoce bidon, pour infiltrer le marché du déchet électrique/électronique. L’ONG avait ainsi pu constater que des équipements hors d’usage étaient classé « matériel d’occasion », avant de poursuivre son enquête. EIA met en cause les tarifs de revente des appareils usagés, qui ne permettraient pas de couvrir le coût de traitement en Grande-Bretagne, conduisant les entreprises à les exporter discrètement.
Source : Effets de terre
Publié le 16 juin
Graisse de canard :
Cinquante agriculteurs de Dordogne font tourner depuis deux ans un tracteur, un camion et une voiture de fonction avec un mélange d'huile de friture et de graisse de canard et de porc. En 2010, 30 000litres de graisse ont été ainsi collectés .Mais le potentiel est de 700 000 litres par ans pouvant produire 600 000litres de carburants .L'objectif est de renforcer l'écononomie locale et de progresser vers l'économie énergétique.
Source : Le Monde 14 juin
Publié le 15 juin
PLUS DE POISSON FRANCAIS
La France ne mange plus depuis mardi matin 14 juin, que du poisson venant des eaux étrangères parce qu'elle a épuisé à cette date ses réserves pêchées dans les eaux de l'Union européenne, selon les ONG défendant une pêche responsable. Cette date intervient de plus en plus tôt, selon une étude intitulée "Dépendance croissante de l'UE par rapport aux poissons venus d'ailleurs" publiée par Ocean 2012 et la NEF (new economics foundation).
En 2000, les ressources halieutiques pêchées dans les eaux de l'UE permettaient d'assouvir les besoins des Français jusqu'à fin juillet. Pour l'ensemble des 27 pays de l'UE, la date d'autosuffisance en produits de la mer se situe actuellement au 2 juillet, selon ce calendrier. "L'an dernier, c'était le 9 juillet, cela indique une diminution des ressources halieutiques de l'UE de près de 200 000 tonnes sur douze mois", selon l'étude.
Source : Le Point 14/06
Publié le 13 juin
AFFICHAGE ENVIRONNEMENTAL :
L’affichage environnemental était l’un des 268 engagements du Grenelle de l’Environnement en 2007. Très vite, les premières initiatives sont apparues, notamment l’indice CO2 chez quelques distributeurs (Leclerc, Casino...). Obligatoire à compter du 1er janvier 2011, l’affichage environnemental est devenu expérimental dans l’article 228 de la Loi Grenelle 2 pour les entreprises volontaires. 250 d’entre elles ont postulé, le MEDDTL en a retenu 168 qui individuellement ou collectivement lanceront à compter du 1er juillet 2011 leur affichage multicritères, leur étiquette illustrée, avec des données quantitatives ou des données qualitatives selon les cas. De multiples expériences seront analysées et synthétisées d’ici un an afin de mesurer leur efficacité auprès des consommateurs. Pour les entreprises, cette communication s’inscrit dans le prolongement des démarches d’éco-conception, de responsabilité sociétale ou tout simplement dans une relation commerciale avec un donneur d’ordre exigeant sur la traçabilité de ses produits et services acheté.
Source : Terra eco
Publié le dimanche 12 juin
PECHE ILLEGALE
L'arrêté qui va révolutionner la pêche pour les plaisanciers
Le ministère entend lutter contre la vente de poisson illégale. Les prises doivent être marquées
Le décret publié le 17 mai dernier par le ministère de l'Agriculture et de la pêche est, pour l'instant, passé inaperçu. Il devrait pourtant, produire l'effet d'une véritable bombe dans le milieu de la pêche amateur.
En effet, depuis le 17 mai, les pêcheurs plaisanciers ont l'obligation de couper une partie de la nageoire caudale des poissons qu'ils pêchent, ceci afin d'éviter leur revente. Bars (loups), dorades, sar, thons et autres denti sont concernés par cette mesure.
"L'objectif d'un tel arrêté, c'est d'éviter la revente illégale de poisson par les plaisanciers, explique ainsi l'adjudant-chef Christophe Brouillet à la brigade mixte côtière et fluviale (BMCF) de la gendarmerie. On sait, pertinemment, que certains plaisanciers viennent spécifiquement pêcher la dorade et le bar dans le but de revendre ce poisson auprès de restaurateurs ou de mareyeurs peu regardants. Avec du poisson entier, c'était relativement facile. Désormais, avec ce marquage, ce sera nettement plus difficile car ceux qui l'auront acheté auront du mal à justifier la provenance.
Source : La Provence.com
Publié le 11 juin
DEFORESTATION
"Barbie, c'est fini ! Je ne sors pas avec des filles qui pratiquent la déforestation" - Ken
Exploitation forestière du bois par Asia Pulp and Paper dans la forêt tropicale de la province de Jambi, Sumatra - Indonésie.
© David Gilbert / RAN
Barbie est accro à la déforestation. Pour être emballée dans une jolie boîte, elle sacrifie les forêts indonésiennes, notamment des régions abritant les derniers tigres et orangs-outans de Sumatra.
C'est Mattel, le fabricant de Barbie, qui encourage cette addiction : il s'approvisionne en papier d'emballage auprès d'Asia Pulp and Paper (APP), entreprise tristement célèbre pour son impact destructeur sur les forêts. Ainsi, l'habitat d'espèces sauvages, et des forêts et tourbières riches en carbone, sont massacrés pour fabriquer des conditionnements bon marché, qui atterrissent aussitôt à la poubelle.
Source : Notre -planète-info
Publié le 10 juin
BIODIVERSITE:
Les oiseaux de France métropolitaine sont dans une situation très préoccupante
Dans le cadre de la Liste rouge nationale des espèces menacées, le risque de disparition des 568 espèces d'oiseaux recensées en métropole a été évalué : 26% des espèces d'oiseaux nicheurs sont menacées, ainsi que plusieurs espèces migratrices pour lesquelles la France a une responsabilité.
Un oiseau nicheur sur quatre menacé
L'évaluation des 277 espèces d'oiseaux nicheurs en métropole révèle que 73 d'entre elles sont actuellement menacées, soit plus d'une espèce sur quatre (26%). Cette proportion est beaucoup plus élevée qu'au niveau mondial, où 12% des espèces d'oiseaux sont menacées d'extinction
Source : Notre-planète-info
Publié le 9 juin
100 pour cent
Pour représenter les conditions de vie de la population mondiale, un artiste expose 20 affiches réalisées à partir de statistiques : il a imaginé un village de 100 personnes qui résume la réalité de la planète :
-52 femmes et 48 hommes.
-70 adultes et 30 enfants.
-17 personnes parlent le chinois, 9 l'anglais.
-50 habitants ne mangent pas à leur faim, tandis que dix sont en surpoids.
-17 habitants ont l'accès à une eau saine.
-20 des villageois consomment 80% de l'énergie disponible.
-14 personnes ne savent pas lire, et une seule personne a fait des études supérieures.-
-20% vivent dans la peur ...bombardement, viol, enlèvement, attaque armée
-48 ne peuvent s'exprimer librement sous peine d'être arrêtées, torturées ou exécutées.
C'est le monde dans lequel nous vivons, assure l'artiste, Toby Ng.
Source: Le Monde 8 juin
Publié le 8 juin
PHOTOVOLTAIQUE
Usine à vendre. Photowatt à Bourgoin-Jallieu dans l'Isère, seule unité de fabrication complète de panneaux photovoltaïques en France, de la fonte du silicium à la finition des panneaux solaires, est mise en vente par son propriétaire canadien Automation Toolling Systems (ATS). Photowatt « est sans doute victime du moratoire et des nouvelles règles imposées au photovoltaïque en mars par le gouvernement », commente David Guinard, porte-parole de l'Association des producteurs d'électricité solaire indépendants (Apesi). « Mais avec ou sans réforme, la vente était prévisible », ajoute-t-il. L'usine en effet vend ses produits environ 15 % plus chers que ceux de ses concurrents sans pour autant avoir réussi à en améliorer le rendement. « Faute d'investissement de la part des canadiens », ont déclaré publiquement les syndicalistes de l'usine en février lors de l'annonce du plan social.
Source : La Tribune
Publié le 7 juin
La Chine croule sous ses déchets
En Chine, plus de 90 % des déchets industriels ne sont pas recyclés. Des milliards de tonnes de déchets produits par les grands chantiers lancés ces dernières années s'entassent dans des déchetteries sauvages et polluent la terre et les nappes phréatiques.
La Chine n’est plus qu’un gigantesque chantier. Rien n’a été prévu pour recycler et traiter les milliards de tonnes de déchets provenant de ces travaux. A Pékin, sur les 100 millions de tonnes de déchets produits quotidiennement, 40% viennent des chantiers de construction. C’est sept fois plus de déchets que dans les pays occidentaux. Mais 5% seulement de ces déchets sont traités légalement et à peine 1% recyclés. Le reste s’entasse dans des déchetteries sauvages au delà du 5ème périphérique de la capitale. Aujourd’hui, seule une loi plus contraignante pourrait éviter à la Chine une nouvelle catastrophe écologique. Une loi que le gouvernement tarde à appliquer de peur de mettre un sérieux coup de frein à sa formidable croissance économique et à ses forêts de grues.
Source: Novethic info
Publié le 6 juin
PLUS DE CAILLOUX :
La construction d'une maison consomme 100 à 300 tonnes de granulats, celle d'un hôpital entre 20 000 et 40 000 tonnes, celle d'un kilomètre d'autoroute entre 20 000 et 30 000 tonnes.
Malgré des besoins de plus en plus importants et d'importantes ressources géologiques, il est de plus en plus difficile d'obtenir des autorisations d'extraction.
A compter du premier décembre 2011, toute construction d'immeuble d'habitation devra incorporer au moins 35 décimètre cubes de bois par mètre carré et recycler les gravats issus de la déconstruction.
SECURITE ALIMENTAIRE
A l'approche de la première édition du G20 consacrée à l'agriculture, les appels à une réforme de l'organisation des marchés agricoles se multiplient. Près d'un milliard de personnes souffrent de la faim et la demande alimentaire augmentera de 70% d'ici 2050, selon la FAO.
L'ONG britannique Oxfam réclame des mesures contre la spéculation agricole et l'arrêt des subventions aux biocarburants. Elle rappelle que pour remplir un réservoir de 4x4, il faut 230 kg de maïs, soit l'équivalent de la consommation annuelle d'un mexicain.
Source : Le Monde 4 juin
Publié le 5 juin
En réalité, la France, avec 0,2 % de la production mondiale, compte pour quelques gouttes. Elle importe près de 95 % de ce qu’elle consomme, soit environ 100 000 tonnes. Plus de 40 % des huiles d’olive sont en réalité produites en Espagne, selon les chiffres 2009 de l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture, la FAO. Le reste vient d’Italie, de Grèce, de Syrie, de Tunisie ou encore de Turquie.
30 m3 par hectare et par jour
Mon huile commence à se troubler. Car, dans ces pays, les olives font des ravages inversement proportionnels à leur taille. Pour vendre l’or vert dans des volumes toujours supérieurs et à des prix plus compétitifs en supermarché, les oléiculteurs troquent leurs fermes traditionnelles contre des exploitations intensives. Avec les dégâts qui vont de pair : ces cultures d’oliviers engloutissent des litres et des litres d’eau, jusqu’à 30 m3 par hectare et par jour, dans des régions en proie aux pénuries. La production d’un litre d’huile nécessiterait ainsi jusqu’à 3 500 litres d’eau. « Les oliviers sont adaptés aux conditions sèches. Mais si on les arrose constamment, on peut doubler voire tripler la production », explique Sébastien Le Verge, technicien à l’Association française interprofessionnelle de l’olive (Afidol).
Conséquence : la désertification fait tache d’huile et menace sévèrement la biodiversité. Pour Guy Beaufoy, auteur d’un rapport pour le WWF datant de 2001 mais toujours d’actualité et consultant sur les politiques agricoles et environnementales en Europe, la « situation est catastrophique ». « En Espagne, où les pénuries d’eau sont un problème majeur, 80 % des réserves d’eau du pays sont attribuées à l’irrigation des cultures. Les producteurs épuisent des sources qui n’avaient pas été touchées depuis des milliers d’années pour quelques olives de plus. »
Au pas de charge
Les champs sont aussi massivement désherbés afin de s’assurer que la vilaine verdure n’ôte pas la précieuse eau de la bouche des oliviers et n’entrave pas une récolte qui sera effectuée au pas de charge, à coups de vibreurs de troncs. Erodés, stérilisés et pollués par les herbicides, pesticides… les sols souffrent.
Source: Terra eco
Publié le 3 juin
EOLIEN :
Pour parvenir à son objectif de 25 GW de parcs éoliens offshore pour 2030, l'Allemagne prépare une super-autoroute de l'électricité qui traversera le pays du nord au sud. Indispensable pour convoyer une électricité éolienne produite au nord du pays, en mer du Nord et en mer Baltique, vers les régions de plus forte consommation, qui se trouvent au sud.
L'annonce de cette "autobahn" électrique vient d'être faite par Anne Bräutigam, experte en énergie éolienne de l'agence allemande pour les investissements internationaux (Germany Trade & Invest), qui cherche à attirer les investisseurs étrangers sur les projets offshore allemands.
L'Allemagne, la Grande-Bretagne et la Chine, devraient être d'ici à 2017 les trois grands leaders de l'éolien offshore, selon une nouvelle étude de Pike Research.
Source : La Tribune
Publié le 2 juin
Interêts
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